‹ Flore médicale (volume 2)Chapitre 48 sur 84 · JUJUBIER · texte numérisé non relu

JUJUBIER

Ra CCC UOZ à A Ctratiuss

TUJUBÆ MAJORES, OBLONGÆ; Bauhin, [iva, l.rr,sect 6. | ZtZ1PHUS ; Tournefort, el. 21, sect. 7 > gen. 6.

mn Latin. ...... /nuamnus zizvpu us; aculeis geminatis, altero recurvo, Jloribus digynis, folis ovato-oblongis. Linné, pentandrie monogynie. Jussieu , cl. 14,.erd. 13, famulle des nerpruns.

Français... jusuBienr.

Italien... .... ciuccroLo.

Espagnol... Azurayro. » Portugais. ... MACEIRA DE ANAFEGA.

… Allemand... BRUSTEEERE.

…Anglais...... 3UIUBE Tree.

Hollandais... 3onEnNroo.

Arabe. . . <. ONNAB.

Persanet Turc uxar.

… Georgien.... unasr.

w Chinois. .... num-n40. ù … Japonais .... NAATIME.

nom de ziziphus, un genre particulier, distingué par un caice trés-ouvert , à cinq divisions; cinq pétales ; cinq étami- “nes insérées, ainsi que les pétales, sur un disque glanduleux, “qui entoure un ovaire supérieur, chargé de deux styles. Le fruit est un drupe contenant un noyau à deux loges, à deux semences. L … Le jujubier , sous la forme d’un grand arbrisseau , s'élève à la hauteur de quinze à vingt pieds. Ses tiges sont très-raeuses, torlueuses , revêtues d’une écorce brune, un peu gercée : ses rameaux d’un rouge brun , flexueux, munis à leur base de deux aiguillôns, l’un droit, l’autre courhé en hamecon.

Les feuilles sont alternes , médiocrement pétiolées , alterle , lisses , dures, ovales, légèrement dentées, marquées de . rois nervures longitudinales,

55°, Livraison. b,

Les fleurs naissent en paquets dans les aisselles des feuilles : elles ont un calice à cinq divisions ovales; les pétales plus courts que le calice, étroits, creusés en forme de demi-entonnoir ; les filamens plus courts que les pétales ; Les anthères arrondies.

Le fruit est un drupe pulpeux, rougeâtre , de la forme et

de la grosseur d’une olive, contenant on noyau osseux à deux .

loges ; une semence dans chaque loge.

IL est une autre espèce de jujubier, connu depuis très-longtemps sous le nom de Lotos (ziziphus lotus). Homère en parle dans l'Odyssée, Ses fruits, d’après ce poète , avaient un goût si délicieux , qu’ils faisaient perdre aux étrangers le souvenir de leur patrie. Ils croissaient en abondance dans le pays habité par les anciens lotophages, aujourd’hui gerbi, dans le royaume de Tunis. Cet arbrisseau y est encore très-commun; et je l'ai rencontré fréquemment dans plusieurs autres contrées, sur la côte de Barbarie. Il croit en buissow, et s'élève à peine à la hauteur de quatre à cinq pieds. S rameaux sont torlueux, grèles, d’un blanc a idré, garnis daiguillons ; ses feuilles assez semblables à cell&s du jujubier commun, mais plus petites, plus arrondies, à trois ner##res ÿ les fruits plus petits, presque ronds, de couleur roussâtre , d’une saveur douce, assez agréable , mais très inférieurs à leur ancienne réputation. On les vend encore aujourd’hui dans les marchés. Les Arabes des bords de la petite Syrte et

du voisinage du désert, les mangent, et même en nourrissent leurs troupeaux : ils en font anssi une boisson en les broyant et les mélant avec de l’eau. Tel est à peu près l’usage qu’on en faisait chez les anciens, d’après le rapport de Polyÿbe et de Théophraste. (P.) Sous une pellicule rouge, quise ride après la maturation; les jujubes renferment un parenchyme blanchâtre, mou, pul: peux , succulent , qui devient spongieux par la dessiccation, et acquiert alors un goût vineux et sucré à la place de la saveur douce , légèrement acidulée, qu’elles présentent dans l'état frais. L’analyse chimique n’a point encore fait connaîs tre les proportions respectives des matériaux immédiats de ces fruits. On y reconnait toutefois la présence du sucre , et d’une grande quantité de mucilage doux et visqueux, disso= luble dans l’eau, de sorte qu’il n’y a pas de doute qu’ils ne soient susceptibles de donner de l'alcool à la distillation. Quelques auteurs ont cru reconnaître daus ces fruits les orepxa de Galien, tandis que J. Bauhin pense qu’elles ne sont autre chose que les fruits dont Athénée , Théophraste;

. Phne, et autres anciens , ont parlé sous le nom de Lotus, Quoi qu'ilen soit, ces fruits mucilagineux et sucrés sont trèsnutritifs, et jouissent manifestement des propriétés émollientes , adoucissantes , relâchantes, lubréfiantes , Qui sont le propre de tous les fraits mucilagineux , et particulierement des figues et des raisins. Sous ces différens rapports, on pourrait en faire usage avec succès dans le traitement de la plupart des maladies inflammatoires , et dans les affections aiguës et chroniques, accompagnées de sécheresse, d'ardeur et d'irritation. Leur décoction dans l’eau a été surtout préconisée contre les maladies de poitrine , telles que les catarrhes pulmonaires, l’enrouement , la phthisie , et les toux d'irritation. On peut lemployer avec le même succès contre la phihisie laryngée, l’angine et les aphtes , la diarrhée et

- la dysenterie , soit en boisson , soit sous une forme plus rap- ‘prochée. À l’exemple de toutes les dissolutions mucilagineuses, celte décoction peut encore être administrée avec succès dans la néphrite, dans l’inflammation de la vessie, dans la blennorrhagie , dans les affections calculeuses , et autres maladies des voies urinaires. Comme adoucissante, et comme nutritive , la décoction et la pulpe des jujubes sont d’un avantage réel , lorsque toutefois l’estomac les supporte bien, dans la fièvre bectique et dans certaines maladies de la peau longues et rebelles, accompagnées d’ardeur et d’irritalion, telles que les dartres, Péléphantiasis, le prurigo, etc. Mais quels que soient les avantages de ces fruits dans la plupart des cas que nous venons d’énumérer, on ne peut pas leur accorder plus d'efficacité qu'aux dattes, aux figues et aux raisins, qui dvivent du reste leur être préférés , parce que les jujubes sont souvent moisies, vermoulues où avariées

"une manière quelconque. quand elles arrivent dans nos contrées,

Dans l’état frais, ces fruits constituent un aliment trèsnutrilif, el aussi agréable que salutaire. Les peuples du Midi de l'Europe les mangent dans cet état , ou les dessèchent en les exposant sur des claies à l’action du soleil : après leur parfaite dessiccation, on les enferme dans des caisses, et on les livre au commerce, Alors les Jujubes sont plus sucrées ,

Mais elles sont en même temps beaucoup plus consistantes et plus difficiles à digérer, ce qui les rend peu convenables comme aliment aux personnes délicates, qui mènent une vie sédentaire, et qui digérent mal.

On administre les jujubes, en décoction, dans l’eau ou dans le lait, à la dose de trente-deux à soixante grammes (une à

Ca70 )

deux onces) pour un-kilogramme (deux livres) de liquide. Le sirop qu’on en prépare, tant vanté contre les maladies pulmonaires , peut étre administré avec le même succès que leùr décoction, mais il n’a pas d’autres vertus que celui de guimauve. Ces fruits entrent dans la composition du sirop résomptif, du looch de santé, de l’électuaire lénitif, et autres médicamens réputés pectoraux. Leur mucilage sert également à la préparation de la pâte et des pastilles de jujubes, dont le goût est aussi agréable que leur effet est salutaire.

( La plante est représentée de grandeur naturelle)

. Fleur entière, grossie.

. Fruit de grosseur naïurelle.

le noyau.

. Noyau isolé. ; | . Le même coupé horizontalement, dans lequel on distingue deux loges. - monospermes.

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+ Le même dont on a enlevé une partie de la chair, afin de faire: voir -

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