XXXII PREFACE
heure, l'Italie m'apparaissait en larmes, sous un long voile de deuil. Elle devenait trop véritablement pour moi « la terre des morts. »
Un jour que j'étais retombée dans les plus sombres pensées, mes yeux se portèrent par hasard sur un rayon de Hvres oubliés. J'y vis, à la place même où je l'avais prise, il y avait de cela quinze années, la Divine Comédie. Il me sembla qu'une voix en sortait, sévère et douce à la fois. « Je regardai en haut, Guardai in alto. » Mon espoir se ralluma ; et, comme aux jours de ma jeunesse, à travers la forêt obscure, je suivis mon guide et mon maître.
Paris, 1" juin 1862.