ELLÉBORE BLANC
&: vertiges, des défaillances , Ê tremblement, l’aphonie, le hocquet ,
» É “la suspension dela respiration , la distorsion des yeux, des convul-
:sions, une sorte de strangulation, sont les phénomènes les plus Or-
» dinaires de l’'empoisonnement qu’elle produit. Dans beaucoup de cas
elle a donné la mort, en laissant des traces d’inflammation et même des points gangréneux sur l'estomac et les intestins, et les poumons sorgés d’une grande quantité de sang noir. L'âcreté de cette racine vireuse est telle, que, pour avoir simplement goûté de son infusion aqueuse, Bergius éprouva une impression brülante au cardia et une oppression de poitrine qui, ayant disparu par l’ingestion d’une cuilleréede vinaigre, furent suivies de douleurs lancinantes au bas- ventre.
Malgré l'extrême énergie et l’action redoutable de cette racine, plusieurs faits observés par les anciens et confirmés par les modernes, attestent qu'administrée à propos dans des conditions convenables et à petite dose, elle a, comme tous les poisons, produit quelquefois de bons effets. On lui reconnait aussi des propriétés vomitive, -drastique, diurétique, anthelmintique , sternutatoire, apéritive, trèsmanifestes : toutefois, à cause des accidens qu'elle peut produire, on y à rarement recours , surtout depuis que les progrès de l’histoire vaturelle et de la chimie ont fait connaître aux médecins des substances susceptibles d'opérer les mêmes médications sans exposer les malades aux mêmes dangers. |
. Les anciens n'ignoraient pas que ie racine d'ellébore blanc agit tantôt comme évacuant, tantôt comme stimulant, et M actois comme caustique. Ils connaissaient les accidens, soit nerveux, soit
inflammatoires, qu’elle est susceptible de produire. Aussi ils ne l'em-
ployaient que dans les maladies chroniques les plus rebelles. Ils en proserivaient l’usage chez les sujets faibles , chez les phthisiques , chez les énfäns, les femmes et les vieillards. Ils ne l’administraient qu’à des individus robustes et après y avoir disposé les malades par un ré- “gime approprié et par des médications préliminaires; ils choisissaient un temps favorable pour son administration , et modifiaient diversement l’action de ce médicament héroïque par le concours des moyens » variés et puissans de l’elléborisme. À l'exemple des anciens, les médecins modernes ont fait servir l’action purgative de l’ellébore blanc au traitement des vésanies et de plusieurs autres névroses. Etmuller, Mayerne, Heurnius , Lorry en ont fait usage dans la démonomanie,
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4 | ré es 5 F | DS "à du ELLÉBORE BLANC | 0 Mélancolie et la manie: On l’a également employé con e l'é : M \L 0 sie, etmême, en Angleterre, contre la rage. Ce médicamient avoir été quelquefois utile contre les névroses, d’autres fois il nà a été d'aucun avantage, et, dans certains cas, il en est résulté des ” inflammations, soit générales, soit locales, qui ont obligé d’en
L 7 pendre l’emploi ou d’y renoncer. Les évacuations véhémentes de la gué=
racine de cet ellébore produit , ont favorisé dans quelque cas la rison de l’hydropisie ; mais, ainsi que l’observe Murray d’après Gme-
É k. dr: | piques. En Russie, elle a été administrée contre les vers lombricoïdes p et les ténias. L’illustre Conrad Gessner donne les plus grands éloges
à son action altérante et apéritive; il lui attribue la propriété defa-
lin, la violence de son action a donné la mort à plusi
ciliter l’exercice de toutes les fonctions, et d'activer jusqu'aux opérations de l’esprit : mais il ne l'employait qu'à très-petite dose; eb, sous ce rapport, elle a pu être utile dans quelques dartres rebelles, dans la teigne, la lèpre et l’éléphantiasis. On l'a également vantée dans la vérole constitutionnelle. A l'extérieur, les Américains em“ ploient avec succès sa décoction en lotions pour guérir la gale. ete ea tout temps on en a fait des applications contre les poux. * RE.
En substance , cette racine peut être administrée de deux à‘trois décigrammes (quatre à six grains ). En décoction, on ne doit pas lemployer à plus de six décigrammes (douze grains ) pour une dose; mais . ++ on peut ensuite en augmenter successivement la quantité avec pru- ” dence. On en prépare le miel et l’oxymel d’ellébore. Elle est l&base , de la teinture elléborée de la Pharmacopée de Londres, et entre dans la composition des pilules polychrestes de Starckeÿ, et de l’onguent +
antiphtiriaque. " + + L nue , fl * e L casTELTAi (pierre), Æpistola ad Joannem Manelphum et Ætium Cletum condiscip, los suos, L in quä agitur nomine hellebori simpliciter prolato , tm apud Hippocratem, tum alios au- A ctores intelligendum album , et ab hoc purgatas à Melampode Præti regis Argivorum fard tes Jfilias , atque ab Anticyreo sanatum Herculem insanientem ; in-4°. Romæ ,.1622 ; Ibid. à « | 1628. | " M" — Epistola secunda de helleboro , in quà ‘confirmantur ea quæ in priore allata fuerunt ; in-4°,
‘ à Rome, 1622; Ibid., 1628. ” ” : - ke . LA é ; à | » de Fe « ‘à 4 ï . EXPLICATION DE LA PLANCHE. ( La plante est de grandeur ue ne ” À a +4 5 ite à moitié. — 2. Flu entière. — 3. Pistil. — 4. Fruit de grandeu ® naturelle, — + ty + 4 0 f | *.« * 5..Grainejsolée. k D à "2 hu Fi + , |
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