CHAPITRE XXI
Ville de Na pi lia. — Lieu de la naissance de Kcou leou thsin foë et de Keou na han nieou ni foë.
De la ville de Che \vcï, en faisant douze yeou yaii {•) an sud-est, on vint à une cité nommée Na pi kia (a). C’est le lieu de la naissance de Kcou Icou tlisin Joe (3). H y a également des seng kia lan (4) dans les endroits où le père et le fds eurent une entrevue (5), ainsi que sur l’emplacement du pan ni houan (6), et on y a élevé des tours.
De là vers le nord, en faisant moins (l’un yeou fan (7), on parvint à une cité qui est le lieu où Kcou na han mcon ni Joe (8) reçut la naissance. On a pareillement élevé des tours dans l'endroit où le père et le fils eurent une entrevue, et dans celui du pan ni hoaan.
(1) Douze ytou yan. ] Doute yodjanas valent environ seize lieues.
(1) An pi fcia. ] Ce lieu n’est point connu.
(3) Keon Icou thsin foë.] Nom d'un des Bouddhas antérieurs à Shàkya mouni. Il est quelquefois orthographié Kcou Icou sun; c’est une altération du sanscrit Krakoutchtchhanda • on le traduit par ce qui doit cire interrompu ou supprimé, et l'on entend par là les vices et les passions qui doivent être anéantis de manière qu'il n'en reste rien. Les Mongols ont rendu ce nom par Ortchilanij i ebdektchi \ Il naquit dans te neuvième kalpa de l'Age actuel, lorsque la vie des hommes était réduite à soixante mille ans, il y a par conséquent cinq millions neuf cent quatre-vingt-douze
* Schmidt. Notet jur Sanang Srtscn , p*g, 3o6
mille huit cents ans \ Le livre intitulé le long Agama h l'abaisse au temps où la vie n’était que de quarante mille ans, et le rapproche de nous de deux millions d'années. Suivant le même ouvrage, c’était un Brahmane de la famille Kàs’yapa; son père se nommait Li ti et sa mère Chen tchi . Il habitait la ville de An ho ( paix cl concorde). Il prêcha la loi assis sous l’arbre Chi li cha (s’iricha, acacia tirita)\ et daus une seule assemblée, il opéra le salut de quarante mille hommes. Ses appuis spirituels 4 étaient Sa ni et Pi leou ; son gardien était le suprême vainqueur Chen kio tseu { fils de la bonne Intelligence).
Le livre des Procédés des Tathâgatas J enseigne que quand on fait un bon usage des formules et des prières, le Bouddha krakoutchtchhanda se tient dans l'espace* d’où il étend sa protection sur tous les êtres vivants, éloignant d’eux les maladies et tous les genres de maux, aussi bien que les démons. C'est pour cela qu’il a récité la formule suivante :