‹ Flore médicale (volume 4)Chapitre 21 sur 63 · ALISIER · texte numérisé non relu

ALISIER

Grec nr xpæTaiyoc, æpta , Théophraste?

ALNT EFFIGIE , lanato folio major; Bauhin, TivaË , lib. rr, sect. 6.

CRATÆGUS, folio subrotundo, serrato, subtus incano; Tournefort, clas. 27, arbres rosacés.

FRE Afro! EN CRATÆGUS ARIA, folis ovatis, incisis, serratis, subtus tomentosis ; Linné, clas. 12, incosandrie digynie ; — Jussieu, las. 14, ord. 10, rosacées.

Italien) QT CRATEGO BIANCO.

Espagnol... ...... ALMEZ; ALMEZO.

TAGS EEE EEE ALISIER; ALIZIER ; ALISIER COMMUN ; ALISIER BLANC ; ALOUCHIER.

PATES. à. + ele BEAM-TREE ; LOTE-TREE ; WHITE LEAF-TREE.

Allemand. . ...... ELSBEÉRBAUM.

Hollandais... ..... rorussoom.

CET arbre, qu'on trouve dans les forêts, particulièrement dans celles des montagnes, et parmi les rochers, s'élève à la hauteur de vingt à trente pieds, et même davantage. Son bois est blanc, dur, recouvert d’une écorce grisâtre; ses jeunes rameaux sont légèrement

cotonneux , et ses bourgeons oblongs , pointus et rougeûtres. — Les feuilles sont alternes, pétiolées, ovales, inégalement dentées, vertes en dessus, et garnies en dessous d’un coton très-blanc. — Les

fleurs, qui s’épanouissent au mois de mai, sont blanches , et disposées en corymbe aux extrémités des rameaux. Chacune d'elles présente un calice monophylle, concave, ouvert, persistant, et dont le bord est partagé en cinq découpures pointues ; cinq pétales arrondis, concaves, et insérés sur le calice ; les étamines insérées pareillement sur le calice, et un peu plus longues que les pistils. — Le fruit est une baie globuleuse , ombiliquée, couronnée par le calice, mürissant en automne, offrant alors une rougeur éclatante , et contenant deux à quatre graines cartilagineuses et oblongues.

La blancheur et la dureté du bois d’alisier le rendent infiniment précieux dans les arts : on en fait des poutres, des chevrons, des essieux, des fuseaux dans les rouages des moulins; les tourneurs et les menuisiers le préfèrent pour la monture de leurs outils. C’est probablement à cette grande ténacité que l’alisier doit son nom gé-

4° Livrason, 3.

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