‹ Foe koue ki ou relation des royaumes bouddhiquesChapitre 16 sur 112 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Royaume d'Yu thian.

Le royaume d’Tu thian (>) est heureux et florissant. Le peuple y vit dans une grande abondance. Tous les habitants, sans exception, y honorent la loi , et c’est la loi qui leur procure la félicité dont ils jouissent. On compte parmi eux plusieurs fois dix mille religieux, parmi lesquels beaucoup sont adonnés à la grande révolution (a). Tous prennent leurs repas en commun. Les gens du pays fixent leur demeure d’après les étoiles. Devant la porte de toutes les maisons , on élève de petites tours (3). Les plus petites peuvent avoir environ deux toises de hauteur. On a construit des monastères (4) de forme carrée, où les religieux étrangers reçoivent l’hospitalité et trouvent tout ce qui leur est nécessaire.

Le roi du pays fit reposer Fâ hian et ses compagnons dans un Seng l;ia lan (5) ; ce Sony kia lan se nommait Kiu ma ti (6). C’est un temple de la grande translation (7), où il y a trois mille religieux. Ils prennent leurs repas en commun, à un signal qu’on donne en frappant (8). Quand ils entrent dans le réfectoire, ils ont une contenance grave et posée. Us s'asseyent chacun à son rang , avec ordre et en silence. Ils ne font pas de bruit avec leurs bassins et autres vases. Ces hommes purs ne se permettent pas de s’appeler les uns les autres quand ils mangent, mais ils sc font des signes avec les doigts.

Hoeï king, Tao tching et Hoeï tha (9) partirent devant et se dirigèrent du côté du royaume de Kic tchlia (10). Fa hian et les autres, qui désiraient observer la procession des Images (11), s’arrêtèrent trois mois et quelques jours. Il y a dans ce royaume quatorze grands Seng kia lan, et l’on ne saurait compter le nombre des petits. Le

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