TOTAL
d'années.
moyame.
de 4454
Total général.
48,548 Année
moyenne.
Les relations des historiens et des renseignements positifs démontrent qu'avant la peste de i348, à Tun des moments pu la république fut le plus florissante , la population de Florence a été aussi nombreuse qu'elle pouvait Tétre, eu égard à son enceinte. Le premier siècle des registres
GOUVERNEMENT. l$$
baptismaux de Saint-Jean , le dernier de l'oligarchie, présente, relativement à ce qui le précède et à ce qui le suit, une infériorité de population qui a commencé à se faire sentir à la suite de la grande pesté de i348. Le siècle qiu suit, de 1637 à i65o, pendant lequel régnèrent les grands-ducs Gôme P*", Ferdinand .1" et Ferdinand II , est le plus fertile en naiissances. La population diminue à la suite de la peste de 1 63o , vers la fin du règne de Fer-» dinandll, et les naissances se maintiennent d'une mianière remariquablement égale pendant le long règne de Côme III, de 1670 à 1723. Sous le règne de Gaston elle fléchit; elle s'amoindrit encore pendant le gouvernement des ministres et des lieutenants de François, duc de Lorraine, et enfin elle reprend le chiffre de trente-trois mille en 1790, après les grandes réformes de Pierre- Léopold.
Lastri, qui a publié le tableau reproduit ici, y a ajouté des remarques curieuses. Il fait observer que les mois les plus féconds en naissances, dans la ville de Florence, sont : janvier , février, mars; et que le mois de juin est invariablement celui où il y en a le moins. Quant aux mois les plus favorables à la conception, voici Tordre dans lequel il les place en allant du plus au moins.
Octobre.
Août.
Novembre.
Février
Septembre.
Mars.
Janvier.
Juin.
Décembre.
Mai.
Avril.
Juillet
i86 ftôftÊ^Ê.
Ce qd I'ae06rdë avec \e proVèfbè itàlièft i
Giugno y Luglio , Agosto^ Mogiie mià, stamiui discosto.
D'après les ealculs feits sur les nài^i^ane^ coiûH' signées dans les registres de Véf^ne Saint 4èflii dûnl on vient de donner lin extrait, il résulte que sur cent eiifants qui naisèerit ^ il y à quatre à diiq g^arçonfc de plus que de filles»
Mais Taugmentation des naissance^ est Un fait remarquable à piu'tir des dernières années dtl règne dé Léopold. En ajoutant le nombre des nàidsanees des enfants des deux sexes ,
Bd4790. »... 35067 mâles.
35,438 femmes.
On a pour total. . . 67,403 âmes.
Depuis Tan 1790 jusqu'à 1814» l^s renseigne-* ments nous manquent. Ce n'est qu'à partir de cette dernière année que lious pouvons donner la continuation du tableau des naissances non seulement à Florence / idais dans toute la Toscane. Ainsi partant du nombre de soixante-sept mille cent ciuq naissances en 1 790 ^ vingt-quatre ans après , en ] 8 1 4) on arrive au chifil*e soixante-seiie mille six cent vingt-sept et jusqu'à quatre-vingtdix-sept mille deux cent deux en 1 835 > seulement à Florence. Au surplus, le tableau suivant rendra cette progression des naissances plus sensible 5 puisqu'on y trouvera, année par année , le chiffre de la population de Florence et même de tout le grand-duché de Toscane.
GOWEKKEHBirr.
T 1 1 i-imqJtu ANNliB9é
FLOHKNCB.
TOSCAliB.
I8il(
Bans Tannée iS^^^ d'après le» recherchet soignease» qui ont été faites , on a tnmyé que la population du grand^uché de Toscane , qui se montait à un miUion deux cent trente -siêpt mille sept cent trente-huit habitaDta, était ainsi tépartie :
Agricultenrf.
Département de Florence. . 457,254
de Pîse. . . . 79,595
de Sienne. . . 75,942
de Grossefo. . SR,88#
l88 . FLORENCE.
Report 621,647
Propriétaires , artistes , industriels et commerçants.
Département de Florence. . 376,580
de Pise 462,561
de Sienne. . . 40,877
deGrosseto. . . 21,849
Ecclésiastiques séculiers et réguliers des det^ sexes.
Département de Florence. . 40,646
de Pise 4,867
de Sienne. . . 4.404
de Grosseto. . . 567
Total 4,257,738
Le !«'• janvier i836on comptait ( 97,202 ) quatre vingt dix-sept mille deux cent deux habitants dans les murs de Florence , dont mille quatre cent quarante-sept dissidents de l'église romaine et mille six juifs. Car depuis Tan 1770, et d'après les lois portées à ce sujet par Léopold , les juifs jouissent enToscane de tousles droits des citoyens. Ils possèdent des biens immeubles de toute espèce , font partie des conseils et des magistrat tures municipales comme tous lès propriétaires du grand-duché ; et ils sont libres d'exercer quelque profession que ce soit.
Malgré cet accroissement de population à Florence 5 signe de bonheur et de prospérité ^ cette
GOUVERNEMENT. l8g
ville a cependant près d'elle une rivale. Lîvourne, au milieu du xvr siècle , n'était qu'un gros village que les Génois cédèrent au grand-duc Gôme T' en échange de Sarsanne. Ce prince y fit bâtir un port qui , en facilitant aux Toscans le$ moyens de faire le commerce par mer , ravit aux Génois l'espèce d'impôt qu'ils levaient sur les négociants de la Toscane en se chargeant du transport de leurs marchandises. Livourne, à compter de cette épo- *que , devint une ville importante. Toutefois , vers les commencements du siècle qui court , elle ne «comptait à peine que trente -cinq mille habitants. Depuis quelques années le nombre s'en est tellement augmenté que l'on a senti la nécessité de bâtir un nouveau quartier (i), et au mois de janmer i856 la population de Livourne s'élevait à (76,268), soixante-seize mille deux cent cinquante-huit personnes dont trois mille vingt-trois dissidents et quatre mille sept cent un juifs, lesquels y exercent tous publiquement leur culte et y ont comme à Florence des cimetières qui sont leur propriété.
(4) Cette nouvelle portion de la ville de Livourne a été bâtie qstvec beaucoup de régulai ité et d'élégance , sur les dessins de M. le «omte de Cambray, chambellan du grand-doc actuel Léopold II.
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