‹ Flore médicale (volume 4)Chapitre 25 sur 63 · X VIT · texte numérisé non relu

X VIT

ALLIAIRE.

GRECE NI MAMIE . œuopdrov'; Dioscorides ?

agrrartA; Bauhin, TivaË, lib. 5 , sect, 2.

HESPERIS ALLIUM REDOLENS; Lournefort, clas. 5, cruciformes. Lie. brolcue. Vrnoe ERYSIMUM ALLIARIA, fois cordatis; Linné, clas. 15, tétradynamie siliqueuse; Jussieu, clas. 13, ord. 3, crucifères. HESPERIS ALKIARIA ; Lamarck.

Talent rie, . «+ ALLIARIA.

Espagnal......'... ALIARIA.

Français, ... ..... ALTIAIRE.

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Hollandais. . ::.... r00K-KkRUID ; LO0K ZONDER 100K.

CETTE plante vivace, très-commune en Europe, croit dans les lieux couverts et humides, le long des haies, dans les prés, sur le bord des fossés.

La racine est blanchâtre, et a la forme d’un petit navet. — La tige, qui s’élève à la hauteur d'environ deux pieds , est tantôt simple, tantôt légèrement rameuse, cylindrique, un peu velue à sa partie inférieure , lisse à sa supérieure. — Les feuilles sont alternes , pétiolées, cordiformes , dentées , vertes et glabres des deux côtés : celles qui occupent le bas de la tige sont beaucoup plus obtuses, réniformes, crénelées , et portées sur de plus longs pétioles. — Les fleurs, qui s’'épanouissent au printemps, sont pelites, blanches, soutenues par de courts pédoncules, et disposées en grappe terminale. Le calice est formé de quatre folioles blanchâtres, linéaires, droites, conniventes, caduques. La corolle présente quatre pétales obtus, ouverts en croix. — Le fruit est une silique, longue d’un pouce et demi, grêle, quadrangulaire, bivalve, biloculaire, à loges polyspermes, et conservant à son sommet le stigmate.

Toutes les parties de l’alliaire, et plus spécialement les feuilles, ont l'odeur et le goût de l'ail. Cette odeur et ce goût, que la dessiccation affaiblit considérablement, sont tellement prononcés dans la

1 De oxcpod'oy Où oxcpd'ov, ail.

5e Livraison. T.

ALLIAIRE.

plante fraiche, qu'ils se communiquent au lait des vaches, des chèvres , dont l’alliaire excite l'appétit, et même, selon quelques observateurs, aux œufs des oiseaux.

Cette crucifère faisait autrefois partie de la nourriture du peuple, qui la mangeait en salade, ou écrasée sur le pain avec du beurre.

Si les anciens médecins ont fait un éloge trop fastueux de l’alliaire , les modernes l’ont beaucoup trop négligée. Elle partage bien certainement les propriétés anti-scorbutiques reconnues aux siliqueuses. Des observations multipliées, recueillies par Fabrice de Hilden, Camérarius, Chomel, Boerhaave, semblent démontrer que les feuilles contuses , ou le suc de l’alliaire, appliqués sur des ulcères sordides, gangréneux, carcinomateux, ont déterminé tantôt une suppuration louable, tantôt une amélioration très-sensible, et parfois une guérison complète.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La plante est réduite à la moitié de sa grandeur naturelle.) — x. Fleur entière grossie. — 2. Calice. — 3. Pistil et étamines. — 4. Fruit ou silique ouverte, de grandeur naturelle. — 5. Le même coupé horizontalement.

Zrapin P23

ANMPOMNSE

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