‹ Flore médicaleChapitre 37 sur 86 · DUR NS · texte numérisé non relu

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du philosophe d’Anazarbe. 1] mentionne d’abord la qualité

L'anis est cultivé en grand dans diverses contrées de

Fgrope qui ne le produisent pas spontanément, telles que la Saxe, la Thuringe, la Franconie : on en fait surtout des

Touraine, nommée à si juste titre /e Jardin de la France. On aide la germination, dit M. De Launay (2) par des arrosemens qu'il faut continuer si la saison est sèche; car l’anis aime à avoir. le pied hümide et la tête au soleil. Quel-

quefois les racines repoussent encore la seconde année,

bien que cette plante soit généralement annuelle, On ne fait aucun usage des racines d’anis; les feuilles sont très-rarement employées; mais les graines sont l’objet

d'un commerce étendu. Leur saveur piquante agréable ,«

lodeur suave qu'elles exhalent, justifient la célébrité dont elles jouissent et l'immense consommation qui s’en fait. Dans certains pays du Nord elles entrent dans la fabrication du«

pain; dans d’autres, l’on se contente de les semer à la sur- }

face de la pâte; chez nous ce sont principalement les confiseurs qui s'emparent de l’anis , avec lequel ils font des dragées, et des liqueurs excellentes, telles que la fameuse anisètte de Bordeaux. D al , Depuis: un: temps immémorial l’anis occupe une place»

distinguée dans la matière médicale. Dioscoride énumère« les vertus de ces graines avec sa concision accoutumée, et

cependant avec une telle sagacité, qu'après deux milles années on est réduit en quelque sorte à copier les expressions

échauffante de l’anis, qui est effectivement une des quatre.

semences chaudes majeures (3) ; il le proclame que

comme diurétique, excitant, carminatif, galactopoïétique ,«

aphrodisiaque; il le dit propre à calmer la céphalalgie, a modérer les fleurs blanches, à étancher la soif des hydro= E

piques, à corriger la mauvaise haleine.

C’est principalement à titre de carminatif met peuple ;

se sert de l’anis, et c’est précisément cette propriété sur

laquelle M. Macquart a élevé des doutes qui ne sont pas}

dépourvus de vraisemblance. Voici comment il s'exprime à

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