‹ FlorenceChapitre 20 sur 28 · MICHEL-ANGE ET BENVENUTO CELLINI · texte numérisé non relu

MICHEL-ANGE ET BENVENUTO CELLINI

sance et la mort des artistes : mais elles sont encore si incertaines chez les critiques modernes! Ses enthousiasmes semblent à la fois excessifs et monotones. Dès qu'un artiste est d'origine florentine, il est à peu près assuré de recevoir de Vasari un brevet d'excellence, même d'aptitudes

Monument du prince Nie. Demidolh par Bartholini, place Je Demidotf. sur les hauteurs de S. Miniaio.

toutes divines. 11 faut se méfier de son bavardage, de ses petites histoires. Un moine olivétain, Dom Miniato Pitti. son collaborateur, écrit : a La première fois que Giorgio imprima son livre, je l'aidai grandement, en lui fournissant une quantité de contes et une infinité de mensonges; mais il refusa mes services pour sa seconde édition, et augmenta tellement son ouvrage, il y ajouta tant de choses et les mêla si l)ien. que je ne peux même plus reconnaître mes propres inventions. ■

Fl.OREXCF.

Il reste à Vasari d'avoir senti et rendu par des traits souvent très justes le caractère original des « plus excellents » artistes, d'avoir montré les influences de maître à disciple, d'école à école. vSans prétendre à une œuvre de ps)^chologue, il fit parfois de très fine pS3'chologie. C'était un homme de goût, une nature droite et, bien que peintre lui-même et n'io-norant point son infériorité, une conscience délicate, incapable de basse envie. Je ne crois pas que Cellini ait eu pour .Michel-Ange une dévotion plus touchante que Vasari. Nous devions à (riorgio, au nom des amis de l'Italie, ce témoignage de reconnaissance.

.Madone inachevée de Michel-Ange. Nouvelle s.icristie de Saint-Laurent.

Kubcns. l.cs Conséquences ùc la Guerre.

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