‹ FlorenceChapitre 25 sur 102 · FRANÇOIS I · texte numérisé non relu

FRANÇOIS I

PPELÉ à recueillir la succession paternelle, François, l'aîné des fils de Cosme, avait appris le gouvernement pendant dix années à côté de son père, et, quand il vint au trône, il était mûr pour le pouvoir. Il a montré de hautes qualités. C’était un prince pacifique, amoureux des choses de l'art, grand constructeur, et qui a laissé sa trace à Florence- Tl a eu sous son règne les derniers grands artistes de la période de la Renaissance : Bernardo Biiontalenti et Jean de Bologne ; il pratiquait lui-même la gravure en pierres fines, et c’est sous lui qu’on a développé l'art des pierres spécialité de Florence.

A la fin du xvi'' siècle la Toscane est tranquille, François L'^' élève Pratolino et y dépense sept cent quatre-vingt-deux mille écus d’or. Là il donne cours à son goût pour les jardins, les jeux d’eau, les constructions rustiques. C’est à François 1'’“' qu’on doit les longues galeries des Offices où sont exposés les chefs-d’œuvre de la peinture et de la sculpture. Buontalenti construisit pour lui la salle ovale si célèbre sous le nom de Tribune^ où on rassembla les chefs-d'œuvre des diverses écoles. Jean de Bologne donna libre cours à sa puissante fantaisie dans les jardins Boboli, et c’est de ce temps que datent le Géant qui représente l’Apennin et le fameux groupe des Sabines qui ligure sous la loge des Lanzi.

François avait épousé, en 1565, la fille de l’empereur Ferdinand, sœur de l’empereur Maximilien, Jeanne d’Autriche ; il avait eu d’elle trois filles et un fils nommé Philippe : tous moururent, à l’exception de Marie, la dernière, qui devait devenir reine de France par son mariage avec Henri IV.

Le fait dominant de la vie privée de François Pq ce qui en fait une figure humaine et pittoresque, c’est son amour pour la fameuse Bianca Capello qui devait devenir orandeduchesse de Toscane. François, qu’on a représenté comme une nature libidineuse et féroce nous semble avoir été plutôt un caractère faible et facile à dominer. Dès qu’il vit la paix régner partout à Florence, il se reposa sur ses ministres pour gouverner ses États, et s’adonna tout entier au plaisir et aux arts ; il était très-lettré aussi, et protégea rimprimerie et la littérature. On a conservé de lui une correspondance avec Aide Manuce et avec Ulysse Aldovrandi le grand imprimeur.

C’est un bien curieux épisode de l'histoire de Florence que cette fortune d'une étrangère, échappée la nuit du palais de son père, qui vient échouer à la Cour et finit par devenirgrande-duchesse. Nous avons traité le sujet dans notre Venise; mais le côté florentin a aussi son intérêt. Barthelemi Capello, patricien, avait eu de sa femme, une Morosini, une fille

dures au point d’en faire une

nommée Bianca, née en 1548. Bartiielemi, à la mort de la Morosini, se remaria à Lucrezia Grimani; très-jeune encore la Grimani s’inquiéta assez peu de Bianca et la laissa plus libre quil ne convenait à une jeune patricienne. Un jour, de son balcon, elle vit un galant jeune homme, Pietro de Zenobio Bonaventuri, qui la regardait avec une persistance passionnée ; il revint fréquemment à la même fenêtre, on échangea des signes, puis des correspondances :

un rendez-vous enfin s’ensuivit.

Comme Bonaventuri n'était à Venise que par hasard, car il habitait d'ordinaire Florence, Bianca, un beau soir, glissa silencieuse dans une gondole et s'enfuit avec son amant.

Ceci se passait dans la nuit du 28 au 29 novembre 1563.

Une fois à Florence, Bianca devint l'épouse de Bonaventuri. C'est pendant la vie de son mari que Bianca Capello, à laquelle sa fugue de Venise avait fait une éclatante célébrité, fit la rencontre du grandduc François. Le mari ferma les yeux sur leurs relations, on lui donna un emploi au palais, et, comme de son côté il ne se gênait guère pour courir le guilledou, on l’attira dans un guet-apens où il laissa la vie. Il n'est point prouvé que François ait trempé dans ce crime dont plusieurs historiens l'ont accusé; mais il est bien certain que l’événement arrivait à point.

Il n'y avait plus d’obstacle à leur union, puisque Jeanne d’Autriche était morte. Bianca était veuve; elle était habile et souple, elle rêvait la CQuronne; François demanda sa main au sénat de Venise. Toujours prudents, les sénateurs, voyant cette alliée inattendue qui pouvait leur concilier les bonnes grâces du souverain de la Toscane, s’empressèrent d’accorder la main de celle qu’hier encore on regardait à Venise comme rayée du Livre d'or à cause de san escapade.

Les fêtes du mariage de Bianca Capello ont eu un retentissement considérable ; elles ont été consacrées par la gravure en un recueil devenu assez rare, intitulé Festi nclh nozze del

FRANÇOIS r

sereiiissimo Medici grau duca di Joscana e délia serenissima sua consorte la sigu. Bianca Capello. Raffaello Gualterotti. — Giunti 1579. Nous empruntons à ce recueil, qui nous est obligeamment prêté par les héritiers du grand érudit Firmin-Didot, les planches destinées à donner une idée du singulier aspect que devaient offrir ces extraordinaires mises en scène. Les Noces de l’empereur d’Autriche célébrées, il y a quelques mois à Vienne sous

la direction du peintre Mackart, nous font comprendre ce que pouvaient être de tels spectacles. Mais, sous la Renaissance italienne, toutes les choses ont un piquant, un inattendu et une intensité quelles n’acquièrent nulle part. Quand Lucrèce Borgia entre à Rome, elle est suivie de deux cents dames à cheval, toutes magnifiquement parées, accompagnées chacune du cavalier qu’elle a choisi. J’ai déjà fait une description des Triomphes sous Laurent de Médicis. Laurent, un jour, écrit au pape afin d'obtenir deux éléphants pour compléter son cortège, et le pape, à défaut d’éléphants, lui envoie deux léopards et une panthère.

Les fêtes célébrées pour l’entrée de Bianca Capello ne l’ont cédé à aucune pour le faste; on peut même dire que ce sont les dernières qui se soient signalées par le goût dans l’exécution; il y en aura de plus somptueuses, mais elles perdront ce cachet de noble élégance qui est spécial aux beaux siècles de l'art en Italie. Un verra défiler dans ces pages chacun des groupes importants qui composaient cet ensemble. Le char de Bianca était traîné par des lions; mais, pour les autres chars, on avait déguisé des chevaux en bêtes féroces, les harnachant avec des peaux et des fourrures de manière à en faire tantôt des griffons, tantôt des licornes; on alla même jusqu’à prendre des buffles énormes et à les revêtir de peaux d’éléphant. On peignait en or plein des hommes nus et des femmes pour figurer les divinités mythologiques. Ces jours-là Florence était ivre, et ainsi le populaire passait sur les défauts d’un prince qui lui préparait d’aussi splendides divertissements.

Les deux époux ne furent unis que pendant sept années ; ils moururent le même jour, le

Bianca Capello, deuxième femme du Grand-Duc François-Marie, 154S-1587. Par le Bronzino. — (Musée des Offices.)

19 octobre 1587, à quelques heures de distance, dans leur villa de Poggio Cajano. On ne manqua point d’attribuer leur mort simultanée au poison qu’on leur avait versé; mais Litta, qui est un historien des plus recommandables, dans ses Généalogies des familles italiennes, a été encore plus loin que la plupart de ceux qui ont soupçonné la complicité des Médicis. Il

n’emploie pas la forme dubitative. Bianca, selon lui, aurait voulu empoisonner son beau-frère, en lui faisant servir une tourte ; son mari aurait goûté le gâteau et serait ainsi devenu la première victime de cet empoisonnement.

C’est alors que sa femme se serait empoisonnée elle-même.

Pour compléter le

drame, on veut que le cardinal de Médicis, survenu sur ces entrefaites, ait tout appris et, afin d'empêcher qu’on leur portât secours, ait gardé la porte de 1 appartement avec une férocité que personne ne put attendrir, jusqu’à ce qu'il se fût bien convaincu de la mort du duc et de celle de Bianca Capello.

François de Médicis. 1541, Par le Pastorino. (Cabinet de Paris.)

Bianca Capello, 154S-1587.

Par le Pastorino. (Cabinet de Paris.)

Mais il y a à la décharge cument; c’est une lettre de Piccolomini, où il s’exprime trailles des deux cadavres Baccio Baldini et Léopoldo tous deux présentaient les tion dans les parties du foie et était hydropique depuis deux corps de l’eau en abonqu’ils sont morts empoisontions sont mensongères, et la mort du duc et de Bianca Il est certain toutefois Bianca la sépulture ducale;

des Médicis et des Capello.

de Bianca un important do- Vittorio Soderini à Silvio ainsi. « On ouvrit les enavant de les ensevelir, et da Barga m’ont assuré que mêmes caractères de corrupdu poumon. Bianca Capello ans, et l’on trouva dans son dance. Le vulgaire a cru nés, mais toutes ces asserles plus habiles croient que Capello a été naturelle ».

qu’on refusa au corps de

on lui donna pour dernière demeure la fosse commune de San Lorenzo, et l’on réunit les cendres de François I"’'. à celles de sa première femme, Jeanne d’Autriche. J’ai dit qu’il ne laissait qu’une fille, Marie de Médicis, depuis reine de France; son frère Ferdinand lui succéda. Les portraits de Bianca Capello sont nombreux; Venise en possède quelques-uns, mais les plus authentiques sont à Floience, dans la collection Pitti. Au Palazzo Vecchio, dans l’appartement dit« des Papes», a coté de la grande salle des Quinze-Cents construite par le Vasari, il en existe un qui nous la montre sous le jour le plus séduisant.

FERDINAND F

FERDINAND F--

N eût dit que le fils de Cosine F''' et d’Éléonore de Tolède, qui devait succéder à François F'' comme grand-duc, se trouvât à l’étroit dans la Toscane comme dans un royaume trop peu vaste pour son génie. Par le fait, il y avait en lui l'étoffe d'un conquérant, et ce prince est un des premiers, depuis les Médicis du xv" siècle, qui aient tenté de porter leur action souveraine au delà de l’Italie.

Il y a deux phases bien distinctes dans la carrière de Ferdinand. Voué d’abord à l’Église, il obtient la pourpre cardinalice, grâce au nom qu’il porte, et il vit à Rome dans le faste qui convient à un Médicis. Caractère haut et ferme, on le craint au Vatican plus qu'on ne l’aime; cependant il est assez habile pour exercer une influence considérable sur le sacrécollége, et on dit que, dans les questions difficiles, son action est tout aussi considérable que celle du pontife lui-même. Sous la pourpre, toutes ses entreprises ne pouvaient avoir qu’un caractère pacifique, et il tourna son activité vers l’organisation de ce que nous appelons aujourd’hui les Missions. En vrai Médicis qu’il est, mêlant à l’esprit de propagande l'esprit de culture intellectuelle, on le voit protéger l’étude des langues orientales, monter à ses frais une imprimerie en caractères orientaux, et organiser avec une ardeur qui ne se dément point des missions étrangères dont il paye les frais, et auxquelles il adjoint des jeunes arabisants qui reviendront plus tard à Rome fonder un collège où l’on enseignera l’arabe, le sanscrit et l'indoustani. En même temps, il fait traduire les œuvres philosophiques, mathématiques et médicales en arabe, et les répand au loin. Le faste lui est familier; au milieu de ses occupations toutes pacifiques, il se fait toujours suivre d’une nombreuse escorte de cavaliers, imitant en cela l’exemple de son parent le cardinal Hippolyte, qui semblait un général en chef au milieu de ses troupes. Le pape, un jour, après je ne sais quelle démonstration trop autoritaire, prétend l'enfermer au château Saint- Ange : le cardinal Médicis va au-devant du danger et vient à l’audience pontificale avec une cuirasse sous sa siinarre. Le pontife s emporte au point de lui dire qu’il est en son pouvoir de lui enlever le chapeau, insigne de la dignité. Médicis répond qu’à défaut du chapeau il prendra la couronne de fer.

Il devient grand-duc par la mort de son frère, et il se révèle immédiatement ; il se porte d’abord vers les arts et la littérature ; il protège l'Ammirato et Gabriel Chiabrera ; fait construire un collège à Pise, sous le nom de collège de Ferdinand; c’est à lui qu’on doit ce monumeiu extraordinaire enfermé dans un autre monument, la Chapelle des Médicis de San Lorenzo, fabuleuse construction où l’on a entassé les marbres roses, les matériaux les plus précieux, et où la grandeur matérielle et la richesse remplacent le goût et la grandeur qu’imprime le

génie. Un siècle plus tôt, et la chapelle des Médicis était l'œuvre la plus splendide du monde entier; mais il était déjà trop tard; Brunelleschi, Bramante, l’Alberti, les Michelozzo, Michel- Ange, tous les géants, tous les monstres de génie qu’avait connus la Florence du xv'^ siècle et la première moitié du xvi‘', étaient descendus dans la tombe et, à deux pas de la Sacrisiïa niiova, de l’austère grandeur des tombeaux, où la Nuit et le Jour, et l'Aurore et le Crépuscule veillent sur l’iirne de Laurent et de Julien ; on allait déployer le faste le plus prodigieux

peut-être qu’ait connu l’époque moderne; mais on avait le droit de dire que, ne pouvant plus la faire belle, ils allaient faire riche cette dernière demeure des derniers Médicis.

Ce ne fut point, d’ailleurs, l'œuvre d’un seul règne ; quoique l’histoire, d'ordinaire, donne à Ferdinand h'^' l’érection de cette Chapelle des Princes, chacun de ceux qui vinrent après lui y travailla ; il est certain cependant qu’il en étudia les plans avec un architecte appelé Matteo Nigetti. Déjà François Fr avait eu l'idée de ce Panthéon.

Chacun des Médicis avait eu, çà et là, dans San Lorenzo, son urne sépulcrale d’un sous le pavement du maître-autel, l'autre dans la vieille sacristie; ceux-ci dans la chapelle neuve : il fallait une dernière demeure digne d’un si grand nom, on allait la construire.

Il a circulé de tout temps à ce sujet une très-singulière légende qui a trop de consistance et qui est soutenue par trop d’autorités pour qu’on n'en tienne pas compte : on dit que l'émir Facardin, qui se vantait de descendre de Godefroy de Bouillon, et qui, conservant la haine des Ottomans, était passé en Italie et y avait eu l’occasion d’être reçu par les Médicis, les avait entretenus dans l’idée qu’il pourrait facilement enlever aux Turcs le tombeau de Notre-Seigneur Jésus-Christ et le porter en vainqueur à Florence même, où on pourrait lui élever un temple digne de la chrétienté. Ferdinand aurait alors résolu d’ériger le Sépulcre

Le Cardinal Ferdinand de Médicis {plus tard Ferdinand 1'’). Par Scipioi (Collection Pitti.)

FERDINAND I-

dans la chapelle des Princes et, l’illusion s’étant évanouie, il n’y avait plus quà le convertir en Panthéon des Médicis.

C'est peut-être une légende, je le répète; mais si on lit Giovanni Mariti [Istoria di Faccardino. — Livorno, 1787), on verra qu’il en tient compte. La seule objection à faire, cest que le voyage de l’émir à Florence date de 1604. Quoi qu’il en soit, la chapelle fut construite, on y dépensa vingt-deux millions ; et, en la visitant, on peut comprendre qu’il n’y ait rien d exagéré dans ce chiffre. La grandeur matérielle est imposante, les matériaux sont des plus pré¬

cieux ; tout ruisselle d’or, de marbres, de pierre dure. Du sol à la coupole intérieure on mesure soixante mètres, et il y a disproportion évidente entre les Médicis de la fin de la race, dont les statues, sculptées par Jean de Bologne et Tacca, se dressent dans les niches, et ce monument extraordinaire. Au-dessous du sol est un caveau aux diverses chapelles ; les nombreux Médicis qui n’occupèrent point le trône grandducal y reposent. Les deux belles statues de bronze qu’on voit représentées dans l’illustration sont celles de Cosme II et de Ferdinand pr, le fondateur.

C’est encore le temps, à Florence, des belles statues équestres, et Ferdinand, qui avait le goût de la sculpture, fit élever à la mémoire de son père Cosme I®^ celle qui se dresse à côté de la

fontaine de l’Ammanatl, sur la Ferdinand l" de Médlds. (Grand-duc de Toscane.) Par Scipione Gaëta.

place du Palais-Vieux. La sienne

propre d'une belle tournure héroïque, un équestre coulé en bronze par le Tacca, est sur la place de l’Annunziata ; c'est son propre fils Ferdinand II qui la fit éleyer. Ptse et Livourne lui doivent de nombreux monuments; il continua à Florence l'œuvre d'embellissement com¬

mencée par son père et son frère. ^

Sa politique extérieure fut assez grandiose, empreinte d'ailleurs d'un certain esprit d aventure ■ c’était le moment des incursions des Turcs et des nations barbaresques, le siècle avait vu et voyait encore ces audacieux corsaires, venus de l’autre côté de l’Adriatique, s’embosser devant les villes du littoral et bombarder des cités inoffensives, comme Otrante, détruite de

fond en comble et qui jamais ne s'est relevée du coup que lui porta l'Ottoman. Charles-Quint et Cisnéros avaient conduit les flottes devant Alger, Bone et les côtes du Maroc ; l'ordre des chevaliers de Saint-Étienne, créé par un des aïeu.x des Médicis, devait avoir sa part de ce mouvement contre l'infidèle. Ferdinand organisa la course et, par pur amour de la gloire, cingla avec une flotte vers Bone, soutenu d'ailleurs par le pontife. Il remporta maintes victoires navales, et nombre de ses portraits le représentent en amiral avec des attributs maritimes. Sur terre aussi, du côté de Pesth et du Danube, il envoyait des secours à l'empereur harcelé par les Turcs. Si l'on regarde attentivement l'écusson qui orne la base de sa statue sur la place de l'An-

Ferdinand I". 1549-1609. lllinZItltil, 011 Verra qu'il avait inodi- Christine de Lorraine. 1595-1636.

Par le Mazza. (Cabinet de Paris.) C'i r, i ni--... -, -, P-'*’' Mazza. (Cabinet de Paris.)

' he les Impresa des Médicis de la

branche aînée et pris pour lui Y Abeille avec un essaim et la devise Majestate tantum. C’est

à Livourne, où il s’était embarqué, qu’on retrouve rallusioii la plus frappante à cette partie

de sa carrière dans une statue de marbre représentant Ferdinand en costume de guerre, avec trois esclaves turcs enchaînés à la base. C'est l'œuvre du Tacca, le grand sculpteur du xvri'-' siècle à Florence.

On ne voit point quil y ait eu à reprocher à Ferdinand une hauteur excessive, ni forfait sanglant, comme ceux qui déshonorèrent la mémoire de quelques-uns de ses ancêtres. Il mourut très-âgé, le 7 février 160S. Sa femme, Christine de Lorraine, lui avait donné un fils, Cosine, qui lui succéda.

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