‹ Foe koue ki ou relation des royaumes bouddhiquesChapitre 32 sur 112 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Royaume de Pi tchha.

Quand on a traversé le fleuve, il y a un royaume nommé Pi tchha (1); la loi de Foë y est en honneur et florissante, tant dans le système de la grande que dans celui de la petite translation. On fut extrêmement touché de voir arriver des voyageurs (a) de la terre de Thsin, et on nous tint ce discoure : Comment des hommes des extrémités de la terre peuvent-ils connaître la vie religieuse et la pratique de la raison, et comment viennent-ils au loin chercher la loi de Foë? Ils nous donnèrent tout ce qui nous était nécessaire, et nous traitèrent conformément aux règles de la loi.

(i) Un royaume nommé Pi tchha.] On pourrait lire Pi thou; mais je crois devoir substituer Tchha h Thou. Au reste, on peut aussi lire thsa, et Ton aurait alors une transcription peu altérée du nom qui! est naturel de chercher en cet endroit , soit qu'on le suppose employé dès lors sous sa forme persane dans quelque dialecte de ces contrées (Pendj-db), soit qu’on le prenne sous celle qu'il a en sanscrit (Pantchâla). La position du pays ne permet guère de douter que ce ne soit le nom que Fâ hian avait recueilli, et toute discussion parait superflue à ce sujet. [Si Fa hian et ses compagnons ont passé l'indus à Dhakor ou Poukor, ils ne sont pas entrés dans le Pendj-àb, car ce pays est beaucoup plus au nord. Il a reçu son nom des cinq grandes rivières Behat ou Djylam, Tchinâb , Ravi, Beyah et Setledj qui le traversent, se réunissent et se jettent dans l’indus, plus de cinquante lieues au-dessus de Bhuker. Fâ hian entrait donc dans le Sind plutôt que dans le Pendj-âb. — Ki..]

• (a) Des voyageurs.] Il y a dans le texte des hommes en chemin. Cette expres-

sion signifie ici voyageurs, et non pas prêtres de Tao, comme au chap. IV, note i.

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