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BUGLOSR.
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BUGLOSE.
Grec........ æyXousæ; Hippocrate.
BUGLOSSUM ANGUSTIFOLIUM MAJUS ; Bauhin, IivaË » Hb. PE 7, sect: 2. Tournefort, clas: 2, infondibuliformes. LES Latin........<'ANCHUSA oFFICINALIS ; foltis lanceolatis, spicis imbricatis secundis; Linné, clas. 5, pentandrie monogynie. Jussieu, clas. 8, ord. 9, borraginées.
Lialien...... Bucrossa.
.Espagnol.... BucrosA.
Francais... BUGLOSE.
Anglais... BUGLOSS.
Allemand... OGHSENZUNGE.
Hollandais... ossetTonc.
S'uédois..... OXTUNGA:
Faut-il regarder comme deux espèces différentes la buglose officinale de Linné et celle de Lamarck, généralement confonduées ? Tel est le sentiment de M. Poiret, qui signale les caractères distinctifs (r), et ajoute que la première est in- “digène du nord de l’Europe, tandis que la seconde croît abondamment par toute la France. Ce n’est point ici le lieu de discuter si les caractères énumérés par M. Poiret sont assez tranchés pour établir deux espèces, ou s'ils constituent seulement deux variétés; mais je dois faire observer que M. Turpin ayant, avec raison, dessiné la buglose oj/icinale de Lamarck, qui est effectivement celle de nos pharmacies, c’est également l'espèce ou la variété dont je vais offrir la description (2). 4e 35
a racine, grosse comme le doigt, est vivace, oblongue rameuse, brune ou roussâtre, succulente.” |
La tige, qui s'élève à plus de deux pieds, est couverte de poils rudes et épais.
Les feuilles sont alternes, ovales-aiguës , hérissées de poils écartés, qui naissent chacun d’un tubercule blanc très-dur.
« Les fleurs, qui passent de la couleur rouge à la bleue, sont disposées unilatéralement sur des épis géminés, terminaux , roulés en queue de scorpion (a). » Chaque fleur présente : un calice oblong, persistant, monophylle, à cinq divisions profondes, étroites, linéaires; une corolle mono-
(GME DA REGIe méthodique : botanique; supplément , tome 1, page 735.
(2) M. Poiret adopte pour la buglose oflicinale de Lamarck le nom spécifique et la phrase de À. J Retius : anchusa ilalica, foliis lucidis, strigosis ; racemis bipartitis, diphyllis, floribus subæqualibus , fauce barbatis.
(a) On connaît une variété à flews blançhes. (T.)
21°, Livraison. &
médicinales, quej’ai déterminées en traitant dela première
| (78) pétale, dont fe tube a son orifice garni de cinq écailles irès - barbues, tandis que le limbe, ouvert en rosetle, se partage en cinq découpures arrondies ; cinq élamines courtes, alternes avec les écailles; un ovaire quadrilobé, du centre duquel s'élève un style filiforme, terminé par un stigmate bilobé...
Le fruit consiste en quatre graines nues , oyoïdes , ridées j attachées au fond du calice.
La plus frappante analogie rapproche la buglose de la bourrache : le port des deux plantes est le même ; la structure et la teinte des fleurs ont une grande ressemblance; les feuilles de l’une , comme celles de l’autre , ont élé comparées, à cause de leur forme et de leur rudesse, à une langue de bœuf, et la similitude est ici tellement parfaite, que notre bourrache est précisément la buglose des ‘anciens (5). Les qualités physiques, les usages économiques, les propriétés
se retrouvent complétement dans la seconde. Toutes deux
sont imprégnées d’un suc visqueux très-abondant; toutes deux récèlent une forte proportion de nitre ; toutes deux sont employées dans divers pays à titre de plantes potagères (4); toutes deux, enfin, ont été dépouillées par les thérapeutistes modernes des vertus toniques, cordiales, exhilarantes, qui leur avaient été gratuitement accordées.
J'ajoute peu de confiance aux observations de Ladislas Bruz sur l'efficacité de la teinture alcoolique des fleurs de buglose contre lépilepsie. j
M. Willemet a vu des poitrinaires soulagés par la racine de buglose confite au sucre : 1l dit que la fleur sert à la peinture, et que les feuilles bouillies dans l’eau avec de l’alun donnent une belle couleur verte; il ajoute que la plante entière peut servir à la nourriture du bétail (5).
(3) BouyAwssoy ; de Gous, bœuf, et VAGSS& , langue. (4) Liuné, Ælora Suecica, n°.46r. |
(5) Phytagraphie encyclopédique ; tome 1, page 172.
( La plante est de grandeurnaturelle ) :
1. Corolle ouverte dans laquelle on voit l'insertion des ciuq étamines, et les cinq écailles velues qui leur sont alternes.
a. Pistil composé d’un ovaire quadrilobé, du centre dugnel sort le style qui est terminé par un stigmate bilobé.