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# DENTELAIRE.
- / LEPIDUM DENTELLARIA DICTUM; Bauhin, TivaË , lib. 3, sect. 1. |ruuraco QUORUMDAM ; Tournefort, clas. 2, infondibuliformes. Latin........... PLUMBAGO EUROPÆA, foliis amplexicaulibus, lanceolatis, scabris ; | Linné, clas. 5, pentandrie monogynie; — Jussieu, clas, 7, ord. 4, dentelaires.
Ttälién. MS. . .». CREPANELLA ; PIOMBAGGINE; TRIPOLIO. Espagnol. : ... .... VELESA.
Français... ...... DENTELAIRE ! ; MALHERBE.
PRES US. LEAD-WORT, Allemand. ....... BLEIWURZ.
Hollandais. ...... LOOD-KRUID.
LA dentelaire, ainsi nommée à cause de la propriété que les anciens lui supposaient d’apaiser les douleurs de dents, ne croît en France que dans nos départemens méridionaux. Quelques auteurs la rapportent au molybdena de Pline (liv. xxv, chap. 13). Cette plante plait par l’élégance de ses fleurs, semblables par leur forme extérieure à celles du jasmin, mais d'une couleur bleuâtre ou purpurine, ramassées en bouquets au sommet des tiges et des rameaux.
Ce genre forme presque seul, avec les statices, la famille des plom- - baginées. Il se distingue par un calice tubulé, à cinq dents; par une corolle en forme d’entonnoir, divisée en cinq lobes, jusqu’à la base; cinq étamines placées entre l'ovaire et le bourrelet glanduleux de sa base; les filamens filiformes, d’après l'observation de M. Turpin; un style surmonté de cinq stigmates ; une capsule à cinq valves. L'espèce dont il est ici question offre une racine droite, allongée, épaisse , pivotante, à peine rameuse, blanche et garnie de quelques fibres. — Ses tiges sont glabres, droites, cylindriques, cannelées, €
: Le savant Sprengel pense que notre dentelaire est le rptmouoy de Dioscorides. Accoutumé à recourir constamment aux sources, j'ai lu et relu très-attentivement l’article court et imparfait consacré par le naturaliste grec à la description du rpuromo (B162. d'xeg. ps), et je n’y ai rien trouvé qui confirmât l'opinion du célèbre professeur allemand.
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rameuses , longues de deux pieds ; les rameaux étalés. — Les feuilles simples, alternes, amplexicaules, glabres , d’un vert plombé, entières ou médiocrement denticulées, légèrement bordées de poils très-courts, glanduleux , deux oreillettes à leur base; les inférieures ovales, trèsobtuses , rétrécies à leur base, presque spatulées , longues de deux pouces ; les supérieures plus étroites, lancéolées, aiguës; celles des rameaux plus petites, presque linéaires. — Les fleurs sont sessiles , réunies en bouquets terminaux : le calice allongé, chargé de tubercules glanduleux et visqueux; la corolle a cinq pétales réunis en tube à leurs onglets, une fois plus longs que le calice; les étamines plus courtes que la corolle : le style pubescent à sa base; les stigmates velus, glanduleux.
Le fruit est une capsule supérieure , ovale, aiguë, renfermée dans le calice, contenant une semence suspendue par un cordon filiforme.
L'âcreté brülante dont toutes les parties de cette plante sont douées , l’irritation violente que sa racine en particulier détermine sur la peau , sont l'indice certain de vertus médicinales très-énergiques. Cependant sa causticité dangereuse a empêché jusqu’à ce jour les praticiens de l’administrer intérieurement, et doit peut-être la faire reléguer parmi les plantes caustiques, jusqu’à ce que de nouvelles observations aient suffisamment éclairé sur sa manière d'agir. La nature deses principes constituans n’a pas encore été dévoilée par les chimistes.
Le judicieux Peyrilhe croit la dentelaire purgative ; elle paraît également jouir de qualités vomitives lorsqu'on la donne à petite dose ;" et si l’expérience confirme à ce sujet les faits annoncés par Wedel , on pourra peut-être la placer un jour au rang des succédanées de lipécacuanha.
D’après Bauhin , illustre Linné accorde à la racine de dentelaire une grande efficacité contre l’odontalgie. Schreiber et Sauvages Delacroix prétendent que l'huile dans laquelle on a fait infuser cette plante a eu de grands succès contre d’anciens ulcères, et a même guéri de véritables cancers. Toutefois, pour peu que l’on soit fami-
lier avec la marche de cette redoutable maladie, il est permis de”
douter de ce dernier résuliat, ou de croire, au moins, qu'il a besoin d’être confirmé par de nouvelles expériences. Il en est de même des propriétés attribuées à la dentelaire contre la dysenterie et les coliques des enfans.
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Sa racine äcre et caustique a été long-temps employée en Provence pour la guérison de la teigne et dela gale; mais Garidel à vu résulter de graves accidens de ce traitement empirique , et Sauvages parle d’une jeune fille qui fut en quelque sorte écorchée vivé pour en avoir fait usage. La méthode proposée en 1779 par Sumeire, obwvie à tous ces inconvéniens, en diminuant l’âcreté extrême de la dentelaire. Cette méthode consiste à triturer dans un mortier de marbre deux ou trois poignées de racine de cette plante, sur lesquelles on verse au moins un demi -kilogramme (une livre) d’huile bouillante. Après avoir broyé le tout pendant quelques minutes, passé à travers un linge et exprimé fortement le résidu, on place une petite partie de ce résidu dans un nouet de linge fin , que l’on trempe ensuite dans de l'huile tiède pour en faire des onctions sur la peau. Trois ou quatre de ces onctions suffisent en général pour la guérison de la gale simple. Les bons effets de ce traitement antipsorique , constatés dans le temps par les commissaires de la société royale de Médecine de Paris, MM. Hallé , Jeanroy, Jussieu et Lallouete, ont prouvé qu'il guérit Cie eat la gale et d’une manière plus prompte et plus sûre que la plupart des autres moyens les plus renommés contre cette affection, et sans qu'on ait à craindre la répercussion ni la récidive.
Presque toutes les parties de la dentelaire peuvent être employées à l'extérieur en guise de vésicatoires. Comme topique, cette plante a été quelquefois utile dans le traitement des ulcères atoniques. On s'en sert avantageusement pour réprimer les chairs fongueuses et activer le travail de la cicatrisation dans les plaies anciennes, pâles et blafardes.
Suivant Peyrilhe, cette plante peut être administrée intérieurement; en substance, de quinze à cinquante centigrammes (trois à dix grains), et en infusion, à dose double. Elle entre dans la composition de plusieurs topiques que les dentistes emploient contre les maux de dents, et les pédicures, pour la guérison des cors et des durillons. On a remarqué que ses feuilles noircissent le papier des herbiers où on les dessèche.
Plusieurs espèces du genre plumbago offrent la même âcreté et la même causticité que celle dont nous nous occupons : tels sont le plumbago scandens , herbe au diable, dont on fait des onguens cathérétiques; le Dintias africana , FE la racine aromatique
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sucrée et très-âcre est en usage parmi les Nègres, pour provoquer le vomissement, exciter la sécrétion des urines, et remédier à la morsure des animaux venimeux; les plumbago zeylarica et rosea ; qui, au rapport de M. Decandolle, sont employés dans l'Inde. comme vésicatoires.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est de grandeur naturelle.) — x: Feuille caulinaire inférieure , au trait. — 2. Corolle ouverte dans laquelle on a figuré les cinq étamines , afin de mettre leurs dimensions relatives en rapport. — 3. Calice. — 4. Pistil et étamines. À la base de l'ovaire on remarque un bourvelet glanduleux, cinq-lobé — 5. Portion de calice dans laquelle on a représenté un fruit couronné par la corolle marcescente, —6, Racine réduite au quart de sa grandeur naturelle.
Observ. On est étonné de voir que Ventenat , dans son Tableau du règne végétal, refuse une corolle à la dentelaire, en préférant de lui accorder un calice double. Les raisons qui l'ont déterminé à ne pas suivre ses prédécesseurs, me paraissent très-insuffisantes , puisque la marcescence d’une corolle ne dépend que de sa conformation, qui, comme dans les dentelaires , les bruyéres, les campanules, etc. , étant plus ou moins rentrante vers le milieu du tube, et plus ou moins rétrécie ou étranglée à la base, ne peut se dégager de l’ovaire sur lequel elle se flewrit et se dessèche.
Tous les auteurs ont mal observé l’ovaire et les étamines de la dentelaire. Le plus grand nombre, d’accord entre eux (comme s’ils s’étaient copiés ), disent que les filamens sont élargis à leur base. Lamarck, seulement, au lieu de les élargir , les insère sur des écailles qui, dit-il, cachent l'ovaire. Il est le plus près de la vérité.
L'ovaire de la dentelaire, comme un grand nombre d’autres , est entouré , seulement à sa base, d'un bourrelet glanduleux , cinq-lobé. Les cinq étamines ont leurs filamens filiformes dans toute leur longueur, et s’insèrent entre l'ovaire et le bourrelet, vis-à-vis le sinus que forme la réunion de deux lobes. ( |
TurpinP. Lambertre seulv | ps
DICTAME
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Le DICTAME.
Grec. . ......... duxtauvos, Dioscorides; d'xrauvyoe xpærimoc, Hippocrate.
ORIGANUM CRETICUM ; Bauhin, IluvaË, lib. 6, sect. 4. ORIGANUM CRETICUM, LATIFOLIUM , TOMENTOSUM ; Tournefort, clas. 4,
RL à: ÆÉ mt ORIGANUM DICTAMNUS, foliis inferioribus tomentosis, spicis inutantibus ;
Linné, clas. 74, didynamie gymnospermie ; — Jussieu, clas, 8, ord. 6, labiées.
. DITTAMO ; DITTAMO CRETICO.
Espagnol... ...... DICTAMO ; DICTAMO CRETICO.