‹ Flore médicaleChapitre 22 sur 82 · COLCHIQUE · texte numérisé non relu

COLCHIQUE

. \ x à # Mais on possède une foule de moyens beaucoup plus doux contre #

. L] . e . . ’ , , ces insectes : et l'on sait avec quelle circonspection il faut procéder à la suppression des hémorrhoïdes.

Les propriétés vénéneuses du colchique ont long-temps détourné

les médecins de son emploi à l’intérieur; cependant Zach, Krapf, Plenck , Marges, Planchon, Dumonceau , Ehrman, Juncker et autres modernes en ont fait un utile emploi daus l'asthme humide, dans la leucophlegmatie, l’hydrothorax, l’ascite et autres espèces d’hydropisies. Stoerck a reconnu qu’elle augmente singulièrement la sécrétion des urines, et c’est sous ce dernier rapport qu'on y a le plus ordinairement recours, quoique rien ne prouve sa supériorité sur beaucoup d’autres diurétiques moins dangereux. Tout récemment, M. Want a préparé une teinture de colchique qu'il regarde comme un puissant auti-arthritique. En attendant que les observations cliniques aient constaté cette dernière propriété, on ne doit employer le colchique qu'à très-petite dose et avec beaucoup de prudence. |

En substance on pourrait le donner, par exemple, cinq à douze décigrammes (d’un à six grains) par jour, en commencant par la plus petite dose, qu'on augmenterait ensuite successivement. Mais comme celte poudre se détériore avec le temps, et agit avec trop de violence lorsqu'elle est fraiche, on a plus souvent recours au vénaigre colchique, que lon prépare en faisant macérer trente-deux orammes (une once) de bulbe récente dans un demi-kilogramme (une livre) de bon vinaigre. En ajoutant à ce vinaigre un kilogramme ( deux livres) de miel, et en agitant le mélange à un feu doux, on obtient l’oxymel colchique, dont la dose est de trente-deux à cent vingt grammes (une à quatre onces ) par jour , soit dans un julep, soit dans une boisson appropriée.

La bulbe de colchique, comme les racines de bryone et de manioc, contient une grande quantité de fécule amilacée , qui, séparée par des lavages réitérés du principe âcre et vireux auquel elle est unie, peut être employée avec avantage comme aliment, et servir à tous les usages économiques auxquels on emploie la fécule de pomme de terre.

‘EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est réduite à la moitié de sa grandeur

naturelle.) — 1. État dans lequel cette plante parait dans les prés vers la fin de l'automne. — 2. La méme plante en fruit, telle qu’elle se montre au printemps suivant. — 3. Capsule ouverte naturellement. — 4. Pistil composé d’un ovaire trigone , surmonté de trois longs styles filiformes., — 5. Fruit ou capsule coupé horizontalement. — 6. Graine isolée.

Turpin LP

COLOOUINTE

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