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JULIEN DE MÉDICIS

à conspirer et à chercher par quels moyens ils pourraient changer la forme du gouvernement. Leur conclusion était dramatique : la mort seule de Julien et de Laurent pouvait leur donner le moyen d’arriver à leurs fins. Ils ne doutaient pas de l'appui du saint-père, à la condition toutefois qu’on lui montrât la solution évidente et facile. Ils s’en ouvrirent aussi

Collection du Palais Pitti. — La Balia di Casa Médici, nourrice de la Famille des Mtidicis, par Paris Bordone.

à Francesco Salviati, archevêque de Pise, prélat ambitieux et qui avait beaucoup souffert par la famille des Médicis.

Salviati entra dans le complot, mais ils eurent plus de peine à y enrôler le vieux Jacopo dei Pazzi ; il les suivit cependant ainsi qu’un autre Jacopo, fils du célèbre littérateur Poggio, deux autres Salviati, l’un frère et l’autre parent de l’archevêque Bernardo Bandini et Napo-

léon Franzesi, énergique, jeune, courageux, très-dévoué aux Pazzi. GiovanbattLsta de Montesecco, condottier à la solde du pape avec Antonio da Volterra, et un prêtre nommé Stefano les suivirent aussi. Riiiato de Pazzi, homme prudent et grave, qui connaissait les dangers et les maux qui résultent d’une pareille entreprise, ne voulut rien entendre et fit tout pour les détourner de ce projet.

Le pape avait placé Raffaello Riario, neveu du comte Girolamo, au collège de Pise; pendant

Collection du Palais Pitti. — Léopold de Médicis au Berceau. (Plus tard le Cardinal Léopold de Médicis.) Par Tiberio Titi.

qu’il y était encore, il fut promu au cardinalat. Les conjurés eurent alors l’idée d’inviter ce cardinal à venir à Florence afin que son arrivée pût couvrir l’exécution de leur projet. Le cardinal vint, en effet; il fut reçu chez Jacopo de Pazzi; on pensa d’abord à se débarrasser des Médicis pendant la visite qu’ils feraient immanquablement à l’illustre étranger, mais ils ne parurent point; les chefs de la conspiration se réunirent et résolurent d’accomplir leur projet le plus vite possible dans la crainte de se voir découverts : on les tuerait dans la cathédrale même où ils ne pouvaient manquer d'assister à l’office divin à l'occasion de l'arrivée de Riario. Montesecco devait se charger de Lorenzo, Franceso dei Pazzi et Giovanni Bandini se précipiteraient sur Giuliano. Mais Montesecco refusa tout d’abord, alléguant

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