XXXIII, p. ihetpau
h Foimji kian hui hua , liv. CCCXVII , pag. a S.
* Strabon* I. XV, pag 71a, éd. Saf. — Strom. li». III. — Porphyr. Je Abstin p. 16# sqq , cd. Canl.
— Mém. Je lAcad des iaur. et b I. L XXVI-XXXI, 4 Consultai les notes sur le Voyage Je Thunbery, tom. III, pag. aiS. — Notice sur le rituel ,les .|/«ia- Jthoiu. «tan* les Notices rt F. v train, loin. VII, aiS * Ceschickte Jet Ust- Mongole*. pag. 353, 4 16.
1 Kin Ankânger Jet Lckrt fkJdha's, pag, 307.
14 FOË KOUË Kl.
bonnes lois qu'ils trouvent établies, et Us commandent aux sens par la science { prédjhA ) *.
(7) La loi de l'Inde, ] Thian tchü fi, Thian tchù est le nom le plus ordinaire de l'Inde dans les livres chinois. La seconde syllabe s’écrit avec un caractère qui passe pour être ici l’abréviation de tiïk; il faudrait donc lire Thian toat et ce mot serait une forme de plus du nom de Chin toa, Ilian teoa, Sin theou, Youan toa, ) m tou, toutes transcriptions plus ou moins altérées de celui de Sin theoa, Sind, Hind, Indou, lequel signifie lune, suivant les Chinois*. On trouve un pays de Thian tou avec une orthographe peu différente, dans le Chan haï king; et Ko où poü prétend qu'il s’agit de Thian tchù ou de l'Inde * ; mais cela est douteux, parce que Tchao sian ou la Corée est nommée en même temps. On sait, au reste, que l’Inde n’a été connue des Chinois qu’au temps de l'expédition de Tchang khian chez les l)ahæ, 1 a 6 ans avant J. C. Quant au nom même de Thian tchù, il n’a été employé, pour la première fois, que la a* année Yang hi , 169 de J. C.
[Le nom de hif ^ Thian tchü, pour désigner l’Inde, est cité pour la première fois dans les annales chinoises, à la 8* année du règne de l’empereur Ming ti, des Han (65 ans avant J. C. ). Ce nom ne se trouve ni dans les Ring, ni dans aucun ouvrage antérieur à la dynastie des Han. Le dictionnaire Choué wen, rédigé par Hia tchin, en 1 a 1 de notre ère, ne contient pas même encore le caractère tchü, qui est le second dans le mot Thian tchü. — Kl.]
(8) Langue barbare,] dans le texte, houyu. Cette expression désigne habituellement les langues des Tartarcs et des autres peuples peu civilisés. La remarque de Fa hian donnerait lieu de croire que les peuplades qui habitaient à l'ouest du lac de Lob, en tirant du côté de Rhotan, appartenaient toutes à des races particulières et avaient des idiomes différents, sans parler même de celui des Hindous que la religion avait introduit dans ces contrées. Les langues dont il s’agit devaient être le tangutain ou tibétain, le turc, quelques dialectes gétiques, et d’autres idiomes inconnus. Il est douteux qu’à cette époque aucune nation mongole se fût avancée dans cette direction.
{9) Les livres de tlnde, la langue de tlnde,] le sanscrit, selon toute probabilité. On ignore si les livres bouddhiques étaient dès lors écrits en pâli. Au reste, les différences qui caractérisent ce dernier idiome, en distinguent les mots de ceux qui leur correspondent en sanscrit. Les Chinois n’ont pas fait cette distinction, et elle disparaîtrait entièrement dans les transcriptions très-aitérées que la
deTItang. — Cf. Pian* (tan, 1. LVJII, ». i, p, i. — Wen hian tkoang hhao. liv. GOCXXXVI, p. i \
4 Confcr Kkanq hi Tte u tian. vocab Teki. rad. CXVIII, tr. a
* Ya km ne fi Inn , ciu- dans le .*ma luing fi ton . Ihr. XVI , pag. 7 ».
h Yan ue ton. cilc dan» ITSncycl. jap. LXIV, »5.
* Dftciÿuion Jet pays de r occident. dans niiatoire
nature de leur langue leur permet de faire des mots sanscrits. Sous le nom de langue fan *, ils ont donc entendu également le sanscrit et le pâli. Il y a lieu de croire que les livres qui leur sont venus par le noix! étaient dans la première de ces langues, et que ceux qu'ils ont tirés du midi étaient écrits dans la seconde. Fa hian , qui visita les monastères du nord et ceux de Ceylan, qui étudia la langue des livres sacrés pour se mettre en état de les copier et de les expliquer à ses compatriotes, ne nous fournit aucune lumière sur un point de critique qu'on est surpris de voir échapper à son attention.
(10) Ou i] ou les barbares de Oa. Ce nom, comme il est écrit ici, ne se trouve nulle part ailleurs ; mais il est facile de le reconnaître à l'aide d’une correction très-simple. Au lieu de i, barbare, il faut lire hoa, qui a la même valeur. C'est vraisemblablement l’effet d’une simple inadvertance de l’éditeur chinois, qui a mis un mot pour l’autre , à cause de l’analogie des significations ; ces sortes de substitutions arrivent fréquemment. La correction que je propose est si simple, qu’il y a un autre éditeur qui l’a adoptée sans croire nécessaire d’en avertir, en transcrivant un passage du Foë konë kih. Ou hoa serait alors le nom des Ouïgours. Il y a parmi les tribus dont se forme la nation Hoei hé, des Oa hoa, dont le nom a la même prononciation, quoiqu’il soit écrit un peu différemment \
(11) La terre de Thsin.] On désigne par ce nom la Chine entière, et c’est, comme on sait, celui d’une dynastie du troisième siècle avant notre ère, laquelle a , la première , été connue des peuples occidentaux , et a été pour eux l’origine des dénominations de Sin, Q»eu, Tchina, Tchinistan, Chine. Mais au temps où écrivait Fâ hian, plusieurs petites dynasties établies dans le Chen si avaient fait revivre le nom Thsin dans cette contrée où il avait autrefois pris naissance. Le voyageur qui était parti de ce pays, fait sans doute allusion à ces dynasties en donnant aux religieux chinois le nom de religieux de Thsin.
(la) Kao tchhang.] C’est le nom que commença à porter sous les ’Weï4, c’està-dire au m* siècle, le pays des Ouïgours antérieurs ou méridionaux, répondant à peu près à l’emplacement de la ville actuelle de Tourfan. Les voyageurs s’étaient avancés plus à l'ouest, par conséquent, du côté de Kharachar. Trois d’entre eux retournent, pour obtenir des provisions, dans le Kao tchhang ; c'était en efTet se rapprocher du point d’où ils étaient partis , le lac de Lob. Les autres vont directement au S. O. pour se rendre à Khotan. Les détails manquent pour fixer leur route avec un plus haut degré de précision.
* Pian i fût il. toc. ci t ptg. a. « Jjÿ Voy« l« U*. CCCXLVI! du Wtn h, an
k Pian i tian, I. LV; Notice twr lu tAian, pag 5. tkoang hhao, pag. 6.
Voy. Hiti. de la ville de Khotan. p. i * Wtn hian tkouny hhao. liv . OCCXXXVI , p. 1 3 r.