‹ Flore médicaleChapitre 33 sur 86 · CUS EE · texte numérisé non relu

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Grec....... aVEUOVN AEkovie.

PULSATILLA NIGRICANS ; vulg.

PULSATILLA FLORE MINORE NIGRICANTE; Bauhin, Tiyaë ; Latin. ..... lib. 5, sect. 2. T'ournefort, clas. 6, rosacées.

ANEMONE PRATENSIS; pedunculo involucrato, petalis apice reflexis, foliis bipinnatis ; Linné, clas. 13, polyandrie polygynie. Jussieu , clas. 13, ord. 1, renonculacées.

Ttalien...... ANEMONE DE? PRATT. - Æspagnol.., ANEMONE PRADEROSA.

Français. ... ANÉMONE ; ANEMONE DES PRÉS ; PULSATILRE NOIRAÂTRE, Anglais. ... MEADOW-ANEMONE ; DARK-FLOWEREN ANEMONE. Allemand... “WIESEN-ANEMONE ; SCHWÆRZLICItES WINDROESGHEN ; KUE— CHENSCIELLE ; OSTERBLUME.

Hollandais .. werpg-anEmoon. :

Cette plante vivace croît sur les pelouses sèches de VAIlemagne, de la Suède, de la Pologne, et de plusieurs autres contrées septentrionales de l’Europe. ;

La racine, longue à peu près comme le doist, est fibreuse, noirâtre, et divisée à Son collet en plusieurs souches courtes et chevelués.

Les tiges sont cylindriques, velues, hautes de cinq ou six

ouces. 6 | Les feuilles, qui partent de la racine, sont pétiolées, deux fois ailées, multifides, à découpures très-menues. . La fleur, pendante du sommet de chaque tige (1), pré-

sente une corolle campanulée, dont tous les pétales rapprochés inférieurement, s’éloignent de plus en plus jusqu’à leur pointe, qui est réfléchie en dehors; ils sont d’une couleur rouge-brune : le calice manque : il est en quelque sorte remplacé par une espèce de collerette, située à plus d’un pouce audessous de la corolle, et partagée en un grand nombre de folioles étroites et velues. |

Le fruit consiste en un amas de graines nuës, situées sur un réceptacle commun, et surmontées de longues queues plumeuses. -

Toutes les parties de l’anémone sont presque inodores ; mais elles sont imprégnées d’une Acreté qui, moins pro-

(1) Pline dit que l’anémone doit son nom (de VE]L0$ , vent), à ce que sa leur ne s’épanouit que par le souflle du vent, Mappus et Théis pensent que MPanémone est ainsi nommée parce qu’elle croît aux lieux élevés et battus A vents. Ne serait-il pas plus ratsonnable d'attribuer cette dénomination à ce que bla fleur et le fruit de la pulsatille , présentant une surface étendue, et portés sur une faible tige , sont agités par le vent le plus léger ?

7°. Livraison,

| (76) ‘0 noncée dans la racine , se manifeste surtout dans les feuilles Ces feuilles sont pourtant recherchées des moutons, qu’elles F nourrissent mal; elles facilitent même le développement dela pourriture chez ces animanx , ainsi que l’observe M. Huzard.

L'eau distillée d’anémone est âcre et pénétrante ; elle dé-M pose ; au bout d’un certain temps, des cristaux blancs , striés, de nature camphrée. Ces cristaux ont offert au célèbre pro fesseur Murray une particularité bien remarquable. Presque insipides dans leur état d’intégrité, ils acquièrent par la fusion à la flamme d’une bougie une extrême causticité.

Le docteur Stærck a rangé l’anémone des prés parmi les plantes héroiïques injustement négligées ; 1l la recommande sous les diverses formes de poudre, d’extrait , d’infusion, d’eau distillée , contre une foule de maladies tellement va= riées , qu’elles ne semblent guère devoir céder aux mêmes. moyens thérapeutiques. En effet, l’archiâtre viennois trace, une longue énumération dans laquelle on voit figurer la pa= ralysie, la mélancolie, l’aménorrhée , les symptômes les plus graves de la siphuilis, tels que tophus, condylomes ulcères sordides, caries, douleurs ostéocopes. Stærck vante principalement l’anémone comme le remède par excellence des maladies des yeux Il cite des amauroses , des cata ractes /{ des ptérygions , des néphélions , guéris ou singuliè= rement améliorés par l'administration de cette plante. Les expériences du baron autrichien ont été repétées sans suc ‘cès par Schmucker, Bergius, Richter, et d’autres praticiens d'un mérite et d’une probité également irrécusables. Faut-il pour cela bannir l’anémone de la matière médicale? Non sans doute : il faut réitérer les essais, et ne pas négliger là propriété irritante , rubéfiante, épispastique, de ce végétal, que dans certains cas on a substitué aux sinapismes et aux vésicatoires.

La coquelourde, arzemone pulsatilla, L. se rapproche sin gulièrement de l’'anémone des prés, par ses propriétés mé dicales comme par ses caractères botaniques ; elle semble même ne s’en distinguer que par la plus grande élévatio® de sa tige et la rectitude de ses pétales: ;

L’anémone des bois , ou sylvie, aremone nemorosa, est rarement administrée à l’intérieur : on préfère l’applis quer sur diverses-parties du corps, à titre de révulsif, dans la céphalée, le rhumatisme, la sciatique; on en fait un épis carpe qui, dit-on, guérit fréquemment la fièvre tierce. |

- Plusieurs espèces et variétés d’anémones font l’ornement: des jardins, et les délices des amateurs. ;

À HELWING ( ceorge-André), Floræ campana, seu pulsatilla cum suis Sp eh ciebus et varietatibus methodicè considerata , et interspersis uaris ob servationibus ocults curiosorum exposita ; in-40. fig. Lipsiæ , 1720.

STOERCK (antoine), Zibellus de usu/medico pulsatillæ nigricantis ; in-8o.

. fig. Findobonæ , 1771.

(La plante est de grandeur naturelle)

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