San miao San foë tho ye
1 1 . Sy tchu ho chi.
1 a . Ma Lo lo po tho.
1 3. Sou pho ho.
Om!
Hara, hara, hara.
Ho, ho, ho.
Namo Kàs'yapàya.
Arhate.
Sarayaksambouddkâya.
Swâhà.
Quand le Bouddha eul achevé de révéler ces formules, il s'adressa au bodki&attwa Akâs’agarbha el lui dit : « Excellent jeune homme! cc$ formules sont celles qu’ont « récitées un nombre de Bouddhas égal à trente- trois fois les grains de sable du « Gange ; tu dois les recueillir et les réciter en pratiquant de bonnes actions. O u Akâs’agarbha! s’il se trouve quelque homme vertueux ou quelque femme veru tueuse, qui, de jour et de nuit et dans les trois temps, répète ces formules, il a obtiendra de voir en songe les Bouddhas et d’être délivré de tous les einpécheu ments résultant des actes de la vie. »
L’invocation à Kàs’yapa , rapportée dans les Louanges des sept Bouddhas *, est conçue dans les termes suivants : « J’adore Kàs'yapa, le seigneur du monde, très-excellent « et très-éminent sage, qui naquit à Bénarès dans une famille de Brahmanes révérés « par les princes ; la vie de son corps illustre dura vingt mille ans , et les eaux des « trois mondes furent desséchées par la lampe de la sagesse divine qu'il acquit au « pied de l’arbre nyagrodha. » On voit que ce passage sanscrit, d'accord en quelques circonstances avec La traduction chinoise du long . Agama , est contraire au témoignage direct de Chy fa hian, qui place le lieu de la naissance de Kàs'yapa loin de Bénarès, dans le nord de la province d’Aoudc.
Le livre intitulé Jou kouan foé san mi king b dit que le corps de Kàs’yapa Bouddha était haut de seize toises ( 38'“ 8) et que son auréole avait vingt yotljanas. Suivant un autre ouvrage*, le Bouddha Kàs'yapa ayant prêché sur les livres saints, il y eut, dans une seule assemblée, vingt mille bhikchous qui obtinrent le titre d'Arhan.
Le King tctchouun leng fou J compte Kàs'yapa Bouddha comme le troisième Honorable du kalpa des sages, c'est-à-dire le troisième Bouddha de l'âge actuel.
(âo) Une entrevue. ] Ceci doit être une expression consacrée, car 011 la retrouvera plus tard , à l'occasion du Bouddha Krakoutchtclihanda. Comme Shâkya mouni eut
* Sapin RomUha Stotrn, dans lw Asiatic Rextarrhn. loin. XVI, pag. 454-
k Cité dans le CAia i lion. liv. I.XXVII, pat;. 7 r.
* Le Wwa tcha lin. cilé là-mO-me.
* Cilé égolcmrnt dan» le CAin i fini», liv. LXXVIJ P*S *
une entrevue avec son père Shouddhodana, on a voulu sans doute imiter cette particularité de sa vie et la reproduire dans la vie mythologique des prétendus prédécesseurs du Bouddha historique.
(6 1) Pan ni hoaan.] L’entrée du Bouddha Kâs’yapa dans le Nirvana. Cette expression a été expliquée ci-dessus (chap. Xlï. note 3) et relevée ailleurs (chap. XVI, note i5).
(6a) Les Chc li.] C’est le mot sanscrit s'ârira . les Chinois le traduisent par os du corps. Voyez pag. 59, chap. VU], note i .
(63) LeJoa fat,] c'est-à-dire le Tathàgata, celui qui est réellement avenu, d’après le sens des termes chinois et tartares qui répondent au mot sanscrit ; et plus exactement, d’après l’analyse de ce dernier et d’après la doctrine bouddhique, celui qui est comme parti, qui a quitté définitivement l’existence relative pour entrer dans le Nirvana ou l’existence absolue. On le traduit en tibétain par lïe bjin gshegs pa, en mandchou par Inekou dzikhe, en mongol par Tagoutsilan iraksan C’est le premier des dix noms honorables que l’on assigne aux Bouddhas. On l’entend dans trois sens différents, selon qu'on l’applique aux trois états du Bouddha (les trois corps) , à son état de loi ( Dharmakâya ) , à sa manifestation glorieuse dans le monde des idées ( Sambhotjakâya ), et à sa transformation corporelle (Nirmânakâya). Lin Bouddha est Tathârjata dans le premier sens, en tant qu 'il n est rien d’oà ihienne, et rien oà il aille k, c’est-à-dire que la perfection absolue ne procède d’aucune chose et ne tend à aucune autre chose. Il est Tathâgata dans le second sens, parce que le premier principe , l’essence des choses, est similitude , identité (avec l’intelligence, idée conçue par elle), et qu’il est parvenu à s’assimiler à l'Intelligence parfaite*. Il est Tathâgata dans le troisième sens, en ce que porté par la nature réelle de la similitude (l’identité de la nature intelligente), il est vtna à l’état de parfaite Intelligence'1.
[Le mot Tathàgata en sanscrit, de même que De bjin gshegs pa en tubétain, signifie : qui a marché de la même manière que ses prédécesseurs \— Kl.]
* Vovei le Vocabulairt pcntuglolU, «et. ». * Tckouan fS fun Inn. cité lA-mémr
k Km hang hing . cité dans Ir .San ttang fil s ou. 4 Tckingckilan. cité là-mémc.
liv XXXV, pag. 18 v. * Vocafmlairt ptntaglolte . ton». I, pag. i a.