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CACAO

LXXORTILT.

CACAO

AMYGDALIS SIMILIS GUATIMALENSIS; Baubin, Iliyuë, lb: 11, sect. 6. Gide

cacao; T'ournefort, appendix.

THEOBROMA GACAO ; folits integerrimis ; Linné, clas. 18, polyadelphie pentandrie. Jussieu, clas. 13, Orde 14,

1 PTT PERTE

malvacées.

Ztalien.. .,.. CACAO ; ALRERO DEL GACAO. e Espagnol. .: . CACAO; ARPOL DEL CACAO.

Francais... cacao; CAGAOYER ; CACAOTIER.

Anglais, ..., CACAO; CHOCOLATE-TREE ; GHOCOLATE-NUT-TREE ; CACAO- À TREE.

Allemand... KAKAOBAUw.

Hollandais. .… cAcAo-200m ; kAkAU»o où.

Le nouveau monde, si fertile en arbres majestueux, en

fleurs magnifiques, et en fruits excellens , est aussi la patrie du cacaoyer. & Cette belle plante, dit Humboldt (1), aime les vallées chaudes et humides. On observe que plus la culture d’un pays augmente, que plus les forêts diminuent, que plus le climat et le sol deviennent secs , INOINS aussi les - plantations de cacao réussissent : elles deviennent moins nombreuses dans la province de Carracas, tandis qu'elles augmentent rapidement dans les provinces les plus orientales de la Nueva-Barcelona et de Cumana, et surtout dans la contrée boisée et humide située entre Curiaco et le golfe Triste. » |

Le tronc du cacaoyer s'élève à la hauteur de plus .de trente pieds :il est généralement droit ; Sros comme la jambe, ou même comme la cuisse, d’une texture lâche, poreuse, et conséquemment fort léger, rameux , touffu, recouvert d’une écorce rude, brunâtre. SR

Les feuilles sont alternes trés-entières, acuminées , Hisses ,

nerveuses, longues de huit à dix pouces, larges de trois ou quatre, soutenues par des pétioles d’un pouce de longueur, reuflés à la base qui est munie de deux stipules subulées.

Les fleurs, disposées par petits faisceaux, et portées sur des pédoncules grèles, viennent en grand nombre sur les branches, et même sur le tronc. Chacune d’elles présente : un Calice de cinq folioles lancéolées, rougeâtres; cinq pétales rosés, dont la base est creusée en coquille , tandis que le sommet porte une lanière très-étroite, surmontée d’une

(1) Tableaux de la nature,

\ 22°, Livraison.

Ç go) lime jaundtre; cinq étanunes (a)ret cinq filets nus interee , formant à leur partie inférieure un tube qui environne e pistil (2). " Le fruit, semblable à un concombre, long de six à huit pouces, Verruqueux , relevé, commé nos melons, par une dixaine de côtes peu saillantes, acquiert en mûrissant , tantôt une couleur rouge foncée, tantôt une nuance parfaitement jaune, selon les variétés (5). Si l’on coupe transversalemenñt un de ces fruits, dit M. Turpin, on observe que ses parois ont trois ou quatre lignes d'épaisseur , et que sa capacité divisée, par cinq cloisons membraneuses , en cingqloges, présente, dans chacune d’elles, huit à dix graines ovoides, pointues du côté de leur attache, de la grosseur d’une aveline, fixées dans l'angle des loges, empilées les unes sur les autres , et revêtues d'une arille complette membraneuse el succulente. La tunique propre de la graine, qui ‘se trouve sous l’arille, contient un gros embryon, composé d’une radicule droite, conique, jaune, et de deux lobes où cotylédons inégaux, plissés et violets. *

Ce fut vers le milieu du dix-septième siècle que les Francais commencèrent à cultiver le cacaoyer dans leurs colonies. Les immenses avantages de cette culture dédommagèrent amplement les colons des travaux qu’elle exige et des diflicultés qui l’accompagnent. Les plants élevés dans nos serres chaudes sont un simple objet de curiosité : ils portent quelquefois desfleurs ; mais ilest presque impossible d’en obtenir des fruits. :

Inutile aux arts, le bois spongieux du cacaoyer est à peine propre au chauffage. Les grandes et belles feuilles mont d'autre usage que de former une bonne terre végétale, un fumier de qualité supérieure. L'arille mucilagineuse acidule

(a) Réunies er un tube gonflé dans sa partie moyenne ; les étamines se divisent en dix parties , cinq plus longues, subulées, stériles, et cinq plus courtes , filifoumes, alternes avec les premières ; portant à leur extrémité une anthère didyme, avec l'apparence de quatre lobes. L'ovaire supérieur , ovale, légèrement marqué de dix stries, tomenteux, Est surmonté d’un style qui se divise profondement en cinq parties terminées chacune par un stigmate aigu, (M

(2) Les fleurs qui se développent sur les menues branches avortent toutes; celles qui naissent sur Je tronc et les grosses branches produisent seules des fruits : encore , à l'exception d’une par bouquet, tout le reste se fiétrit et tombe. 2 dejet

(3) Tous les fruits observés par M. Tarpin, à Saint-Domingue, étaient jaunes; ceux, au contraire, que le docteur Chapotin à recueillis à Pile de France, et qu'il a imités en cire avec un art admirable, offraient une superbe teinte écarlate.

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