‹ Foe koue ki ou relation des royaumes bouddhiquesChapitre 4 sur 112 · XL VI · texte numérisé non relu

XL VI

INTRODUCTION

les lieux où ils avaient régné, il était dans tous ceux, bien plus nombreux, où ils avaient cherché un refuge. Les Tibétains le reçurent d’eux; quelques hordes tartares qu'ils étaient venus grossir semblent en avoir en connaissance dès lors, en sorte qu’on pourrait les considérer comme étant la cause première de son extension dans toutes les contrées du nord de l’Asie où il est aujourd’hui dominant, quoique tout parût s’opposer à ce qu’il pût y pénétrer jamais.

Pour nous en tenir aux pays et à l’époque où il nous importe d’établir quelle était sa situation, nous le trouvons, au vu' siècle, presque éteint dans les provinces orientales de la Perse. Tous les jours le nombre des religieux y diminuait; les tours et les monastères abandonnés tombaient en ruine ; l’intelligence des livres saints se perdait, et les vallées qu’habitent à présent les Afghans et les BélouLches n'olfraient plus à la vénération et à la pieuse curiosité de Hiuan thsang, que de faibles vestiges de la religion (jui y avait été autrefois transplantée, et que Fa hian y avait vue si florissante. L’Oudyâna et le Kandahar, où tant de saintes traditions ont été racontées à Fit hian , ne fournissent à Iliuan thsang que des souvenirs presque effacés; il n’y compte plus qu’un petit nombre de vrais croyants. Il se trouvait donc placé, tant pour le but de son voyage, que pour l’instruction que nous en pouvons tirer, dans des circonstances moins favorables que son prédécesseur; aussi sa relation, quoique plus .étendue, a-t-elle, à bien des égards, moins d’importance que celle de Fit hian. Un y trouve plus de légendes, on y remarque, avec une grande prolixité dans les détails, beaucoup de prétention dans la manière dont ils sont présentés, et elle ne peut plus guère offrir d’intérêt que pour ce qui regarde les pays qui ne sont pas décrits dans le Foë kouë ki. Tout ce qui concerne les autres, sous le double

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