‹ Flore médicaleChapitre 7 sur 86 · DS · texte numérisé non relu

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2 SUV ACHE (hi).

Grec...... SA€IOSENIVOY , Dioscoridis ?

‘APIUM; PALUDAPIUM, Vulg.

APIUM PALUSTRE et APIUM OFFICINARUM ; Bauhin, Tluivaë, lib. 4, sect. 4, Tournefort, clas. 7, ombellifères. :

APIUM GRAVEOLENS ; foliis caulinis cuneiformibus'; Linné, clas. 5, pentandrie digynie. Jussieu, clas. 12, ord: #1, ombellifères

Jtalien...... Appro.

Espagnol... Apio comux.

ACHE; CELËRI DES MARAIS; PERSIL DES MARAIS, PERSIS oborANT, Liamarck.

Anglais, ... smArLAcE. à

Allemand... rPPICH; WASSEREPPICIT; WILDER SELLERIE.

Hollandais ++ EPPE ; EPPENKRUID.

Datin.

Français...

Cette plante bisannuelle croît dans les terrains humides, marécageux, de presque tous les climats. +

La racine épaisse , fibreuse, pivotante , rameuse , roussâtre en dehors , blanchâtre en dedans, est quelquefois chargée de plusieurs têtes.

Les tiges assez nombreuses et divisées en rameaux diffus , s'élèvent jusqu'a la hauteur de deux pieds : elles sont creuses, glabres, sillonnées et noueuses. ;

Les feuilles radicales sont opposées, rougeâtres , cannelées, et comme composées de deux ou trois paires de folioles rangées sur une côte terminée par une feuille impaire; celles de la tige sont alternes, sessiles , cunéiformes, dentées.

Les fleurs se composent d’ombelles terminales ou latérales, dont la plupart naissent de l’aisselle des feuilles. La corolle est formée de cinq petits pétales, disposés régu- | lièrement en rose, et de couleur blanche jaunâtre.

Le fruit est composé de deux graines nues, ovales , grisätres, striées d’un côté, planes de l’autre. . Toutes les parties de l’ache ont une odeur forte, aromatique, peu agréable , une saveur légèrement âcre et amère.

à racine, qui répand un suc jaunâtre, perd son odeur et Sa Saveur par la dessiccation. Elle est une des cinq racines apeériives majeures, dont les anciens se servaient pour combattre les obstructions viscérales et stimuler les organes urinaires : Hippocrate lui avait déjà reconnu cette propriété.

(1) Le mot ache est évidemment formé de apium, dont les érudits n’ont jus= qu'à présent donné que de fausses étymologies. Isidore le dérive de apex, nr. qu’on en couronnait les vainqueurs ; d’autres le font venir de apis, sous e prétexte frivole que les abeilles vont puiser le suc de ses fleurs; d’autres de #TI0V (neutre dorique de NT10$), doux, etc.

Les feuilles d’ache ne sont pas rejetées par tous Îles ani maux : les chèvres, les moutons, et quelquefois les vaches s’en nourrissent; mais les chevaux n’y touchent pas. Les habitans peu fortunés de certains endroits de l'Allemagne en mettent dans les potages pour en rehausser la saveur. Pilées et appliquées sur les contusions, elles agissent comme résolutives; aussi les emploie-t-on avec succès pour diminuer ou dissiper le lait qui gonfle ou engorge les mamelles. Tournefort conseille de prendre six onces du suc des feuilles d’ache, au début du frisson des fièvres intermittentes, qui souvent, à l’aide de ce remède simple et économique , disparaissent sans retour. Bauhin recommande le même suc pour déterger et améliorer les ulcères scorbutiques, cacoëèthes, carcinomateux. La graine, qui fournit une huile aromatique, est une des quatre semencès chaudes mineures, dont la thérapeutique moderne ne fait presque plus aucun usage. Elle s’est également aflranchie de la plupart des préparations polypharmaques, dans lesquelles entre l’ache ; tels sont l’orviétan, lélectuaire de psyllium, le philonium romanum, les pilules dorées , la poudre lithontriptique de Renou, la benedicte laxative, l’emplâtre de bétoine, l’onguent mondificatif d’ache, etc.

Rien ne prouve mieux la puissante et utile influence de la culture, que la conversion de l’ache en céleri. On voit avec surprise un végétal qui, daus son état sauvage, affecte désagréablement l’odorat et le goût, perdre dans nos jardins toutes ses qualités délétères, acquérir une saveur excellente, et devenir une des plus précieuses plantes potagères.

(La figure est moitié de grandeur naturelle}

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