‹ Flore médicaleChapitre 30 sur 86 · Calice. ; Ke · texte numérisé non relu

Calice. ; Ke

4 Fruit de grosseur naturelle : en @ , le pédoncule devenu charnuet sue culent ; en b, le fruit proprement dit, ce que l’on appelle la noix.

5. Noix coupée horizontalement, dans laquelle coupe on distingue dans

Pépaisseur de la coque les cellules qui contiennent un suc noirâtre ct

caustique, n 6 $ 6. Amande, 1} | PEAR, ch 4 F F “s z DL OR.

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ANAGYRE.

LT AIRE &væryUpis., Boscoride ; 2Y4YUPOS; Va Upoy aKOTOY. ANAGYRIS FOETIDA; Baukin, [upæË, lib. r 1, sect. 1. Tour—

LPS - nefort, elas. 22, arbres papilionacés. Linné, clas. 10 a décandrie monogynie. Jussieu > Clas. 14, ord, 11, légumineuses.

Zialien. . ... , ANAGTIRI; ANAGIRIDE.

Espagnol... AnaGIRys. HS | Français .... ANAGYRE 5 ANAGIRE ; BOIS PUANT. Anglais. ….. ANAGYRIS; STINKING BEAN-TREFOIL. Allemand... STINKBOHNENRAUM, Hollandais. “ STINKENDE KLAVERPBOOM.

Cet arbrisseau ‘qui croît sur les montagnes de la Grèce, dé l'Italie, de l'Espagne et des départemens méridionaux de la France, s'élève jusqu’à la hauteur de dix pieds, La tige est droite, rameuse, recouverte d’une écorce cendrée, .: Ve A en Leu - Les feuilles sont alternes , pétiolées, composées de trois folioles ovales, oblongues, sessiles > Pubescentes en dessous À terminées par une petite pointe particulière, et plus longues chacune que le pétiole commun qui les soutient : les stipules sont opposées aux pétioles, et bifides à leur sommet. Les fleurs naissent trois ou quatre ensemble par petits uquets latéraux et axillaires , portées chacune sur un pédoncule plus court qu'elle. Ces fleurs s'épanouissent au moïs de mai, et sont d’un jaune pâle, excepté leur pétale supérieur qui est taché en dessus d’un jaune brun. Chaque fleur présente un calice monophylle , campanulé , persistant, et dont le bord est partagé en cinq dents pointues ; une corolle papilionacée, remarquable par sa carène fort alongée, âiusi que par son pavillon très-court et un peu réfléchi en. dessus ; dix étamines, dont les flamens sont libres ; un ovaire oblong, chargé d’une style de la longueur des étamines , et terminé par un stigmate simple et pubescent. Le fruit est une gousse de la longueur du doigt, presque <ylindrique , recourbée à son extrémité (1), et renfermant rois à cinq graines réniformes ; qui acquièrent une couleur bleuâtre en mürissant (2) = |

. (1) Cest à cette forme du égume que l’anagyre doit son nom, de Yet Preposition employée pour indiquer la ressemblance, on

Pour exprimer avec , Æn haut, et YVPOS ; tout à la fois substantif et adjectif, qui signifie cercle ; » &ourbure, 6 tra ‘

(2) Cette description très-exacte est due au professeur Larnarck.

| (66) Toutes les parties de l’anagyre ont une saveur amère très= rononcée; elles exhalent, surtout lorsqu'elles sont froissées, l'odeur fétide qui'a valu à cette plante la dénomination de bois puant (5). Aussi tous les animaux s’en éloignent-ils, et même les abeilles, d’ailleurs si peu délicates sur le choix des fleurs. Du fromage fait avec le lait de brebis ou de chevres qui, pressées par la faim, avaïent brouté cette plante, a produit de violens vomissemens, des cours de ventre, et mus les personnes en danger de mort(4). Mattioh a vu des bergers, qui par méprise avaient mangé des gousses d’anagyre, vomir Jusqu'au sang. ‘ + Faut-il d’après ces observations , rejeter le bois puant comme une substance toujours inutile, et même dange- M reuse ? Non, sans doute, et je pense au contraire que Yanagyre administrée par un praticien habile, peut rendre de grands services à la thérapeutique ; car c’est surtout parmi les végétaux suspects qu'il convient de chercher les remèdes M héroïques. M. Biett prescrit les feuilles d’anagyre à la dose de trois ou quatre gros en infusion dans un véhiculeaqueux, ayec une quantité suffisante de sirop , de sucre, ou de miel; il ajoute que c’est un des purgatifs dont on pourrait se ser- 1 vir avec le plus d'avantage pour la classe indigente ou dans les hôpitaux : Peyrilhe conseille d'appliquer ces feuilles . pilées sur les tumeurs ed préférer les grames, comme émétiques et aristolochiques TEAM * Le bois d’anagyre est très-dur, et résiste longtemps aux injures atmosphériques; on en répare, selon Mattioli , les arcs les plus solides, et les mer leurs échalas. CO

(3) Frappés de cette fétidité, les Grecs disaient en proverbe, æY4yVPIP\ HIYetY , secouer l’anagyre , pour caractériser l’imprudencé de celui qui parle L de faits qu'on peut lui reprocher ; manière de s'exprimer, que nous rendonsM plus délicatement par lantiphrase : remuer le pot aux roses (Mordant De

launay ). | e (4) Peyrilhe, Tableau méth. d’un cours d'hist. nat. méd., 1804.

\ (La plante est de grandeur naturelle)

\ r. Calice, étamines et pistil.

2. Les cinq pétales qui composent la corolle. 3. Fruit de grandeur naturelle.

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