DEL TE
Zurpun "21
HETRE.
Biusse.... BUK.
CXCIVY.
HÈTRE.
Grece Pyy ds » Dioscoride.
rAGuS; Bauhin , [luyaË, lib. 7; sect. 4. Tournefort, clas. - 19, sect. 2, gen. 4.
TT SON TT SYLVATICA; folis ovatis obsolete serratis, Linné, ’ monoécie polyandrie. Jussieu, clas. 15 > id, 4, famille des amentacées.
Français... HÊTRE; FAU; FOYARD ; FOUTEAU.
Ltalien...... . FAGGIO.
Espagnol... .. naya.
Orlugais .... pAyA.
Allemand... sucasaum Anglais... REzcH-TREz.
Hollandais BUIREBOOM.
Danois M 0 360:
Suédois, 1... Box.
Polonais... sur.
Le hêtre est un des plus beaux arbres de nos forêts , dans les climats tempérés de l'Europe : ilse plait particulièrement
- sur les coteaux , au pied des montagnes, Il s'élève avec ma- Jesté à la hauteur de quatre-vingts pieds, récrée par la beanté
… de son feuillage élégant et léger, procure, par l'étendue
d’une cime large et touffue , une fraîcheur agréable. Consi- - déré sous le rapport de son caractère générique , il offre des … fleurs monoiques ; les fleurs mâles sont disposées en chatons … pendans, serrés, globuleux ; le calice divisé en quatre, cinq … ou six découpures ; point de corolle; huit étamines. Les leurs femelles sont renfermées deux à deux dans un involucre à quatre lobes, parsemé d’épines molles ; un style surmonté de trois sligmates dans an calice à six divisions ; un ovaire à trois loges ; deux ovules dans chaque loge; deux des loges avortent, d’où résulte pour fruit une noix lisse , “triangulaire, à une loge, revêtue d’une peau coriace, conte- “nant une ou deux semences anguleuses.
Le tronc du hêtre est droit » trés-rameux ; son écorce fort “nie, de couleur cendrée ; les rameaux divisés en un grand nombre d’autres menus, un peu pendans,
Les feuilles sont alternes, pétiolées, ovales, un peu ai. Sucs, glabres, d’un vert gai, luisantes à leurs deux faces ’
51°, Livraison. b.
( 109 y velues sur leurs bords, à nervures obliques et parallèles, accompagnées de stipules linéaires , roulées à leurs bords. Les fleurs mâles sont réunies en chatons pédonculés, pendans, globuleux ; elles renferment de cinq à-neuf étamines dans un calice à cinq divisions aigués. Les fleurs femelles, placées sur le même individu, sont solitaires, soutenues par un pédoncule un peu court, presque droit. Leur calice est épais, coriace , à quatre découpures ; ilse convertit en une enveloppe capsulaire coriace , ovale, un petr aiguë, hérissée de pointés molles, s’ouvrant en quatre valves, renfermaut uvé ou deux semences oblongues, triangulaires, d’un brun rougeñtre, | (Le La médecine ne fait usage que de Pécorce et du fruit de cet arbre. L’une et l’autre sont inodores, mais l'écorce ofire une saveur austère, et contient un principe astringent , tandis que les fruits, dépouillés de leurépiderme brun et coriace, présentent un parenchyme blane et consistant, d’une saveur. douce très-agréable ei analogue à celle des noisettes. Ce parenchyme est composé d'une fécule nutritive et d’une assez grande quantité d'huile fixe, qu’on obtient facilement par expression. Du reste, les chimistes ne sé sont pas encore spécialement occupés de l'analyse des fruits ni de Fécorce du hêtre. ; L’écorce , outre sa qualité manifestement astringente, qui Ja fait placer parmi les fébrifages indigènes, recèle, suivant Desbois de Rochefort, des propriétés apéritives et purgatives. L’impression excitante qu’elle exerce sur l'estomac, la rend méme susceptible de provoquer le vomissement , lorsqu'on la donne à hante dose. Toutefois, ces propriétés ÿ sont trop faiblement développées pour qu’on ne doive pas lui, préférer une foule de substances beaucoup plus éneérgiques ; et beaucoup plus propres, par conséquent , à exercer les médica#ons tonique , vomitive et purgative.
Quant aux fruits du hêtre, communément désignés sous le nom de fäînes, ils sont beaucoup plus remarquables par leurs propriétés nutritives, que par leurs vertus médicamenteuses. Ils plaisent générilément aux hommes et à là plupart des animaux frugivores. Lies oiseaux, et la volaille" | en particulier, les aiment beaucoup; on s’en sert Même ÿ avec avantage, dans certaines contrées, pour engraisser les cochons, quoiqu’on ait remarqué que le lard de ces arimaux est alors beaucoup moins consistant que lorsqu'on les nourrit de gland. Les faines, mangées en trop grande quantité, produisent l'ivresse et tous les phénomènes qui J'accompagnent, ainsi que l'attestent divers auteurs dont
3 ( 103 ) Murray rapporte le témoignage, et comme je l'ai éprouvé moi-même dans mon enfance. Il paraîtrait donc.que ce fruit recélerait un principe enivrant peu connu, indépendamment de la fécule nutritive , et de l’huile grasse qu’il fournit.
Cette dernière est très-douce, jouit de toutes les propriétés des huiles grasses, et pourrait être employée avec avantage aux mêmes usages médicaux ct économiques. Elle ne se coagule point par le froid, et, si elle est un peu moins agréable au goût que l’huile d'olives, elle a l'avantage de s'améliorer avec le temps , tandis que cette dernièré rancit et se détériore à mesure qu’elle vieillit, sie
L’écorce du hêtre peut s’administrer à la dose de trentedeux grammes (une once et plus), soit en substance sous forme pulvérulente , soit en décoction dans l’eau ou le vin. Mais comme ses propriétés sont peu énergiques, on peut en augmenter la dose sans inconvénient, %
Le bois de hêtre, brûlé avec son écorce , fournit les cendres clavellées , cineres clavellati. Pour cela, on calcine les cendres qui proviennent de sa combustion ; quand elles sont concrétées en glèbes ou en masses agglomérées, on calcine ces glèbes une seconde fois à un feu violent dans un four-
neau,, et l’on a ainsi une substance alcaline qui attire l’humidité de l’air, et se comporte comme les alcalis dont elle a toutes les propriétés.
Après le chêne, il n’y a aucun arbre en Europe qui soit plus utile à l’agriculture , à l’économie domestique et aux arts, que celui dont nous nous occupons. Son bois, excellent pour le chauffage, fournit du charbon de très-bonne qualité. Il est d’une très-grande utilité pour les constructions. On s’en sert particulièrement pour la charpente des édifices, pour les ponts, les bordages et les rames des vaisseaux. Les charrons en font d’excellens brancards pour les chaises de poste, des Jantes, des roues et des affüts pour les canons. Les menuisiers et les ébénistes lemploient poür les boiseries, et Pour toutes sortes sortes d'ameublemens. Les läyetiers , les sabotiers , Les boisseliers , les tourneurs, le transforment en une foule d’ustensiles, de vases et d'ouvrages d’arts, tels que des boîtes , des sabots, des pêles, des mesure de capacité, des colliers pour les chevaux: de trait des cercles pour les tamis, des douves pour les tonneaux, etc. Les fourbisseurs ,
es armuriers et les luthiers s’en servent pour la fabrication des armes et de divers iustramens de musique, Ce bois pré- Cieux est sujet à être percé par les vers, inconvénient qué lon prévient en l’exposant à la fumée, jusqu’à ce qu'il rous- SiSse à sa surface,
= YO NW
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(La-plante est représentée de grandeur naturelle)
. Rameau portant en Æ un chaton de fleurs mâle, eten B des fleurs fe
melles. à
: Rameau muni de deux fruits mürs, dont l’involucrede l’un est onvert.
. Fleur mâle grossie.
+ Coupe horizontale d’un fruit avant d’être mûr, pour faire voir qu'à cette
époque il est triloculaire.
. Fruit entier.
. Graine sur laquelle on voit le cordon ombilical.
LA
HIEBLE.
ait.
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