XL VII
rapport <Ie la géographie et de l'histoire, dans l'intervalle des trois siècles écoulés entre les deux voyages, ayant été, dans le Commentaire que nous publions, l'occasion de rapprochements multipliés et d'extraits étendus, peut être considéré désormais comme suffisamment connu. Enfin l’appendice qui termine ce volume, et qui contient un résumé de l'itinéraire de Hiuan thsang et le sommaire des particularités les plus essentielles de sa relation, pourra, jusqu'à un certain point, tenir lieu de la traduction complète que M. Réiuusat devait en donner, tout en laissant néanmoins toujours à regretter les éclaircissements dont il l'aurait accompagnée.
Le voyage de Fi hun n’offre pas des avantages moins considérables pour la géographie positive que pour l’histoire politique et religieuse des contrées orientales. Mais la marche du pèlerin à trayers des pays qui, pour la plupart, ont disparu dans l'espace de quatorze siècles était aussi difficile à reconnaître qu’il est important de la constater. Ces édifices dont il décrit les magnificences, ces monastères, ces tours votives qu'il rencontre à chaque pas, ont l'ait place à des monuments élevés par d’autres peuples, consacrés à un autre culte. Avant même que leurs ruines eussent disparu ‘de la surface du sol, l'emplacement qu'ils occupaient, les noms qu’ils avaient porté, étaient, sur les lieux mêmes, effacés du souvenir des hommes. N’était-ce pas entreprendre une tâche d'une redoutable difficulté, que d’essayer de les faire revivre après tant de siècles et au milieu de nous? On verra que M. Rémusat n’est pas resté au-dessous de tout ce qu’elle exigeait de son habileté comme critique et de ses connaissances comme érudit. 11 suit l’itinéraire pas à pas, afin de tenir note des moindres particularités relatives à la position des villes, et pour mieux observer les signes caractéristiques de chaque localité; il suppute