LA
prononcées dans les fleurs que dans les feuilles et dans la racine. Cette dernière , long-temps regardée comme inefficace, et condamnée ï ne . LL, 2 e à 2 . 9 à un injuste oubli, a été depuis célébrée avec une sorte d’enthousiasme. On a principalement exalté sa vertu antiseptique; Althof wa pas craint de lui donner la préférence sur l'écorce du Pérou , dans
" Si pour les fruits des plantes à fleurs composées dont le sommet s’allonge, comme dans ceux des laïtues, des pissenlits, des belminties, des chondrilles, etc., les botanistes eussent donné à cette partie un nom spécial, comme ils l’ont fait pour la prolongation des ovaires, à laquelle ils ont attaché celui de séyle , ils auraient évité la distinction vicieuse d’aigrette sessile et d’aigrette pédiculée, di--
stinction qui donne une idée tout-à-fait fausse de cet organe, puisque laigrette est toujours immédiatement assise sur le sommet du fruit. (T.)
ARNIQUE.
les maladies putrides , et lillustre Stoll n'hésite point à lui accorder le titre de guinquina des pauvres, de spécifique de la dysenterie , titres qu’elle est loin d’avoir complètement justifiés. On la donne pulvérisée à la dose de six gros par jour; les diarrhées colliquatives exigent que cette dose soit portée à une once , et même à une once et demie. On peut aussi l’administrer, sous forme d’infusion aqueuse ou vineuse, l’incorporer dans un électuaire, dans un sirop.
De tous les animaux qui habitent les montagnes où croît l’arnica , les chèvres seules la recherchent et s'en nourrissent. Les paysans de quelques dépariemens de la France, surtout de celui des Vosges, ceux de diverses provinces de la Suède, ttels que les Smalandais, font dessécher les fleurs et les feuilles, dont ils se servent en guise de tabac. Outre cet usage économique, les feuilles d’arnica infusées dans l’eau ou dans le vin, partagent les propriétés médicinales de la racine. Appliquées en cataplasmes sur des tumeurs douloureuses, elles en ont puissamment favorisé la résolution, sil faut en croire Scopohi. Toutefois, ce sont les fleurs qui ont été spécialement préconisées avec une exagération ridicule.
Les fièvres muqueuses, adynamiques, putrides, pétéchiales, veulent être combattues par des stimulans, des excitans, propres à rendre aux fibres l'énergie, le ton qu’elles ont perdus. Fréquemment on a vu l’arnique remplir cette indication , et je puis joindre ici les résultats de mon expérience à ceux obtenus par Stoll, Collin, Kausch, Crichton , Gilibert. Je ne proclamerai point avec la même confiance les succès de l’arnica dans le traitement des fièvres intermittentes, parce que les tentatives dé Donald Monro, de Bergius, de Wauters, ont été, comme les miennes, trop souvent infructueuses. J’ajouterai moins de confiance encore à la vertu antiphlosistique de cette plante, et je ne la prescrirai point avec Müller, Buechner et Lamarche, dans la péripneumonie, la néphrite, le rhumatisme et la goutte.
Si l'extrême anomalie, qui caractérise la plupart des névroses , est un sujet inépuisable d’étonnement et de méditation , elle devient en quelque sorte un instrument d'erreur pour le praticien vulgaire. Certaines affections nerveuses disparaissent quelquefois tout à coup, à l’instant même où elles inspiraient des craintes graves. Cette disparition peut coincider avec lemploi d'un médicament auquel on
ARNIQUE.
attribue le mérite de la guérison. Je n'hésite point à rapporter ici les observations accumulées par Junker, Eschenbach, Collin, sur les hémiplégies , les apoplexies , les épilepsies, les amauroses, que l’arnique a, suivant eux, merveilleusement dissipées. Ce serait, dit M. Biett, se bercer d’une vaine espérance que de compter sur ce seul moyen dans les diverses espèces de paralysies ; il ne peut être avantageux que comme auxiliaire de remèdes plus héroïques.
Les propriétés de l’arnica, beaucoup trop exaltées, ont valu à cette plante le nom de panacea lapsorum, qui lui a d’abord été imposé par Fehr, celui de fallkraut et valkruid, que lui donnent les Allemands et les Hollandais.
Les effets de l’arnica se manifestent pour l'ordinaire assez rapidement par des démangeaisons à la peau, des nausées, des anxiétés, des étourdissemens, quelquefois même par des tremblemens , des secousses analogues aux commotions électriques. Loin d’apercevoir dans ces effets des symptômes alarmans, Collin se plaît à les envisager comme les avant-coureurs d’une guérison prochaine. Si pourtant ils se développaient avec trop d'énergie, il conviendrait de les calmer à l’aide de boissons acidulées.
Stoll prescrivait la décoction de fleurs d’arnique; l’infusion théiforme.est préférable : on verse une livre d’eau bouillante sur deux gros de ces fleurs ; on peut aussi les administrer en poudre, ou bien en préparer un extrait, qui se donne à la dose d’un gros.
LAMARGHE (G.-a. de), De arnicæ veræ usu, Diss. inaug. præs., M. Alberti; in-40. Hale,
1719. — Id. 1944.
MEISNER (z.-r.), Panacea lapsorum , seu arnica, Diss. in. resp. Andreides;in-4°. Pragæ , 1736. guEcaneR ( andré-Élie ); De genuinis principiis et effectibus arnicæ , Diss. inaug. resp. Horn-
schuh; in-4°. Erfordiæ, 741. — Id., in-4°. Lipsiæ, 1749. cozzin (menri-voseph), Florum arnicæ vires, etc.; in-8°. Viennæ Austriæ, 1773.— Arnicæ
in febribus et aliis morb. putridis vires, sive Observat., etc. ; in-8°. Viennæ Austriæ , 1775. scauETT (rierre-andré) , De viribus arnicæ , Diss., in-40. Gottingæ, 1774.
DOELLINGER (30seph-rgnace), Dissertatio inauguralis sistens fasciculum observationum circa
arnicam , etc., resp. J. F, C. Mueller ; in-4°. Bambergæ, 15 april. 1776. eRteD (rgnace), De viribus et usu arnicæ, Diss. ; in-8°. Viennæ Austriæ, 1780. scrkmozz (adam-michel), De arnicæ virtute propria atque specifica, Diss. inaug. resp. Aug.
Ferd. Witke ; in-4°. Lipsiæ, 1785. 6 BucROLZ (3.-H.-s.), Versuche ueber d. antisept. Kræfte d. Wolverley,ete.; in-4°. Erford , 1785.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est de grandeur naturelle.) — x. Écaille détachée de la rangée extérieure du calice commun. — 2. Fleuron hermaphrodite du centre. —— 3. Demi-fleuron de la circonférence, ligulé, tridenté, femelle. — 4. Trois soies détachées d’une aigrette, grandies , afin de faire voir qu’elles sont plumeuses.
SE VE ue
ut À
So
Lurpér 72) ZLarnber € T'ewruto
ARRIETE-B ŒUT.
all.
ARRÊÈTE-BOŒUF.
GREC EE o + «+ + OVŒVIS; æYyœVic.
ANONIS, SIVE RESFA BOVIS; Bauhin , Il44£, lib. ro, sect. 6 ; -—- Tournefort, clas. 10, papilionacées.
OT NES ONONIS ARVENSIS , oribus racemosis, subsessilibus, foliis ternatis, superioribus solitariis , ramis subvillosis ; Linné , clas. 17, diadelphie décandrie ; — Jussieu, clas. 14, ord. tr, légumineuses.
Ziani. . ONONITE ; ANONIDE; BULINACA; BULIMACA ; BONA. Espagnol. . . . .... DETIENEBUEY; GATUNA.
Français... .... + + ARRÊTE-BOEUF ; BUGRANE; BUGRANDE ; BUGRAVE. PAU PORN E REST-HARROW; CAMMOCK ; PETTY-WHIN. Allemand. . ...... BAUHECHEL; OCHSENBRECH; STALLKRAUT. Hollandais. . ..... PRANGWORTEL ; STALKRUID,
CETTE plante vivace, très-commune dans les champs incultes, dans les terrains sablonneux, sur les bords des chemins, fleurit aux mois de juin et de juillet.
La racine, brune en dehors, blanchäâtre en dedans, est grosse tantôt comme un tuyau de plume, tantôt comme le doigt, longue d’un pied, quelquefois même davantage, elle rampe sous le sol en diverses directions, et par son extrême ténacité retarde la marche de la charrue ; c’est de là que lui vient le nom d’arréte-bœuf. — Les tiges sont dures, très-rameuses, rougeûtres , velues ou pubescentes, ordinairement penchées , et même couchées ou étalées sur la terre; internes dans leur jeunesse, elles acquièrent en vieillissant des épines longues et fortes, remarquables surtout à l'extrémité des rameaux ?. — [Les feuilles inférieures sont ternées, composées de folio-
Luctantes plaustro tauros cunctatus ononts.