‹ FlorenceChapitre 87 sur 195 · Schiavone. — Portrait d'homme · texte numérisé non relu

Schiavone. — Portrait d'homme

Tourné de profil vers la gauche, le visage vu de face; tunique noire, les bras croisés sur une table.

H., 0,71; L., 0,57. B. — Fig. à mi-corps. — Gravé par Rosaspina (G. P.).

SALLE DE MARS

* Plafond par Pietro da Cortona.

Au milieu, des Génies soutiennent l'écusson des Médicis orné de trophées ; Mars excite les combattants et Hercule dresse un trophée avec les dépouilles que lui présentent des Génies ; des prisonniers entourent la Victoire que couronnent la Paix et l'Abondance.

* 77. — Soggi. — La Vierge, l'Enfant Jésus et deux Saints.

Au milieu, sur un trône, est assise, de face, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus qui bénit un guerrier que l'on suppose être saint Eustache, debout, à droite, appuyé sur une masse d'armes, de profil tourné vers la gauche, en pourpoint bleu et manteau noir. Au second plan , deux enfants qui s'embrassent ; à

SALLE DE MARS

gauche, saint Jean-Baptiste, drapé dans un manteau rouge, portant une croix. Fond de paysage ; à droite, sur une colline, le repos en Égypte.

H., 1,73; L., 1,56. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par G. Rossi (G. P.).

* 79. — Raffaello Sanzio. — Raphaël. — Portrait du pape

Jules IL

Assis, de trois quarts tourné vers la droite; longue barbe blanche; la main droite est appuyée sur le bras du fauteuil; dans sa main gauche, il tient un mouchoir ; rochet blanc, aumusse et bonnet rouges, garnis d'hermine.

H., 0,99; L., 0,82. 3. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Daverio (W.). — Peint à Rome vers 1510. « II peignit, en ce temps, le pape Jules dans un tableau à l'huile, si vrai et si ressemblant, que ce portrait faisait trembler à le voir, comme si c'était l'homme vivant. » (Vas., IY, 338). Ce portrait se trouvait, du temps de Vasari, dans l'église Santa Maria Novella avec une Vierge au voile (la Vierge de Lorette ?), et l'on ne montrait ces deux chefs-d'œuvre que dans les fêtes solennelles. Les répétitions de ce beau portrait sont nombreuses (Uffizi, n» 1131. Musées de Turin, Berlin, Londres). On peut en voir, à la galerie Corsini, un carton dessiné à la pierre noire. Passavant regarde le tableau de Pitti comme l'original. D'autres critiques tiennent pour celui des Uffizi. « Quoi qu'il en soit, le Jules II de Raphaël restera une des créations les plus étonnantes du xvie siècle. Le maître y a élevé le portrait à la hauteur de la peinture d'histoire. » (E. MuNTz, Raphaël, 402). Paris (1799-1815).

* 80. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Portrait d'André Vésale.

Assis dans un fauteuil, de trois quarts tourné vers la gauche, cheveux courts, longue barbe grise, manteau sombre, des lunettes dans la main droite; de la main gauche, il tient un volume ouvert.

H., 1,28; L., 0,98. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par L. Paradisi (G. P.). — On a lieu de douter que ce portrait soit celui du célèbre anatomiste. — De tous les soidisant portraits de Vésale, à Vienne (Belvédère, collection Ambras), Munich, Padoue, il n'y en a pas deux qui se ressemblent entre eux. a Celui-ci est tellement gâté par les restaurations, les repeints, les mauvais vernis, surtout la tête, qu'il est d'ailleurs difficile de donner un avis certain au sujet du peintre, quoique nous reconnaissions que l'aspect et l'allure sont tout à fait titiauesques. (Cr. et Cav. Tiziano^ 417.)

* 81. — Andréa del Sarto. — Sainte Famille,

A droite, la Vierge, en robe rose, châle blanc, voile violet dans sa chevelure blonde, agenouillée, de profil tournée vers la gauche, tient assis sur ses genoux l'Enfant Jésus. Celui-ci regarde à gauche saint Jean- Baptiste que lui présente Élisabeth, assise, en robe brune, un voile gris sur la tète. Au premier plan, une croix.

H., 1,37 ; L., 1,03. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Gozi (G. P.). — Ce tableau paraît être celui qui, offert par Andréa à Ottaviano de' Medici, durant le siège de Florence, et refusé par lui, parce qu'il ne pouvait alors le payer, fut, après le retour des Médicis, accepté et payé généreusement. Du temps de Vasari, il était placé dans la chambre de la veuve d'Ottaviano, Francesca di Salviati. (Vas., V, 52.) — « Ce tableau admirable, d'une

GALERIE PITTI

composition parfaite, est conçu dans cette tonalité transparente qu'affectionne le peintre. » (Cr. et Cav., III, 576). — Il en existe une copie ancienne au musée Dulwich, en Angleterre.

* 82. — Van Dyck. — Portrait du cardinal Guido Bentivoglio,

nonce apostolique dans les Flandres et en France (1579-1644) .

Assis dans un fauteuil, le corps de face, la tête tournée de trois quarts vers la droite. Barbe, moustache et chevelure noires, robe et camail rouges, rochet blanc ; sur ses genoux, une lettre ouverte ; à gauche, sur une table recouverte d'un tapis rouge, un vase de fleurs et des papiers. Au fond, une draperie rouge relevée sur une balustrade et trois colonnes.

H , 1,96; L., 1,45. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Guadagnini (G. P.), Picchianti, Masquelier fils (Filhol), Normand (Landon) , Gaujean (Van Dyck, par J. Guiffrey). Paris (1799-1815). — Ce portrait est un des plus parfaits exécutés par l'artiste qui, à cette époque, avait à peine vingt-quatre ans. « Van Dyck a rendu avec un merveilleux bonheur le caractère profond de cet œil pénétrant, de ce visage maigre, austère, presque ascétique. C'est la vie elle-même prise sur le fait, transportée sur la toile, et, avec la vie, l'étincelle du regard, la flamme de l'intelligence, la distinction d'une nature supérieure. y> (J. Guiffrey, Van Dyck,)

* 83. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Portrait de Louis Cornaro,

Assis, de trois quarts tourné vers la droite, tête chauve, barbe blanche, simarre noire garnie de fourrure ; la main gauche le long du corps, la droite appuyée sur le bras du fauteuil.

H., 1,12; L., 0,85. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Trasmondi (G. P.). — Attribué par Cr. et Cav. au Tintoret.

* 84. — Palma Vecchio. — Sainte Conversation,

Au pied d'un arbre, derrière lequel est suspendue une draperie verte, la Vierge, assise, de trois quarts tournée vers la gauche, le visage incliné à droite, en robe rouge, manteau bleu et voile blanc, tient dans ses bras l'Enfant Jésus qui remet un globe terrestre au donateur agenouillé à gauche dans un riche vêtement rose à col noir, une chaîne d'or autour du cou, une couronne et un chien à ses pieds. A droite, le petit saint Jean, debout, tend les bras à l'Enfant Jésus, et sainte Élisabeth, tournée vers le groupe divin, en robe rouge, manteau gris et voile blanc, porte un livre et une croix. Fond de paysage.

H., 1,17; L.,I,43.B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Fusinati (G. P.). — Boschini parle d'un tableau dont la description répond à celui-ci et qui se trouvait à Venise dans l'église de la Madonna dell'Orto.

* 85. — Rubens. — Les Quatre philosophes ou Juste Lipse et

ses élèves.

Dans une chambre, trois personnages sont assis autour d'une table

GALERIE PITTT.

€lk-h'j Aliuari Erèix's. Typogravure lioussod, Valadon et C".

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