‹ Flore médicale (volume 2)Chapitre 9 sur 84 · GAROU · texte numérisé non relu

GAROU

LA

Grec........ SUUEA&IA , Dioscoride (1). È

THYMELÆA FOLIIS LINI ; Bauhin, Tivaë ; lib, 12 ,sectr, Tournefort, clas. 20, arbres monopétales.

Latin. ......{DAPDNE GNIDIUM ; PME , foliis lineari-lanceolatis , acuminati sinné, clas. 8, octandrie monogynie. Jussieu , las 6, ord. 2, thymélées. É Lialien. ...... TIM SA ÿ ÉION DELLA." ue Espagnol... ons CO GTS" NE Francais..... GAROU; SAIN-BOIS.

Anglais... ... FLAXLEAVED DAPHNE; THYMELEA; SPURGE-FLAX, Allemand... SEIDELBAST. + ; Hollandais... THYMELEA.. 0

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Arbrisseauw dan port tres-agréable, qui croît aux lieux arides et montueux des provinces méridionales de l’Europe, dans le Le ant et sur les côtes de Barbarie , connu sous les noms vulgaires de garou ou sain-bois (daphne gnidium , Lin.), ila étésouvent confondu avec le bois genuil (daphne mezereum , Lin, ), cultivé dans plusieurs jardins sous le nom impropre de garou, mais qui en est très-différent , comme on le verra à Pa icl méezéreon, qu ique employé aux mêmes usages : le Re ## de Dioscoride convient assez bien au garou, mais ure que Matthiole, son commentateur, y à joint, qui para t plutôt être celle du daphne thymelœæa , Lin. dl) an, AM 4 € . Le caractère générique du garou est d’avoir un calice (ou une corolle) en tube coloré, divisé en quatre lobes à son limbe ; huit étamines non saillantes ; les filamens très-courts, un style court, un seul stigmate, Le fruit consiste en une baie , à une scule loge monosperine Ses tiges sont droites, hautes de deux ou trois pieds, divisées des leur base en rameaux souples , élancés, d’un brun cendré, garnies de feuilles éparses, sessiles, nombreuses ,

(1) Après avoir lu et comparé Jes deux articles de Dioscoride, Xæ4fLéAdte CtOULLEAUIE , je pense, comme M. Poiret, que la seconde de ces dénominations convient mieux que la première au daphne gnidium de Linné.

Le savant Kurt Sprengel est d’une opinion différente : il rapporte le X@44E- AA41% au daphne gnidium, etle SU(LEALIL au duphne cneorum.

17°. Livraison. b.

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(28) linéaires , lancéolées , très-rapprochées, glabres , mucronées à leur sommet.

Les ileurs sont petites, odoranies, blanches ou un peu rougeâtres , pédonculées , et disposées en une panicule médiocre , terminale ; les pédoncules etles calices couverts d’un duvet cotonneux ; 1 baies pen HAN de couleur oNGRe

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à un haut ds les! di s retrouve dans la plap rt des, yégétaux mélées. L'écorce in0 1e. Sp abord, fait éprouver qua r and on 0 sensation âcre et brüla ours ru étend jusq Pau, pharynx, ;et ne se dissipe que nacre ac sijouissent de pros. priétés analogues quoiqr € moins p rononcies Cette qualité âcre ét énéneuse arait essentiellement réside Pa e le sou HN or ner que le Rs fesseur | lauquelin | à reconnL ; Papa à és. dap hnoï es.

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stancé de’ la liste es me Lens. ant, à, Pexemple des poisons | es ours se 7. pu en, obtenir des a) da iages dans I le ‘traitement > certaines. mia-|, ladies rebelles. Ka ntérieur, : int, inconnu aux anciens, R Russel ie nes Se : Wright, ont administré cette écorce. ns soit e, soit associée : à différentes’ substances. qui ont influé. sans, doute sur ses résultats dans certaines maladies de la: peau telles que les dartres rebelles, dans le scrophule,, mais surtout dans les, = douleurs ostéocopes , Les Exostoses vénériennes et autres at, cidens de Ja syphilis invétérée. Toutefois ces succès ne me. paraissent pas établis sur des.observations assez préeises ni assez nombreuses pour justifier pleinement les éloges donnés à une substance aussi corrosive; plante qu'un médecin prudent ne doit employer qu'avec la plus gran e circonspection, et qui, d’après la judicieuse remarque de Tragus , sans cesse entre

(29 ): | les mains des charlatans , conduit bien des malades au tombeau.

. d’oreillé: ils ’introduisent aan le lobe de l’orcille des enfans, séreuse qu'ils regardent comme préservative. et curative

rement des A publié en 1767, e . p Chat

il” n°y/4pus les pété di Pon wait coticues, que l’on"n’ait prodigués x ce moyen, On a même porté l’enthousiasme jus wa lai ) avan ta 9 cautere et du yésicatoi

ce cr anTr Re } à QUE 82 tinué ; ‘produit Souvent beaucoup de d uleur » quelquefois, ipélateuse , et ,asse de l'exsuda-.

£ DLL MIO Un ité Ile épuise les nn DIE an? 1 AT Y se à plupart des ma-

sujets’ faibles! et à lades : inéonyéniens uif référer L au moins chez les Sujets maigres et trés-irritables , toutes Les

dans plusieurs cire stances avec plus où mioins de succès , ainsi que l’attestent divérses 6bsérv: ns. À dela tête, où rapporté qu'il a fäit disparaitre la surdité, des douleurs dé dént$, une céphälée arthritique, l’ophtalmie chronique, l’épipliôra. Promené autéur délarticulation iléoérnones , On lui a dû la guérison « ’ané coxalgie. Fixé sur différemtés parties delà péau On ‘paraît s’en être servi. avec avantagé dans le traitement de ‘la teigne , des dartres et des rhumatismes chroniques. Enfin il paraît avoir été employé avéc non moins de’ succès dans la répercussion de la goutte, du rhumatisme, dés dartres, de la gale, de la variole , etc. , pour räppeler au dehors un principe morbifique, ou une irritalion spéciale fixée sur un organe essentiel au maintien de la vie!

Les semences du garou, désignées dans les pharmacies sous le nom de coccum Cnidiï semina, Kyid'elos Xapros ; granum

Cnidium, ne sont pas moins vénéneuses que l’écorcé. Linné rapporte que douze de ces semences ont suffi pour donner la mort à une fille. Et, selon la remarque de Bergius, elles ouvrent chaque jour les portes du tombeau aux crédules victimes des médicastres et des guérisseuses, Quoique funestes à la plupart des animaux, les oiseaux s’en nourrissent sans inconvénient. Les perdrix , en particulier , les ai éfit beaucoup, et leur chair n’en acquiert aucune qualité nuisible.

L’écorce et les‘semences,du, bois gentil ont été administrées en substance de deux à douze décigrammes , et en décoction à la dose de trente-de un kilosramme et demi d’eau s’en servir comme exutoire; on, a

deux tiers. Pour ue sur la peau (Pépi-

et l’on renouvelle l'application 1 heures, ou une seule fois le jour ou tous ement , selon

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QE TL ROIS à HONTE

LEROY (Jacques Agathe Ange), Essai sur l’usage.e garou, où Traité des exutoirés, in-r2. Paris, 17 Traduit en ‘allemand, par Juncker, in:80. Strasbourg, 773.

Le judicieux Murray reproche avec raison au docteur Leroy de s’être abandonné à des explications fuvoles , etau traducteur allemand d’avoir plus d’une fois altéré le sens du texte original. ‘ ”e |

RO5S Et A), De cortice thÿmelææ, Diss. in-4°. Lugduni Batavorum, 1798. ; | :

HASCHKE ( Chrétien menti), Superdaphnes Gnidii usu Le 5 pr La pauca guædam, Diss. inaug pres. Petr.Imman. Hartmann, in-4°, Francofurti ad Viadrum, 27 septembre 1580, k

susr1 (Charles Guillaume ), De tiymelæd mezereo, ejusque viribus usuque medico, Diss. in-4°. Marburgi, 1708.

( La plante est représentée de grandeur naturelle)

. Fleur entière.

. Pistil et calice ouvert pour faire voir l'insertion des huit étamines.

- Fruit de grosseur naturelle:

+ Le même dont 6n'a enlevé circulairement une partie de la chair pour faire voir le noyau, ,

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