RUPTURE WORT
DUÏZENDOREIN.
BRIDURT. |!
* BRACKORT.
SPORYZ TRZECI,
Petite plante entitrement étalée sur la terre, dans les lieux incultes et sablonneux » où elle forme des touffes ver-
tes ou jaunûtres , chargées,
à Pépoque de la fructification ,
d’un si grand nombre de grains ou de capsules, que plusieurs botanistes lui ont donné le nom de müllegrana. Elle est ca-
ractérisee par des fleurs très-peétites ,
privées de corolle ,
composées d’un calice à quatre ou cinq divisions profondes,
colorées en dedans ;
quatre ou cinq étamines ; autant d’é-
cailles presque filiformes, alternes avec les filamens; un oyaire supérieur, deux styles, une capsule indéhiscente , monosperme , renfermée dans le calice.
Les racines sont grêles, blanchâtres, peu ramifiées, les tiges longues de trois à six Pouces , très-rameuses,
Les feuilles sont petites, glabres à leurs deux faces’, ova-
les-oblongues , entières, opposées dans leur alternes par la chute de celles Chaque rameau fleuri :
Jeunesse , puis qui se trouvaient du côté de de petités stipules blanches, scarieu-
ses, siluées aux articulations. Les fleurs sont sessiles, petites, verdâtres, ramassées par pelotons axillaires qui s’alongent ensuite en forme d’épis.
* L'ordre numérique se trouvant interrompu dans la Quarante-septième li-
* raison, par
| æelui CXCIIT.
lomission du chiffre CLXXIX , Où le rétablit ici en répétant
51° Livraison. a.
LA
( 98 ) Les calices sont glabres, verdâtres en dehors : les anthères jaunes ; les semences luisantes,
L'herniaire melue diffère peu de la précédente ; elle est hérissée de poils sur toutes ses parties. Quant à l’herniaria lenticulata de Linné , on sait aujourd’hui que c’est la même plante que le cressa creticas (P.)
La herniaire glabre est absolument inodore et à peine douée ‘d’une légéresaveur herbacée. Quoiqu'’elle ait joui autrefois de beaucoup de réputation, elle n’est plus employée en médecine. Toutefois, l'amertume légère de son infusion et la coloration en brun qu’y détermine le sulfate de fer, semblent y indiquer la présence d’un principe actif, et justifient, jusqu’à un certain point, les propriétés astringente .et diurétique dont elle a été décorée. On peut croire, en effet, qu’en vertu de cette qualité faiblement astringente, la herniaire est susceptible d’exciter l’action de appareil sécréteur de l’urine, et d’augmenter ainsi la quantité de ce liquide. Mais est-ce une raison pour lui accorder , à l'exemple de plusieurs auteurs , la vertu de dissoudre les calculs des reins et de la vessie, eb de croire à son efficacité contre lanasarque et la leucophlegmatie ? On n’est pas mieux fondé, ce me semble, à admettre ses prétendus succès contre l’affaiblissement de la vue. Quant à sa vertu diurétique, nous possédons un si grand nombre de substances qui jouissent de cette propriété à un. beaucoup plus haut degré, que personne ne doit être tenté de recourir à la herniaire pour cet objet. |
Les anciéns avaient attribué à cette plante beaucoup d’autres propriétés non moins illasoires que celles que nous ve- .mons d’énoncer. Dans le dix-septième siècle , elle a particulièrement joui d’une grande réputation pour le traitement des hernies (1). Fallope et Matthiole l'ont particulièrement préconisée sous ce rapport. On croyait que son suc exprimé, . ou l'herbe de la plante elle-même administrée en poudre par la bouche, en même temps qu’on l’appliquait en calass -plasme sur la tumeur , était un moyen par excellence pour opérer la réduction et la cure radicale de la hernie. Mais; ainsi que le remarque Murray, personne aujourd’hui n'attendra , d’un semblable moyen , la réduction de la hernie læ plus simple. Ainsi, lors même que les qualités de de cette plante et son action sur les propriétés vitales des or= ganes , seraient beaucoup plus puissantes qu’elles ne sont
(1) Le nom de herniaire repose évidemment sur les fausses vertus qu’on Jui a attribuées contre ces affections.
réellement , comme les éminentes propriétés qui lui sont at. tribuées , soit contre les affections calculeuses, soit contre certaines maladies des yeux, mais surtout pour la guérison des hernies, ne sont confirmées par aucune observation exacte : il faut regarder comme de vains jeux de l’imagination des auteurs , toutes les assertions exagérées qu’on a débitées à ce sujet , et conclure avec Spielmann, Bergius, Murray et Peyrilhe, que cette plante, à peu près inerte, pourrait être éliminée de la matière médicale sans inconvénient.
Son herbe se donne en macération ou en décoction à la dose d’une poignée, dans un demi-litre d’eau ou de vin. On Peut aussi l’adininistrer en substance , sous forme pilulaire ou pulvérulente. Son suc est administré à la dose de soixante-
quatre à cent vingt-huit grammes ( deux à quatre onces ) par jour. |
SRUNLMANN (G.), Herniaria remedium contra caliginem, Diss. Lene,
(La plante est représentée de grandeur naturelle )