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république florentine, efforts dont elle tira si peu de gloire et de profit , et comparons maintenant 4 cette politique de circonstance, improvisée sur la place publique par les Guelfes, la théorie systématique du gouyernement que rêvaient les Gibelins, Ce sont les opinions^ et souvent même les propres paroles de la monarchie de Dante, qui vont être reproduites sur ce sujet.
A la suite du moyen-âge vient le temps dit de la renaissance, qui commence en Italie avec Dante. C'est à compter de cette époque que tous les génies forts et cultivés reportèrent leur attention et leurs regards sur les monuments des sciences , des lettres et des arts de l'antiquité , échappés aux dévastations qui eurent lieu dans les preouers siècles de notre ère. La respectueuse admiration que l'on professa^ en Italie surtout, pour les livres, les statues et les peintures de l'antiquité qui purent être recueillies, fut poussée jusqu'au fanatisme. Dante , et plus tard Petrarca et Boccacio l'ont éprouvée plus vivement encore que tous les autres.
Parmi les nombreux sujets d'admiration que trouvèrent dans les fastes de l'antiquité ces hommes fameux , il en est un qui les préoccupa tous trois plus habituellement, plus profondément encore que les autres, c'est l'histoire de Rome, ^ est Faccroissement régulier de la puissance de ce peuple-roi, qui se servit toujours de la victoire pour s'assurer la conquête des peuples auxquels U donnait enfin une législation ; c'est ce comman* dément, cette puissance , cet emj)ire qui tendait à tout envahir , pour tout régulariser , pour tout
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soumettre au même code de lois politiques et d^ ▼île» ; c*est enfin cette monarchie unwerselle , absolument juste, et relevant de Dieu seul, puisque Dieu avait permis qu'elle se formât , dont ils voyaient le type perfectionné dans la personne de Fempereur Octavien Auguste , loué et chanté par le plus parfait des poètes latins , Virgile*
Dans l'esprit de Dante qui, ainsi que ses contemporains, considérait Yirgile autant comme un llistorien que comme un poète, Romulus avait été choisi par Dieu pour fonder Rome; Auguste n'avait été que le dépositaire et le gardien de la puissance ou de V Empire des Romains; c'était Auguste qui l'avait amené à sa perfection, puis cet empire avait été transmis, sans interruption, aux empereurs d'Orient, et, enfin, aux empereurs d'Occident ou d'Allemagne. C'était toujours d'après les idées des Gibelins cette puissance, cet empire exercé sans solution de continuité depuis le roi Priam, depuis Énée son fils et Romulus, jusqu'à Henr^yil de Luxembourg, en l'an 1 3i 3, qui la rendait indépendante des papes, et la faisait relever immédiatement de Dieu même. Aussi l'objet du li« vie de la Monarchie écrit par Dante est-il l'examen historique et philosophique deces trois questions t cl* Si la monarchie est indispensable au bonheur du monde? â* Si le peuple Romain s'est justement acquis le droit de Monarque? 3* Et enfin, si l'autorité de Monarque dépend immédiatement 4e Dieu ou d'un vicaire de Dieu ? » Ces ire^ questions sont traitées par le poète florentin avec un appareil scientifique et une subtilité v%oureuse de raisonneuients qui se sentent tout à la foiir de