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III. Hommages posthumes ; conclusion

Florian écrivait en 1788 à Boissy d'Anglas :

(( J'ai obtenu en trois semaines le brevet de lieutenantcolonel, la croix de Saint-Louis, mon fauteuil académique, et une abbaye à six lieues de Paris pour une tante à moi, religieuse à Arles (1). »

C'était beaucoup de bonheurs à la fois, dont l'un surtout allait au cœur: on devine que ce n'était ni le brevet ni la croix, et moins encore l'abbaye de sa tante.

(1) Lettre à Boispy d'Anglas, 31 mai 1788.

FLOIUAX.

C'était une des ambitions de Fiorian, d'être de rAcadémie. Il ne cesse d'avoir les yeux tournés vers elle. Dès 1782, il la courtise, lui

Reproduction de la Bibliothèque Nationale.

présente ses œuvres pour les faire couronner, prend part à tous ses concours. Dans la séance publique du 25 août 1782, La Harpe, en qualité de directeur de l'Académie, rend compte des

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motifs qui ont déterminé les suffrages de l'illustre compagnie en faveur de la pièce de M. de Florian : }^oItalre et le serf du mont Jura. Après cette pièce, où il célébrait l'affranchissement des communes du Jura, Florian présente successivement, avec plus ou moins de succès, à TAcadémie, une églogue : RutJi; un essai historique : Eloge de Louis XII.

Boissy d'Anglas écrivait d'Annonay en Vivarais, le 8 janvier 1788, à madame Yimeux:

« Je vous dois beaucoup de remerciements pour riionorable souvenir que vous voulez Ijîen me conserver, et toute votre lettre m'a donné une marque l)ien précieuse. J'ai reçu de vos nouvelles avec un grand plaisir. Il n'y a que les lettres des personnes qui se ressouviennent encore de moi qui puissent me faire supporter mon exil, car je suis réellement exilé, au milieu des neiges et des montagnes... Vous allez donc avoir une place vacante à l'Académie, s'il est vrai, comme on le dit, que M. le Cardinal de Luynes soit à la fin de sa vie. Sera-t-elle pour M. de Florian, M. Vicq d'Azir ou pour M. Garât? »

Elle ne fut ni pour M. Vicq d'Azir, ni pour M. Garât. Aussitôt la vacance connue, Florian s'était confié au duc de Penthièvre. Sans perdre temps, le duc quitte ses malades, se poudre, se boucle, visite les académiciens, et obtient que son protégé soit nommé (1).

Les illustres personnages qui avaient poussé Florian, qui venaient applaudir son discours, les brillantes relations du récipiendaire, l'éloge de Buffon à entendre, le souvenir soudain ravivé du grand Voltaire^ dont Florian semblait l'héritier: tous ces motifs firent de sa réception un événement littéraire et mondain. Boissy d'Anglas écrivait à madame de Vimeux :

« Annonay, 22 juin 1788.

« Madame, « Vous auriez pu m'écrire en me parlant de la séance où M. de Florian a été reçu : « Pends-toi ! Tu n'y étais pas ! » Nous avons eu, Madame, vous et moi, une satisfaction réciproque, et les succès de notre ami nous ont sûrement fait autant de plaisir à l'un qu'à fautre ; mais vous avez eu par-dessus moi l'avantage d^en être témoin. J'ai été bien content de son discours. Je ne lui croyais pas autant

(1) Léon Gozlan,

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de talent pour la louange. Je crois que tout le monde doit avoir été aussi content que moi. Je suis fort aise qu'il ait lu des fables, et surtout que ces fables aient réussi. C'est un commencement de succès dans un genre nouveau pour lui, et dans lequel vous savez bien, Madame, que nous l'avons fort pressé de travailler. »

Quelques jours après^ Florian écrivait à Boissy cV An glas :

(( Paris, le 31 mai 1788.

« Je commence à respirer un peu, et mon premier soin est de vous faire hommage d'un discours qu'on a reçu avec beaucoup de bonté. La séance où je lai prononcé étaii Irrs nombreuse et très brillante. M. le duc de Pentiiièvre et son adorable fille y ont été accueillis avec transport. Tout ce qui les regardait était saisi avec en* thousiasme, et le plaisir que donnait leur présence a rejailli sur mon faible discours... Le lendemain, mon prince a donné à Sceaux une fête superbe à l'Académie. Ils ont été tous enchantés de la grâce, de la politesse noble et franche du petit-fils de Louis le Grand. Les Muses, si longtemps citoyennes de Sceaux, ont reconnu leur ancien asile ; nos naïades sont toutes sorties de leurs grottes pour voir les successeurs des Fontenelle, des Saint-Aulaire et des Malézieu ; il ne manquait à la fête que M. Dussaulx, et nos nymphes en perdaient la tête, j)

Î^14 FLORIAX.

La réception de Florian à rAcadémie fut le dernier des signalés services rendus parle duc de Penthiôvre à son aimable protégé.

Epouvanté par la Révolution grondante, il eut bientôt la douleur de voir massacrer sa bru, la princesse de Lamballe, dont la tête et le cœur furent promenés au bout d'une pique à travers les rues de Paris. Il ne lui survécut guère. Le 7 mars 1793, on lisait dans le Journal de Perlet :

(( Le citoyen Penthièvre est mort lundi matin, dans son château de Vernon, d'une hydropisie de poitrine. Ses revenus avant la Révolution montant à cinq millions so.it actuellement réduits à trois. Tout le monde sait l'usage qu'il faisait de ses richesses ; c'était le patrimoine du pauvre, déposé par la fortune entre les mains de la vertu. »

Après la mort du duc de Penthièvre, Florian vint habiter Paris (1793).

Les choses étaient bien changées depuis le

temps OÙ, SOUS la douce et libre tutelle de sa tante, il s'initiait à l'élégance mondaine et aux charmes de la vie parisienne, et où plus tard il brillait dans les répétitions et les représentations de ses arlequinades sur le théâtre du quai d'Orsay, chez d'Argental. Cette fois, la Révolution déchaînée soulevait le peuple et ensanglantait les rues ; les bonnets rouges avaient remplacé les coquets tricornes à broderies, les sans-culottes avaient pris la place des ci-devant émigrés, la Marseillaise éveillait ces mêmes échos qui soupiraient naguère les chansons de Voltaire ou de Maurepas, et la sombre charrette de la guillotine parcourait les rues qu'encombraient les luxueux carrosses amarante.

Ce n'était plus le temps de faire soupirer Galatée. Florian comprit que le son de sa modeste musette se perdrait dans le grondement lointain des canons et dans la rumeur populaire. Il se tut. Parlois, il sortait de Paris, il allait retrouver dans quelque château de province les débris de sa société autrefois si gaie, si brillante. On passait là une de ces soirées où l'esprit et la littérature, en reposant des

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terreurs de 93, pouvaient donner le change et Tillusion , faire croire que c'était toujours comme autrefois. Mais non, l'illusion était trop impossible, et ce n'était plus comme autrefois. Sous les lambris dorés du salon, un hôte nouveau était venu s'asseoir, et les conversations s'arrêtaient souvent, glacées par la vision distincte de la grande et terrible Révolution.

a Florian allait volontiers, dit Sainte-Beuve, chaque été, passer quelques semaines d'un agrément toujours nouveau dans une habitation magnifique et délicieuse, qui appartenait à M"^ de la Briche, belle-sœur de M""' d'IIoudctot et belle- mère de M. le comte de Mole, et que nous-meme, dans son extrême vieillesse, nous avons eu l'honneur d'y voir encore. Il allait à ce beau et riant château du Marais qu'aucun de ceux qui l'ont visité ne saurait oublier, et là il présidait à la représentation de quelqu'une de ses pièces. A la fois auteur, acteur, metteur en scène, il était l'âme des divertissements de la société. Or, dans la première quinzaine de septembre 1793, le château privilégié réunissait encore, au sein de sa douce et frai-

che vallée, une vingtaine de personnes de tout âge, hommes, femmes, tous plus ou moins menacés, et qui, au milieu de ces idées de ruine, de prison et de mort même, dont chacun était environné alors, tâchaient d'oublier l'orage et de jouir ensemble des derniers beaux jours. Le ciel n'avait jamais été d'une sérénité plus pure, plus inaltérable. C'était, m'a raconté un témoin fidèle, une sorte d'enivrement, de bonheur mêlé d'un charme attendri, une gaité quelquefois forcée et pourtant toujours vive. Pas un moment n'était laissé aux souvenirs ; on ne se quittait pas, de peur de se retrouver avec un nuage au front. Cependant, au milieu de ces plaisirs, Florian, qui en était l'âme, et qui redoublait, pour en donner à chacun, les saillies de sa gaité communicative, s'arrêtait quelquefois tout rêveur, en disant : « Croyezmoi, nous paierons bien cher ces jours heureux! B II ajoutait que s'il mourait, il voulait être enterré dans ce beau jardin, et il désignait même la place. Une épitaphe fut faite alors pour lui en plaisantant ; un an après, elle était trop jusliliée. j

l'LOUIAN.

218 Fr.ORTAN.

Déjà, le poète pressentait ses futures infortunes. Ses chants deviennent plus tristes ; son front se voile d'une mélancolie résignée quand il parle de la vie, dont il ne sent plus que les déboires. Il nous invite à supporter avec résignation les infortunes, les injustices, les dégoûts dont est pleine notre existence. Résignons-nous ; les méchants peuplent le monde, qui se partage tout entier entre les oppresseurs et les opprimés ; mais entre les deux préférons encore le sort de ces derniers, il est le plus beau, le plus noble ; mieux vaut le rôle de martyre que le métier de bourreau.

La brebis et le chien, de tous les temps amis, Se racontaient un jour leur vie infortunée. • Ah ! disait la brebis, je pleure et je frémis Quand je songe aux malheurs de notre destinée. Toi, Tesclave de l'homme, adorant des ingrats,

Toujours soumis, tendre et fidèle,

Tu reçois, pour prix de ton zèle,

Des coups et souvent le trépas.

Moi qui tous les ans les habille, Qui leur donne du lait et qui fume leurs champs. Je vois chaque matin quelqu'un de ma famille

Assassiné par ces méchants.

Leurs confrères les loups dévorent ce qui reste ;

Victimes de ces inhumains, Travailler pour eux seuls, et mourir par leurs mains,

Voilà noire destin funeste !

— Il est vrai, dit le chien ; mais crois-tu plus heureux

Les auteurs de notre misère ?

Va, ma sœur, il vaut encor mieux

Souffrir le mal que de le faire. »

Le rôle de Florian durant la Révolution n'a pas été assez nettement marqué (i).

Florian a été, comme tant d'autres, le ministre et la victime de cette Révolution « qui dévorait ses enfants. »

C'est ici le lieu de revenir, pour la confirmer, sur la constatation déjà faite de l'influence complète qu'exerça le duc de Penthièvre sur son protégé. Elle ressort ici par l'attitude de Florian quand le duc ne fut plus là : Florian devint révolutionnaire (2) !

Livré à lui, débarrassé de la contrainte constante qu'il s'imposait par déférence pour un

(1) Si ce n'est par M. Bonhomme: Le duc de Penthièvre, notes. 11 y aurait un sujet d'études fécond et intéressant.

(2; Cf. Bonhomme, Le duc de Penthièvre, p. 30Ô-307, reproduites dans la Préface des Fables. Jouaust, 1887, xxviii-xxx.

bienfaiteur trop précieux, il retrouve toute l'ardeur de son tempérament méridional, l'entraînement de sa jeunesse encore vigoureuse, l'exaltation d'un cœur fait pour autre chose quedes mièvreries etdcs bucoliques (1). Feuilletons les catalogues de ventes cVautorjraphes. Voici un premier discours mentionné (2).

« Minute autographe, avec ratures et corrections, d'un discours prononcé par Florian dans la section de Ja Ilalle-au-BIé, avant de lire les loix. 2 pages 1[2 in-8'\ »

Qu'eût pensé le duc de Penthièvre, s'il eût vu et entendu son fablier à la tribune d'une section révolutionnaire, applaudi par les sansculottes à bonnet rouge et les tricoteuses attentives aux paroles du jeune orateur qui s'écriait :

« Aucun obstacle dans Tunivers ne peut désormais résister à cette volonté générale ; aucun sacrifice ne coûte dès qu'un peuple entier le lait en commun. Ainsi les tyrans de l'Europe réunissent en vain leurs efforts

(1) Nous avons déjà noté, p. 28 sq., les tendances démocratiques Florian.

(2) Catalogue Charavay, 7 décembre 18Gô.

pour détruire notre liberté ; tous ces efforts viennent se briser contre le faisceau de la République ! »

Le môme catalogue (1) nous révèle encore (( une lettre autographe , datée de Sceaux- V Unité, le 30 prairial an II, et adressée par Florian à sa tante, Acbninistratrlce de l'Hôtel- Dieu de Vernon , à laquelle il dit qu'il est charmé que ses chères cousines aient rempli si bien leur rôle à la fête de l'Etre suprême, et qu'il aurait voulu pouvoir les accompagner. »

Il fut même nommé odicier de la garde nationale dans sa commune de Sceaux-l'Unité. S'il n'exerça pas cette fonction, ce ne fut nullement qu'il refusa ; mais il habitait Paris, et les décrets constitutionnels exigeaient qu'on fut (( citoyen actif domicilié dans un lieu pour pou- (( voir appartenir à la garde nationale de ce « lieu. »

Mais ces concessions ou même cette sympathie pour la Révolution ne devaient pas le sauver. Morian était trop honnête pour avoir songé chez le duc de Penthièvre à s'assurer

(1) l*^»- décembre 1858.

222 FLOIllAN.

l'aisance pour l'avenir. Quand son Mécène clispa ut, il demeura sinon sans argent, du moins sans grandes ressources.

Une lettre de Florian à Bailly, maire de Paris, écrite pour demander l'exemption d'une taxe de 246 livres que le gouvernement républicain lui avait imposée, nous fait connaître quelle était sa situation. Elle est curieuse et mérite une mention.

« Yous m'avez connu, mon cher confrère, dans mon petit inte'rieur, et vous savez que je n'ai jamais e'té riche. M. dePenthièvre me donnait 2,500 livres d'appointements et mon petit logement ; j'avais et j'ai trois mille livres de rente viagère que je me suis faites avec mes ouvrages ; j'ai acheté depuis peu, du produit des mêmes ouvrages, quelques arpents de terre sur lesquels je vais pa5^er les impots. Sur mon honneur et ma conscience, je n"'ai pas autre chose au monde, ni contrat, ni maison nulle part. J'ai fait un don patriotique dans le temps, plus que Qdèle, car j'ai donné l,bOO livres. Pendant trois ans j'ai été commandant de la garde nationale à Sceaux, il m'en a beaucoup coûté. J'ai donné deux ou trois fois pour les volontaires. Galalée et Estelle, que vous avez aimées et à qui vous avez dit des douceurs dans votre jeunesse, ne peuvent plus y sulfire ; elles se recommandent à vous pour qu'on leur laisse au moins un jupon. »

Mais qu'importait alors de vivre pauvre ou riche ? l'important était de vivre, et Florian avait de justes appréhensions, dont il fait part, dans ses lettres, à Boissy d'Anglas.

A mesure que la Révolution avançait, Florian hésitait à la suivre; il fut vite rangé dans les timides, partant dan les suspects. Dénoncé comme tel, le doux chantre cV Estelle fut enfermé au Port-Lihre. Il se résigna sans faiblesse ; il attendit la mort en composant un Guillauine Tell et un Ej^hraiin qu'il considérait comme son chef-d'œuvre : illusion consolante d'un mourant ! La chute de Robespierre le sauva. Il bénéficia de la réaction de la Terreur Blanche, et fut mis en liberté.

Il écrit ce mot à Boissy d'Anglas, cet hymne d'un prisonnier à la liberté qui lui coûte si cher:

tt Sceaux-rUnilé, 23 thermidor an II de l'ère républicaine.

a En sortant de prison, j'ai couru chez vous. La loi me défendait de vous attendre, il fallait la loi pour m'empècher de jouir de ce bonheur. Accordez-le-moi, mon ami, en venant promptement me voir. Yenez dîner dans ma

retraite, venez me voir reprendre mon luth, couvert déjà dépoussière, et sur lequel je vais chanter d'une voix plus forte Id liberté' et l'amitié.

« Adieu, mon bienfaiteur; venez aussitôt que le noble métier que vous avez pris d'être utile vous laissera un moment. Donnez-le-moi, ce moment. Je ne sentirai tout à fait ma liberté qu'en vous embrassant. »

Il était trop tard, et tant d'émotions l'avaient brisé.

Il se retira, pour y mourir, dans son petit domaine de Sceaux. On se figure quelle existence attristante il dut mener là , durant les quelques mois qu'il lui restait à vivre, seul, anéanti, n'ayant que le vide autour de lui, songeant aux amis disparus, se rappelant avec amertume ses joyeuses réunions d'antan, faisant encore le bien, comme pour se croire revenu aux heureux jours où il secondait le charitable duc de Penthièvre.

cf Sceaux-rUnit5, 15 fructidor.

« Vous portez, mon cher et aimable législateur, la peine du plaisir que vous trouvez à obliger, et celle du plaisir que je trouve à me vanter de vous connaître. Le maire de cette commune, bon et digne citoyen, m'a demandé

avec instance de VOUS importuner en faveur du citoyen Osselet, qui vous remettra ce billet. Ce n'est pas une démarche, c'est un conseil que nous vous demandons pour le citoyen Osselet. Il revient de combattre les ennemis de la république, il est sur le point d'y retourner, mais sa santé, dans un état déplorable, lui fait craindre qu'elle ne serve pas son z ?le. De plus, le citoyen est époux, père, fils et fort malade. Il a les certificats et les preuves de sa mauvaise santé. Nous vou^ prions, mon cher confrère en Apollon, de vouloir bien lui dire à qui s'adresser, ce qu'il faut qu^il fasse, et les moyens de réussir. Votre cœur, heureux quand il fait du bien, ne vous rendra pas cette bonté pénible, et je vous en remercie d'avance.

« Adieu, mon bon et cher confrère. Guillaume Te// avance fort, et avancerait mieux sans quelques accès de fièvre, suites de mon été, ou précurseurs de mon automne. J'ai cette fièvre en vous écrivant, et je n'en sens pas moins tout le plaisir de vous dire que je vous aime. »

Il mourut le 13 septembre 1794 à Sceaux, au numéro 17 de la rue du Petit-Chemin.

Son acte de décès est à la mairie de Sceaux ; le voici :

« Aujourd'Iini vingt-septième jour du mois de fructidor de Tan II delà république une et indivisible, àsix heures du soir, par-devant moi Claude-Edme Putois, membre du conseil général de la commune de Sceaux-l'Unité, département de Paris, élu officier public de lad. commune par

226 FLORTAN.

délibération du 30 déc. 1792, style esclave, .. . sont comparus en la maison commune (suivent les noms des témoins), lesquels m'ont déclaré que Jean-Pierre-Glarice (sic) Florian, homme de lettres, est mort cejourd'hui vingt-septième jour du présent mois de fructidor, en son domicile, heure de midi, âgé de trente-neuf ans ; d'après cette déclaration, je me suis sur-le-champ transporté au lieu de son domicile; je me suis assuré du décès de Jean- Pierre-Glarice Florian, et j'en ai dressé le présent acte que (les noms des témoins) ont signé avec moi.

a Fait en la maison commune de Sceaux-l'Unité, les jour, mois et an ci-dessus. j

Signé : François-Germain Mercier (dem. rue de Brutus). J.-L. Gourtois (dem. rue de Voltaire).

J.-J. MouUé (dem. rue de l'Unité).

Putois, off. public.

On visite encore aujourd'hui sa tombe au cimetière de Sceaux. Sur la pierre, Mercier a fait graver cette simple épitaphe :

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