‹ FlorenceChapitre 86 sur 195 · Fra Bartolommeo. — La Déposition de la croix · texte numérisé non relu

Fra Bartolommeo. — La Déposition de la croix

Le Christ, étendu sur un linceul, de profil tourné vers la droite, est soutenu par saint Jean, en tunique bleue et manteau rouge, agenouillé à gauche, le visage de face; à droite, la Madeleine, en robe rouge à ceinture verte et manches blanches, embrasse les jambes du Sauveur ; au second plan, la Vierge, de profil tournée vers la gauche, en robe grenat, manteau gris et voile blanc, soulève le bras gauche de son fils dont elle attire vers elle la tête. Au fond, la croix dressée dans un paysage désolé.

H., 1,52; L., 1,95. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Maurizio Steinla (G. P.). — Ce tableau, commencé par Fra Bartolommeo dans le couvent des Augustins, hors de la porte San Gallo, fut achevé par Bugiardini. Cet artiste ajouta un saint Pierre et un saint Paul qui ne parurent pas dans la suite être en harmonie avec le reste de la composition et furent effacés. Lorsque le couvent fut démoli en 1529, le tableau fut transporté à San Jacopo tra i fossi, puis plus tard au palais Pitti. — Le chœur de l'église Saint-Domioique, à Prato, contient une copie de ce tableau attribuée à Fra Paolino, et oii sont reproduits les deux apôtres. (Vas., IV, 197.) — La collection des dessins aux Uffizi possède trois études rehaussées de blanc pour cette Pietà (255).

65. — Il Tintoretto. — Le Tintoret. — Portrait d'homme. Vu de face, barbe grise. Vêtements sombres, manteau bordé de fourrure.

* 66. — Andréa del Sarto. — Son portrait.

Vu presque de face, le visage encadré par une longue chevelure. Vêtement et bonnet gris.

H., 0,70; L., 0,54. — Fig. à mi-corps, gr. nat. Paris (1799-1815).

* 67. — Tiziano Vecellio. — Titien. — La Madeleine.

Tournée de trois quarts vers la gauche, les yeux levés au ciel, elle

GALERIE PITTI

retient de ses deux mains sa chevelure blonde éparse sur sa poitrine; à droite, sur un socle, le vase de parfums sur lequel on lit : a Titianus ».

H., 0,85; L., 0,68. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Blot (W.) et Bonajuti (G. P.)- — Titien a peint plusieurs fois la Madeleine^ soit pour le duc de Mantoue, soit pour le duc d'Urbin; et l'on connaît de celle-ci un certain nombre de répétitions ou copies dont les plus célèbres sont celle du palais Doria à Rome et celle du château d'Hampton- Court. — « Le modèle de cette Madeleine est celui de la Vénus à la coquille peinte vers 1523 (Coll. lord EUesmere à Londres), mais peint sans doute de souvenir et avec quelques années de plus. C'est une créature aimablement conventionnelle, brillante et idéale, mais en même temps une création qu'aucun maître moins habile que Titien n'aurait pu produire. » (Cr. et Cav. Tiziano^ 321.)

C'est probablement une copie de cette Madeleine venant de Mantoue qui faisait dire au bon La Fontaine, lorsqu'il visitait en 1663 la collection de Richelieu : « J'ai trouvé ici l'original de cette dondon que notre cousin a fait mettre sur la cheminée de la salle. C'est une Madeleine du Titien, grosse et grasse, et fort agréable : de beaux tétons comme aux premiers jours de sa pénitence, auparavant que le jeûne ait commencé d'empiéter sur elle. Ces nouvelles pénitentes sont dangereuses, et tout homme de sain entendement les fuira. »

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