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* # ELLEBORE BLANC = L2 $ LCR PRE . EAeBGpoc Aeunoc.
HELLEBORUS ALBUS FLORE SUBVIRIDI; Bauhin, IlsvæË , lib. 5 , sect. 4. RTL I. VERATRUM FLORE SUBVIRIDI ; Tournefort, clas. 6, rosacées. VERATRUM ALBUM, r'acemo supradecomposito, corollis erectis ; Linné, clas. 23 , polygamie monœcie. Jussieu , clas. 3, ord. 3, Jones. a . ELLEBORO BIANCO. | Espagnol. ..... ELEBORO BLANCO; VEDEGAMBRE BLANCO. Frances... .. ELLÉBORE BLANC; HELLÉBORE BLANC; VARAIRE. eEs 0... . =. = WHITE HELLEBORE, Allemand... ..... WEISSE NIESWURZ.
Hollandais. ...,.. WIT NIESKRUID.
QUELQUES auteurs ont cru reconnaître dans cette plante l’e/lébore blanc de Théophraste et des anciens; mais ce que ces derniers en ont dit est insuffisant pour donner à cette opinion aucun degré de probabilité : cette plante, d’ailleurs, ne ressemble en rien à l’ellébore, ni dans sa forme, ni dans les caractères de ses fleurs : elle ne s’y rapporte que par les propriétés qui lui ontété attribuées par les anciens médecins , qui l’ont désignée sous un nom si peu convenable. Elle croît dans Îles pâturages des montagnes de nos départemens méridionaux , dans le Dauphiné, la Savoie, le Piémont, etc.; elle offre pour caractère essentiel : une corolle à six divisions égales, point de calice , six étamines, trois ovaires distincts qui avortent dans plusieurs fleurs , terminés par des styles très-courts; trois capsules bivalves, à plusieurs semences membraneuses. — Ses racines sont épaisses, un peu charnues, composées d’un grand nombre de fibres blanches , réunies en touffes. — Ses tiges sont droites, simples, cylindriques , hautes de trois à quatre pieds. — Les feuilles sent alternes, fort grandes, ovales-lancéolées, glabres, aiguës, munies de nervures nombreuses et parallèles ; rétrécies à leur base en une saine allongée qui embrasse la tige. — Les fleurs sont disposées en une ample panicule terminale, accompagnées de bractées membraneuses , lancéolées; d’autres plus petites, un peu concaves à ia
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| ELLÉBORE BLANC. NS D de chaque pedicelle. — La corolle est d’un blanc verdä ré |
à six découpures profondes , ovales, médiocrement étalées : les é mines un peu PI longues que la HrbfE — Le fruit consiste en trois capsules droites, allongées, un peu acuminées , légèrement com. <" primées, s’ouvrant à leur bord intérieur presque en deux qu à du tenant un grand nombre de semences presque imbriquées, me braneuses, attachées par un court pédicelle le long de la sut
intérieure. + NE La racine de l’ellébore blanc se présente dans les officinés en fragmens épais, de la longueur d'un pouce, rugueux, irréguliers et. de consistance ligneuse; la couleur cendrée à l'extérieur, b châtre intérieurement, est grisâtre au centre. Elle est inodore dans. l’état sec, et dans l’état frais elle exhale une odeur nauséeuse. Sa saveur amère, très-âcre, agit spécialement sur les lèvres. Lorsqu'on ‘ la mâche, elle excite la salivation et détermine une impression brû= lante qui reste long-temps dans l’arrière-bouche. De même que la racine de l’ellébore noir, elle renferme une matière extractive solublew dans l’eau , une matière résineuse qui se dissout dans l'alcool, nu un principe MS non déterminé. ME: # A l'exemple de presque toutes les colchicacées, les différentes parties de cette plante sont doueés de propriétés médicinales très-énergiques : elles sont même vénéneuses pour la plupart des animaux. à Ses semences tuent les poules et la plupart des oiseaux de basse-cour ; ses feuilles sont funestes aux oies; les jeunes pousses que les Pa "4 | peaux broutent quelquefois au printemps dans les pâturages, font F périr les brebis et purgent violemment les chevaux, quoiqu'elles ne soient point nuisibles aux mulets. La racine, dont nous devons nous occuper spécialement comme la seule partie employée en médecme, ; la racine, dis-je, est tellement vireuse qu’elle a empoisonné les chiens, | les chats et les lapins sur les plaies desquels on en avait M l'extrait. Mathiole rapporte que la plupart des animaux meuren ; + des moindres blessures faites avec des instrumens Hprésné du. sücm a de cette racine; les anciens Espagnols paraissent même s'en être”
ne servis pour empoisonner les flèches destinées à la chasse des Ttese # sauvages. Un grand nombre de faits observés par Conrad Gessner, Bergius, Etmuller, Benivenius, attestent les effets délétères de la ra-
cine de l'ellébore blanc dans l'espèce humaine. Des vomissemens,
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