GLOBULAIRE
THYMELÆA; folis acutis, capilulo succisis, Bauhin, uyaE, l; lib, 12 ,:sect. 1.
GLOBULARIA FRUTICOSA; myrii folio tridentato. Tourne ain... ..... fort, clas, 12, sect, 5, gen. 3.
SLOBULARIA ALYPUM; caule fruticoso , foliis lanceolatis tridentatis integrisque. Linné, tétrandrie monogynie.
Jussieu, clas. 8, ord. 1, Jamille des lysimachies. “ Francais. ..., GLoBULAIRE TürstTH.
-Lialien....... cLoBurarra.
“Espagnol .... Cu3ARDA; coRONILZA DE FRAYLE.
Allemand. ... DREYZARANIGE KUGELBLUME.
- Anglais... ... TIREE-TOOTH-LEAVED GLOBULARIA. “ Hollandais ... TRiETANDIC KoGELKR UD.
«. Des feuilles dures, d’un vert gai, assez semblables à celles “du petit myrte; des rameaux nombreux surmontés d’une ; etite tête de fleurs bleues, approchant de celles des sca- Re , font reconnaitre cet clégant ar “lieux pierreux de nos départemens } retrouvé sur les côtes de Barbarie.
. Les globulaires sont caractérisées par des fleurs réunies . en une tête entourie d’un calice où involucre à plusieurs folioles. Le calice partiel est tubulé , persistant, à cinq découpures ; la corolle monopétale , à cinq divisions inégales, placées sous l'ovaire ; quatre étamines attachées à la base de la “corolle, alternant avec ses divisions ; l'ovaire supérieur; un 3 tyle, un stigmate, une semence nue , renfermée dans le ca- “lice ; le réceptacle garni de paillettes, … Ses racines sont dures, épaisses, noirâtres; elles produisent “une tige droite, haute de deux pieds, brune ou rougeâtre, “chargée d'un grand nombre de rameaux glabres, menus, “anguleux, … Les feuilles sont petites, alternes, ovales, presque spatu- Jées, fermes, entières, un peu glauques, mucronces à leur “sommel, quelquefois tridentées.
* Les fleurs sont bleuâtres, et forment, rameaux, de petites têtes globuieuses, sessiles , Solitaires. - Le calice commun est hémisphérique, composé de folioles ovales, imbriquées , ciliées à leurs bords ; Les calices partiels “ouverts de poils blancs, » Il ne faut pas confondre cette espèce avec la globulaire 49". Livraison, LE
buste qui croît aux méridionaux, et que j'ai
es
à l'extrémité des
vulgaire, plus commune en France, que j'ai recueillie aux environs de Soissons, qui est herbacée, à feuilles lancéolées, entières ; les radicales étalées sur la terre, pétiolées, ovales, spatulées : les fleurs terminales’, en tête. (85)
L’extrêéme amertume de cet arbrisseau lui suppose nécessairement des propriétés médicales très-actives ; mais on n’a point encore appliqué l'analyse chimique à l'examen de ses principes constiluans.
Son usage médical parfait avoir été inconnu aux anciens. La plupart des auteurs modernes de matiere médicale , ven parlent pas. lou tefois les titres d'herbe terrible, herba terribilis, frutex terribilis, que lui donnent Lobel, J. Baubin, et qu’elle porta longtemps aux environs de Montpellier, prouvent qu’elle a été considérée comme un purgatif trèsviolent. Cette erreur, qui a régné pendant le moyen âge ,.et qui n’est pas encore entièrement détruite , tient, ainsi que Ja très-bien démontré M. Mérat, à ce qu'on a confondu cette globulaire avec l’'alypum de Dioscoride, qui est en effet un purgatit très-énergique;, et dont on lui a ainsi, d’une manière conséquente mais très-faussement, attribué toutes les qualités dangereuses. Cependant Clusius, Garidel et le docteur Ramel avaient annoncé que les habitans du Portugal, etles paysans du Languedoc et de la Provence, faisaient usage dé cette plante, comme purgative , sans aucun danger : ils avaient vu que des charlatans, et même quelques médecins instruits l’administraient à des malades , sans qu'il en résultât d’autres effets qu’une purgation ordinaire. Mais ces faits peu connus, quoique irès-propres à rassurer sur les prétendues qualités dangereuses de la globalaire , r’avaient point encore rectifié l'opinion répandue sur cette plante, lorsque M. Loiseleur Deslongchamps, dont Les recherches, sur Les propriétés médicales des plantes indigènes, sont dignes , de servir de modèle à tous ceux quisont jaloux des progrès réels de la matière médicale, est venu fixer Les idées sur les véritables propriétés de cette plante. Cet observateur jadicieux a administré les feuilles de globulaire à des sujets de sexes et
’âges divers, et dans des maladies irès-différentes les unes des autres. Ila reconnu, qu’à la dose de trois à six gros, en décoction dans une, deux ou trois tasses d’eau, édulcorée avec une once de sucre ou de miel, elles produisaient ordi nairement cinq à six selles, et jamais plus de huit à dix. Ce purgatif a toujours opéré avec douceur, sans aucune espèce de superpurgation , sans produire ni chaleur, ni nausées, ni malaise, Sur vingt-quatre malades qui en ont fait usage, deux seuls ont éprouvé de légères coliques. En comparant,
chez les mêmes individus, les effets du séné à ceux de la globulaire, M. Deslongchamps a constaté que tous les avantages sont en fayeur de cette dernière; que sa décoction est même. exempte de la saveur dégoûtantie de celle da séné, et que les évacuations qu’elle occasione sont en général plus égales -que celles produites par ce dernier purgatif. De sorte que, grâces aux expériences de cet habile praticien , la matière médicale s’est enrichie d’un purgatif indigène, qui, loin d’être un drastique féroce ou dangereux, doit être assimilé ; suivant la remarque de M. Mérat, aux cathartiques les plus doux.
Si l’on en croit le docteur Ramel, la globulaire serait en outre trés-efficace contre l’hydropisie et contre les fièvres intermittentes. Mais les propriétés fébrifuge et hydragogue de cette plante sont loin d’avoir été constatées avec autant d’exactitude que ses qualités purgatives : si elle les possède réellement, ce que des expériences cliniques bien faites, peuvent seules déterminer , il est permis de croire, avec M. Mérat, que son action contre les fièvres d'accès, réside dans son principe amer, et qu’elle n’agit utilement contre les hydropisies essentielles, que par ses effets purgatifs.
M. Deslongchamps a administré les feuilles sèches de cette plante de huit à seize grammes (deux à quatre gros) en décoction aqueuse, et de vingt-six à cinquante-deux décigrammes (deux à quatre scrupules) , en extrail; mais il faut, dans le premier cas, que l’ébullition soit continuée environ dix minutes, afin que l’eau puisse s'emparer de toutes leurs parties actives. En général , soit qu’on les administre seules, Soit qu’on les associe à d’autres purgatifs , la dose de ces “feuilles doit être double de celle du séné.
RAMEL, Mémoire sur Palypum, autrement dit globularia, par Ramel-le fils
. (Journal de médecine, tom. 62, année 1984, pag. 394).
POISELEUR DEsLonccHAmrs, Recherches et observations sur les propriétéa He de plusieurs plantes indigènes (Bibliothèque médicale, tome 48, an 1815).
7 La plante est représentée de grandeur naturelle )
1. Fleur entière, grossie, accompagnée de son écaille. 2. Fruit contenu dans une moitié de calice.
FRE PONT PSN
GRATTERON.
a. ll
CLXXXVIÉ
GRATERON.
Grec... .… Tantoy » Dioscoride,
APARINE VULGARIS ; Bauhin, Il4VaE , 334.
APARINE VULGARIS; semine minori. Tournefort, clas, 1, ZLatin......../ sect.9, gen. 2. ÿ GALIUM APARINE ; foliis ianceolalis acuminalis scaberri= mis, Corollis fructu minoribus. La é, tétrandrie mono &ynie. Jussieu, clas. 11, famille des rubiacées. Français. .... GRATERON.
talien. ... ... APARINE; SPERONELLA.
Espagnol... ... ASPERGULA; AMOR DEL HORTELANO. Portugais... AMOR DO HORTELANO.
Allemand... .. KLETTERNDES LABKRAUT.
Anglais. ..... coose-crass.
Poe +. KLEEKRUID, AROÏS....... SNERRE; SNERREGREÆSS.
Suédois... .... SNARIEGRAS ; SNARPEGRAS.
Polonais ..... sPoxA; osrRzyKA.
Busse....,.., SMOLNAIA TRAWA.
Hongrois... ... RAGADALY ; RAGADO-FU.
Cette plante importane ne nous avertit que trop de sa présence , lorsque, dans nos promenades champêtres, elle s'accroche à nos vêtemens par les petits aiguillons recourbés ldont toutes ses parties sont hérissées. Comme elle est com Mnune partout, dans les champs, les haies, les lieux incultes des jardins, et qu’elle s'attache à tous les corps qui là touchent , elle a été remarquée aisément de nos plus anciens. botanistes. Dioscoride la cite sous le nom d’aparine. Elle appartient au genre galium, par son caractère essentiel qui
nsiste dans un calice à peine sensible , à quatre dents ; une orolle en roue , à quatre lobes, quatre étamines; un ovaire inférieur , à deux lobes ; le style bifide ; deux stigmates globuleux ; deux capsules globuleuses , accolées, non couron: ées par le calice, | Ses racines sont gréles, un peu quadrangulaires, garnies
quelques fibres courtes, menues : elles produisent des liges faibles, noueuses ,» tendres, tétragones, longues de Peux ou trois pieds, peu rameuses, hérissées sur leurs angles, insi que le long des nervures des feuilles, d’aspérités cro-
Les feuilles sont étroites linéaires , un peu rétrécies à leur 49°. Livraison. b.
( 68 ) base, pubescentes en dessus, glabres en dessous, mucronées au sommet, réunies huit à dix à chaque verticille.
Les fleurs sont peu nombreuses ; portées sur des pédoncules axillaires, ramifiés. La corolle est blanche; les fruits globuleux , fortement hérissés de longs poils crochus.
Dans ce genre très-nombreux en espèces, il en existe beaucoup également accrochantes, mais qui se distinguent du grateron par d’autres caractères. (P.)
La racine de cette plante reñferme une matière colorante qui rougit l'eau par la macération. Ses tiges et ses feuilles contiennent un suc aqueux assez abondant. Dans l’état frais, » elles offrent une saveur d’abord légèrement amère, mais qui, bientôt après, devient âcre et prend à Ja gorge. M. Decandolle observe que les graines torréfiées ont un goût analogue à celui du café. k
La racine du grateron, à l'exemple de celles de la garance et de la croisette , imprime , au rapport de Steinmeyer, une couleur rouge aux os des animaux qui s’en nourrissent; €b cet effet, qui lui est commun à plusieurs espèces de la famille” des rubiacées, a paru suffisant à divers auteurs, pour lai accorder, sans autres preuves, unie action particulière sur lés système osseux. C’est, sans doute, d’après une semblable. supposition que Glisson, Robert et plusieurs autres, ont pre= conisé les vertus de cette racine contre le rachitis. Le galiume -aparine à été décoré en outre de propriétés diurétiques, su dorifiques , apéritives , imcisives, etc. ; et sur ces propriétés, qui sont au moins à constater, si elles ne sont pas entière= ment imaginaires, Mayerne a yanté cette plante contre l’hy=" dropisie ; J. Raï, dans les engorgemens de la rate ; Pauliy contre les douleurs de poitrine et des hypocondres; le docs teur Edwards, dans le traitement du scorbat; Gaspari, contre» des scrofules. Le suc du grateron , administré chaque jour en: Doisson à la dose d’une chopine, et appliqué en même temps A l'extérieur, à été présenté dans la Bibliothèque médicales (février 1815), coinme un remède efficace contre le cancer D'autres, enfin, ont préconisé ses prétendus succès dans les dartres, la pleurésie et autres ma dies, soit aiguës, soit chroniques. Mais il est facile de voir que toutes ces proprié= tés du gratéron, ou sont purement supposées, ou reposent sur des faits tronqués, inexacts ou mal observés. On peut donc regarder, avec M. Guersent, comme purement hypo= thétique , tout ce qu’on a écrit jusqu’à ce jour sur les vertus médicales de celte plante. et se féliciter avec l'illustte Cullen, de ce qu’elle a été retranchée de la plupart d pharmacopées modernes.
Le galium aparine à été employé en décoction aqueuse. On à administré son sue dépuré ou non. Son eau distillée ,: préconisée contre les scrofules, est absolument inerte. Les cataplasmes et l’onguent prétendu antiscrofuleux qu’on forme en Passoctant à lPaxonge, n’ont pas beaucoup plus de vertus.
La racine de cette rubiacée engraisse, dit-on, la volaille. La couleur rouge qu’elle renferme peut étre fixée sur les élofles par divers mordans, et la rend ainsi recommandable dans l’art de la teinture. Ses semences sont quelquefois en usage pour faire des têtes aux aiguilles, dont les femmes se servent dans la fabrication de la dentelle.
gaspant (1ér0ME), ÎVuove ed erudite osservazion: mediche ; Veise, 1731.
L'auteur, médecin à Feltre, rapporte, suivant Cullen, qu’il avait (ainsi que plusieurs de ses confrères ) employé le grateron avec succès, contre des tumeurs et des ulcères scrofuleux ; mais les essais du célèbre professeur d'Édimbourg »’ont point confirmé les assertions du médecin italien.
» EDWARDS, À treatise on the goose-grass, or cliners, and its efficacy inthe
Pr
cure of the most invelerate seurvy; c’est-à-dire : Traité sûr le grateron et sur son efficacité dans le traitement du scorbut le plus inyvétéré; in-80, Lon-
dres, 1784.
( La plante est représentée de grandeur naturelle)