AIL
Grec... Sxopod'oy ; &yard'oy (1).
ALLIUM SATIVUM ; Bauhin, Tiyaë, lb. 2, sect. 4.Tournefort, clas. 9 ; Aliacées.
Latin... 2 simon SATIVUM ; caule planifolio bulbifero , bulbo com- Posito ; staminibus tricuspidatis ; Linné > Clas. 6, hexandrie monogynie, Jussieu , asphodèles, ‘ .
Talon RACE ;
Espagnol... Ajo.
TanCais. ... AI.
Anglais... GARLIC.
Allemand... KNOBLAUCH. ” Hollandais... LOOK; KNOFLOOK; KNOPLOOK.
Polonais... CZOSNEK.
Cette plante vivace croit Spontanément dans les pays chauds , en Egypte, en Grèce, en Sicile, en Provence, où elle fleurit aux mois de juin et de juillet.
particuliers, joints ensemble, oblongs et Pointus. Ces bulbes,
gousses d'ail, Ils sont portés sur une sorte de plateau charnu qui jette de nombreux filamens, des espèces de chevelus, lesquels sont, à PFoprement parler, la seule véritable racine-
n'avaient qu’un seul bulbe.
La tige, haute d’un ied et demi, cylindrique, lisse, est 1neS, et non fistuleuses comme celles de lognon (@)
La fleur n’a Point de corolle : elle présente un calice 4 iSix pièces oblongues , disposées en étoile ; six étamines ‘alternativement élargies et à trois pointes, Ces fleurs LT Mmassées en naissant dans une Spathe membraneuse , Sont
blanchâtres ; elles forment, au Sommet de la tige \ une ombelle bulbifére arrondie en tête.
(1) AYArd'oy estil Ja racine de a/lium ? je n'ose l’affirmer. Tontefois, cette étymologie est moins inexacte, moins invraisemblable que celles pro—# Posées par Isidore, Vossius, Baubin, Littleton » Théïs, etc: MY(2) La vraie tige de l'ail consiste Uniquement dans Je Plateau charnu qui -
Orme la base ou le soutien des racines et des bulbes : ce qui porte les fleurs West qu’un pédoncule terminal ét multiflore, (T.)
Le fruit est une capsule courte, trigone , partagée intérieurement en trois loges qui contiennent plusieurs semences sous-orbiculaires. |
L'ail répand une odéur forte, extrêmement volatile et si pénétrante qu’elle imprègne , avec rapidité , toute l’atmosphère d’un vaste appartement. On la retrouve non seulement dans les fluides, mais encore dans les parties solides des animaux. Cet arome, éminemment diflusible , réside dans une huile essentielle citrine , très-âcre, examinée avec beaucoup de soin par M. Cadet, auquel nous devons une excellente analyse de l'ail. Le suc donne un extrait mucilagineux , une matière albumineuse, un parenchyme sec, et une certaine quantité d’eau de végétation. La ténacité du suc d’ail est telle qu’on s’en sert pour lutter , pour recoller les fragmens de fayence fine et de porcelaine. Les cendres fournissent plusieurs sels à base de potasse, de Valumine , du phosphate de chaux, de l’oxide de fer, de la magnésie, de la chaux et de la silice.
Desséché au point de perdre plus de la moitié de son poids, l'ail, dit M. Bodard , ne perd presque rien de sa Saveur ni de son odeur; mais cuit dans l'eau ou dans le vinaigre’, il perd l’une et l’autre , et se réduit en un mucilage très-visqueux , qui peut rendre les plus grands services comme émollient, et remplacer les gommes arabique et adragant. |
Les propriétés économiques et médicales de cetle plante bulbeuse ont été célébrées par les écrivains de tous les temps et de tous les lieux. Au nord comme au midi, l'ail est un des assaisonnemens les plus recherchés, spécialement par la classe du peuple, qui le regarde comme un préservatif, comme une sorte de panacée ; aussi lui a-t-on donné le nom de fhériaque des paysans. Quelques bulbes. mangés avant le paroxysme des fièvres intermittentes, er ont souvent prévenu Le retour; et l'on a tort de négliger ce fébrifuge domestique, dont l'efficacité, déja recounue par Celse, a été confirmée par Rosen , Bergius et d’autres pra= ticiens habiles.
Une longue expérience justifie l'emploi de l'ail à l’époque des épidémies contagieuses ; eb notamment lorsque la peste, exerce ses ravages. La plupart des médecins modernes prétendent que l'ail agit alors uniquement comme tonique Veut-on dire par là que toute autre substance tonique al “même degré , produit absolument le même eflet? Je crois, que c’est une erreur, et, pourtant, je suis très-éloigné de
voir des spécifiques anti-pestilentiels dans l'ail, et dans le.
(51) trop fameux vinaigre des quatre voleurs, dont les bulbes de cette plante sont un des principaux ingrédiens.
Dans le catarrhe pulmonaire apyrétique , et dans plusieurs autres affections morbeuses de l'organe respiratoire , telles que la dyspnée, la toux pituiteuse , l’asthme humide, on administre avec succès l’ail cru, ou cuit dans du lait. Il exerce sur l'appareil urinaire une action très-énergique : souvent, il a calmé les douleurs néphrétiques, et favorisé la sortie de petits graviers ; souvent , il a dissipé les hydropisies.
Le docteur Lind, qui a répandu tant de lumières sur la nature et le traitement du scorbut, prescrit l'usage de l'ail comme un puissant moyen prophylactique et curatif de cette maladie désastreuse,
La vertu anthelmintique de l'ail est constatée par une foule d'observations irrécusables ; il chasse et fait mourir non seulement les ascarides lombricoïdes, mais le redoutable ténia. Employé sous forme de topique , l’ail devient un rubéfiant dont l'utilité ne peut être révoquée en doute. On le pile avec l’huile d'olive, dit Fourcroy, et on en fait une sorte d’onguent extemporané , qui par fois détermine la résolution des tumeurs scrophuleuses : on l’applique aussi sur les brûlures, sur les parties attaquées de goutte; on ‘en frotte la peau couverte de boutons galeux ; enfin, on met quelquefois un pareil mélange sous la plante des pieds, a titre de révulsif.
WWEDEL (George wolfgang), De allio > Diss. inaug. resp. Emhard > In-40, Lene, 1718.
WALLER (albert), De ali genere naturali, Progr. in-4o. Gottin æ, 1745. — Réimprimé, avec des additions, dans les Opuscula botanica de l’illustre auteur ; in-80. fig. Gottingue, 1740. »
(La plante est réduite 4 moitié de grandeur naturelle )
1. Fleur entière un peu plus grande que nature. 2. Calice ouvert.