‹ Florence et TurinChapitre 12 sur 30 · PREFACE. XXIII · texte numérisé non relu

PREFACE. XXIII

sion d'en former quelques autres qui achevèrent de me rendre très-agréable le séjour à Turin. Un naturaliste éminent, M. de Filippi, directeur du musée zoologique, voulut me servir de guide dans les musées et les bibliothèques. Je n'en aurais pu souhaiter un plus savant, tout ensemble, et d'une plus parfaite courtoisie. Après qu'il m'eût fait voir les objets les plus récents de ses études, les grands fossiles, entre autres, que les travaux d'excavation pour le chemin de fer ont fait découvrir dans la vallée du Pô, il me conduisit au musée égyptien où nous reçut le professeur Orcurti, jeune égyptologue, à qui l'on doit le catalogue raisonné de cette collection, la plus complète qui soit en Europe avec celles de Londres et de Berlin. Je m'étonnais qu'à de telles richesses et qui font tant d'honneur au pays, on arrivât par un escalier pauvre et nu, par un escalier de caserne. On me dit qu'un escalier monumental était projeté, mais que l'absorption de toutes les ressources du pays par l'état de guerre en ajournait indéfiniment l'exécution. Je m'inclinai devant le Jupiter Ammon et devant la grande Neith des Égyptiens, la Vierge guerrière. M. de Filippi me fit admirer ensuite les belles créations tle Charles-Albert, la galerie des tableaux, la bibliothèque du roi, le musée des armures.

La galerie de Turin a été peu célébrée. Elle est mé-

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