‹ Flore médicale (volume 4)Chapitre 24 sur 71 · BUGLE · texte numérisé non relu

BUGLE

Grec....... d'ssoxaUAoS; Reneaulme.

CoNSOLIDA MEDIA PRATENSIS 3 Bauhin, [l4@Ë, lib. n, sect. 2, gucuLcAa; Tournefort, clas. 4, labiées. Jussieu, clas. 8, ord. 6, labiées.

AJUGA REPTANS; s{olonibus reptantibus ; Linné, clas. 14, . | didynamie gy mnospermie.

Lialien. ..... BUGOLA, ÆEspagnol.... Bu«uLa. L Francais .... RUGLE; BUGLE RAMPANTE.

Anglais. .... RUGLE.

Allemand... cunrzez, Hermann; KRIEGHENDER GUENSEL, Hagen ; SCIILEICHENDER-GULLEN-GUENSEL , Kops.

Hollandais... VOORTKRUIPEND ZEGEGROEN , Kops; ZENEGROEN ; IN— GROEN ; BUGULA.

Latin eh :

On trouve abondamment cette plante vivace dans les prairies et dans les bois-de la France, au milieu des sables de la Pologne, sur les dunes de la Hollande.

La racine grisâtre , menue , fibreuse , pousse une tige haute de cinq à six pouces (1), droite, simple, carrée, et en outre des rejets couchés sur la terre, qui donnent naissance à de nouvelles tiges (2). :

Les feuilles sont opposées, ovales, retrécies à leur base, bordées de quelques dents anguleuses obtuses.

Les fleurs, communément bleues, sont rougeâtres dans ‘une variété et blanches dans une autre : presque sessiles,

disposées par verticilles garnis de bractées dont les supérieures sont souvent colorées, elles forment un bel épi terminal. Chaque fleur présente : un calice court, persistant, monophylle, à cinq découpures aiguës; une vorolle monopétale, labiée irrégulière, la lèvre supérieure n'étant constituée que par deux petites dents très-couries , à peine sensibles, tandis que l’inférieure assez ample est formée de

(1) Kops en a vu s’élever jusqu’à près d’un pied et demi dans les terrains fertiles.

(2) On voit ici l’origine du mot d'ussoxaunos, imaginé par Rencaulme : d'ussos, double, L&UAoS, tige.

Les étymologies des termes génériques ajuga et bugula sont tellement ohscures, et si diversement expliquées par les divers écrivains, que, pour ne point entrer dans une discussion longue et nécessairement fastidieuse, je me: borne à indiquer les principales sources au lecteur curieux de les consulter

Littleton, Latin dictionary ; 1535 : ajuga et bugula.

* Beckmann, Lexicon botanicum; 1807, pag. 10 et 41.

Théis, Glossaire de botanique; 1810, pag. 14.

20°, Livraison. &

| (762 ah:

. trois lobes, dont le moyen est échancré en cœur; quaire étamines didynames; un ovaire supérieur, quadripartite, du centre duquel s'élève un style filiforme, bifide à son sommet.

Le fruit consiste en quatre graines nues , ovales-oblongues, situées au fond du calice. ;

Plus on examine les faibles qualités physiques de la bugle, et plus on est étonné de la voir occuper une place éminente dans les anciennes pharmacologies. Ettmuller et Rivièré la croyaient propre à guérir la phtisie pulmonaire et l’esquinancCie ; Camerarius et Dodoens la prescrivaient contre les obstructions du foie; Mauchart la faisait entrer dans son eau viscérale. Elle a été recommandée, dit Fourcroy, dans les hémorragies , le crachement de sang, les pertes, les dysenteries, et le nom de petite consoude lui a été donné. er qu'on la jugeait capable de souder, pour ainsi dire, es blessures des: vaisseaux sanguins. On appliquait aussi ses feuilles hachées sur les ulcères, les coupures, les con-

ges; elles étaient un des ingrédiens de l’eau d’arque-

usade; enfin, la propriété vulnéraire de cette plante était en quelque sorte consacrée par un proverbe pitoyable. Soumise à des observations plus exactes, la bugle a perdu de uos jours toute sa renommée, En effet, loin d’avoir droit à quelque prééminence, elle ne partage pas même les vertus des Jabices les plus vulgaires. Son eau distillée ne vaut pas l’eau commune, dit Gilibert, et ce vulnéraire si vanté guérit uniquement les plaies que la nature seule conduirait trèsbien à cicatrice. , +

Brugmans classe la bugle parmi les plantes nuisibles aux prés : les moutons et les chèvres la broutent; elles est négligée par les chevaux et les cochons. Ë

Les Italiens, dit Willemet, mangent au printemps les jeunes pousses et les racines de la bugle en salade (5).

Ce n’est pointla bugle rampante , mais bien la pyramidale, qui figure dans les pharmacologies de Linné, de Bergius, de leyrilhe. Ces trois thérapeutistes n’ont signalé cette labiée que pour la déclarer absolument inerte et superflue.

LS

(3) Phytographie encyclopédique; 1805 : tome 2 » page 673. EXPLICATION DE LA PLANCHE 78.

(La plante est de grandeur naturelle )

« 1. Fleur entière de grandeur naturelle. 3 2, La même fendue longitudinalement, dans laquelle on voit à la base un oyaire quadrilobé, du-centre duquel s’élèveun style bifide au sommet , et quatre étamines didynames insérées vers les deux tiers du wbe de la corelle. AR LU : =

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