CHAPITRE XXIV
Tour des Charbons. — Ville de Kiu i na kit*. — Rivière Hi lian.
Dp là en allant à l’orient et en faisant quatre yeou yan (i), on trouve la tour des Charbons (a) . 11 y a aussi un semj kia lan.
En allant de nouveau à l’orient l’espace de douze yeou yan (3), on vient à la ville de Kiu i na hic (4). C’est au nord de cette ville, entre deux arbres (5), sur le bord de la rivière Ili lian (G), que Villustb du siècle (7), la tète tournée vers le nord, entra dans le Ni houan (8). Là où Siu pS (9), longtemps après, obtint la loi, et où on adora dans son cercueil d'or l'illustre du siècle pendant sept jours (10); là où le héros qui porte le sceptre de diamant (n) lâcha le pilon d’or, et où les huit rois partagèrent les che li (i*); dans tous ces lieux on a élevé des tours et on a établi des seng kia lan qui tous existent encore.
Dans cette ville, la population est rare et peu nombreuse. Il n'y a que des religieux et des familles du peuple.
De là, en allant au sud-est et en faisant vingt yeou yan (i3), on voit le lieu où tous les Li tehhe (i4) voulurent suivre Foë quand il entra dans le Ni houan, ce que Foë ne permit pas; le lieu où l'on retenait Foë sans vouloir le laisser aller; celui où Foë fit un grand fossé très-profond qui ne put être traversé; l’endroit où Foë tira un pronostic heureux de sa marmite (1 b), et celui où il renvoya sa famille pour élever une colonne de pierre sur laquelle il y avait une inscription (16).
NOTES SUll LE CHAPITRE XXIV.
(ij Faisant quatre Yeou yan.] Environ six lieues et demie. — Kl..
(1) La tour des Charions. ] Selon le récit de Hiuan thsang, cette tour était haute
FOÉ KOUË Kl.
de plu» de trente tchang ou toises chinoises. Située dans une forêt de figuiers d'Inde, elle couvrait la place où le corps de Foé avait été brûlé, et dont la terre était entremêlée de cendres et de charbons. Dans le kia lan qui appartenait à cette tour, on voyait les trônes des quatre Bouddhas passés *. — Kl.
(3) Douze yeou yan.] Environ dix-sept lieues. — Kl.
(4) Lu ville de Kiu i na Lie.] Ce nom, transcrit en chinois par ^ »
parait être fautif dans le second caractère îfe i, car dans la plupart des livres bouddhiques traduits en cliinois, cette ville est nommée ïk+S* A’iu chi tchhing. Ils expliquent ce nom, qui est sanscrit dans sa première moitié, par ville d cornes ou ville triangulaire1. Hiuan thsang l’appelle plus exactement ^ Àiu chi
na kiè lo * Kous’inagara ) , ce qui signifie ville de f herbe Kous’a (Poa cyno-
suroides). Celte dénomination s’accorde parfaitement avec la traduction tubétaine
rTsa mtchogh grong, ville de l'herbe excellente. M. Csoma
deKôrôs, qui cite celte dernière comme employée dans le Kah ghyour, place la ville en question dans le district de Kâmarvupa de l'AssainJ; mais, d’après les récits de Fa hian et de Iliuan thsang, ou ne peut lui assigner une situation aussi orientale. Kous'inagara doit au contraire avoir été à peu de distance de la rive orientale du Gand'aki (le Gunduck des cartes anglaises). C’est sans doute la ville de Kousinârâ des livres pâli. Quoique son emplacement n’y soit pas déterminé, elle ne pouvait pourtant pas être très-éloignée du royaume de Magadha. — Kl.
(5) Entre deux arbres. ] C'étaient deux arbres appelés So lo en chinois, et eu sanscrit Sdl (Shorea robusta). — Kl.
(6) La rivière Hi lian.] Hi Han me parait indubitablement être le mot
sanscrit Hiran'ya, qui signifie or. Les anciens ouvrages bouddhiques traduits
en chinois appellent cette rivière ^ J* Où lai na fâ ti (^GHrflA'iwir-
natvati ) , et traduisent ce nom par ayanl de l'or.
Hiuan thsang, à la vérité, nomme la même rivière pj" A chi lo
fa ti, ce qu’il traduit par sans pareille dans le monde entier, en assurant que l'ancienne orthographe de ce non», mimm A li lo pho ti, est fautive*. C’est, comme je l'ai déjà dit, le Gand'aki ou Gunduck. Dans le Foi siang Ihoa \veï,
* Purn i tian . liv. LXIV, art. 7, pag. 5.
* Aï pan kiiuj. Heoa Jtn. cité dan» le Sa* Uany j& svu. liv. XXXI , pag. 4 ».
* Pian i tian, liv. LXXV, art. 7, pag. 1.
* Dutionarr ofth* hbrian lanÿtuiç/e, Calcutta, i834, pag. a58. — Journal oj tke Aùatic UKtrtjr oj Hengal. (833 , ton». I. pag. 5.
' Pian i tian. liv. LXXV, art. 7, pag- ».
qui est une collection d’ images relatives au bouddhisme, publiée au Japon, cette rivière est appelée Mo h èo.
Voici comment Hiuan tlisang décrit le lieu où mourut le Bouddha Shâkya mouni : « A trois ou quatre li au nord-ouest de la ville (de Kia chi na kié lo) , on tra- « verse |p rivière A chi lo fl ti. Près de son bord occidental est une forêt d’arbres « So lo. Ces arbres sont une espèce de hoû; leur écorce est d'un blanc verdâtre, et « leurs feuilles sont très-luisantes. On en remarque quatre fort beaux, qui sont placés u ensemble à l’endroit où le Ju laï (Talhâgata) mourut. Dans une grande chapelle » élevée â cette place, on voit le tableau qui représente le Nirvân’a du Ju lai. J1 a u la tête tournée vers le nord et a l’air de dormir. A coté, il y a une tour bâtie par « le roi A yÜ (As’oka). Les fondations tombent en ruine, mais la tour est encore « debout et haute d’environ deux cents toises chinoises. Devant la tour, on a placé « une colonne de pierre en mémoire de la mort du Ju lai ; elle en contient le récit. » On y lit : « Bouddha , âgé de quatre-vingts ans, entra dans le Nirvân’a à minuit, le « 1 5* jour de la lune Fei che khiu ( Vaïsakhà). » — C est le 1 5* jour du 3* mois. II y a « quelques auteurs qui disent que Bouddha entra dans le Nirvân’a à minuit, le « 8* jour de la lune Kia la ti kia (Kàrttikâ) ; ce serait donc le 8* jour de la 9* lune. « Quant à l’époque du Nirvân’a de Bouddha, les collections diffèrent dans sa déter- « mination. Les unes le placent il y a plus de noo ans, d’autres plus de i3oo, * et d’autres encore il y a plus de 1 5oo ans. Il y en a même qui assurent qu’il n’y <1 a que 900 ans, et que 1000 ans ne sont pas accomplis depuis cet événement*. n Hiuan thsang écrivait vers l’an fiâo de J. C.; c’est donc à cette année que se rapportent ces calculs, qui mettent la mort de Shâkya mouni en 56o, 660, 860 et même 36o avant notre ère.
La légende chinoise , extraite par Deshauterayes , rapporte la mort de Foë de la manière suivante : « Foë, âgé de soixante et dix-neuf ans, après avoir entretenu ses « disciples et l’assemblée de ses auditeurs, la quinzième nuit du secoud (7) mois, « comme ferait un testateur, se coucha sur le côté droit, le dos tourné à l’orient, u le visage à l’occident, la tète au septentrion et les pieds au midi, et il s’éteignit. « En même temps plusieurs prodiges apparurent : le soleil et la lune perdirent leur « lumière; les habitants des cieux s’écrièrent en gémissant : O douleur I par quelle « fatalité le soleil de la sagesse s’est-il éteint ! Faut-il que tout ce qui est se trouve privé « d’un bon et véritable père, et que les cieux perdent l’objet de leur vénération! u Toute l’assemblée fondit en larmes ; on mit enfin le corps de Foë au cercueil ; « mais quand on voulut le porter au bûcher, il fut impossible de le lever; alors un « d’eux s’écria en forme de prière : O Foë! vous égalisez ou identifiez toutes « choses , n’admettant aucune différence entre elles ; vous rendez également heureux u les hommes et les habitants des cieux. Cela dit, le cercueil s'élevant de lui-
* Pian i fiait , Ihr. I.XXV, art. 7, pu g 1 v. et a.
FOË KOUË Kl.
« même fort haut , entra dans la ville de Km chi par la porte occidentale , en sortît « par celle de l'orient, rentra par celle du midi, et ressortit par celle du nord; il fit « ensuite sept fois le tour de la ville : la voix de Foë sc fit entendre du cercueil. » Tous les habitants des deux accoururent à la pompe funèbre ; tous étaient en pleurs ; « et celte semaine ainsi passée, on porta le corps de Foë sur un lit magnifique, on u le lava d’eau parfumée, on l’enveloppa d'une toile et de plusieurs couvertures de « prix ; ensuite on le remit dans le cercueil , où l’on répandit des huiles de senteur. « On dressa un bûcher fort haut de bois odoriférants, sur lequel on posa le cercueil; « on mit ensuite le feu au bûcher, mais il s'éteignit subitement. A ce prodige, les «• spectateurs s’écrièrent douloureusement, et il fallut attendre l’arrivée d’un saint «■ homme pour achever la cérémonie. Dès qu’il fut arrivé , le cercueil s'ouvrit de « lui-même et Livra en spectacle les pieds de Foë environnés de mille rayons. Alors « on jeta des (lambeaux allumés sur le bûcher, mais le feu n’y prit pas encore. Ce *i saint homme leur fit entendre que ce cercueil ne pouvant être brûlé par le feu * des trois mondes, à plus forte raison il ne pouvait l'être par un feu matériel. A « peine eut-il parlé, que le feu épuré de la fixe contemplation JE* San meï, en « sanscrit Samâdhi ), sortant de la poitrine de Foë par le milieu du cercueil, en- « flamma le bûcher, qui au bout de sept jours fut entièrement consumé. Le feu <• étant éteint , le cercueil parut en son entier, sans même que la toile et les couveru tures de prix dont on avait enveloppé le corps eussent été endommagées \ »
M. le docteur de Siebold a publié, dans ses Archives du Japon, la copie réduite d'une célèbre image représentant le Nirvana (en japonais, Ne fan) de Bouddha, laquelle se conserve dans le temple de Toofiik si (Toung fou mu) à Miyako. Elle est peinte par le célèbre peintre japonais Teo den (sou. On y voit Shâkya mouni, avec ses habita ecclésiastiques, placé sur un catafalque, entre des arbres saints, la tête posée sur une fleur de lotus; il est entouré par une troupe nombreuse d’hommes et d'animaux, parmi lesquels règne une tristesse générale; on y voit la douleur exprimée sur toutes les figures. Los disciples et les apôtres entourent d’abord le catafalque de leur maître : on les reconnaît à leurs têtes rasées. Les Bodhisatlwas ont des figures et des formes de femmes, et les dieux paraissent avec leurs attributs ordinaires b. — Kl..
(7) L’illustre du siècle.] En chinois, Chi tsun. Voyez chap. XVI, note 3i .
(8) Entra dans le Ni Aomut.] Il y a ici dans le texte, comme dans plusieurs autres
endroits, les mots F un ni hoaan, que M. Abel Rémusat a toujours trans-
crits comme étant identiques avec l'expression sanscrite pari nirvâna. J’ai déjà fait
• Journal awaliÿB* . tom. VII, pag. 171 etseiv.— Panthéon ton Japon, dans le Nippon Archer 3* li-
Yoyci aussi Noat Joant asiatique . tom. V, pag. 1 4i irtMon, pag. 4s. pl. 4-
observer, à la page 80, que cette phrase chinoise ne signifiait qu'entrer dans le nirvana, et c’est aussi de cette manière que je fai traduite partout où elle se trouve dans la partie du texte du Foë koaf ki que je commente. — Kl.
(9) Là oà Sia po.] Ce nom se trouve aussi écrit Siu pô Iho h. Hiuan thsang le rend par Soa po tho h (en sanscrit, HVTJ Soubhadra ) , et le traduit en chinois par Chen hian, c’est-à-dire le bon sage ; c'était un maître des Brahmans qui atteignit l'âge de cent vingt ans : il était contemporain d'A nan et des autres disciples de Shâkya mouni, dont il adopta la doctrine \ — Kl.
(10) Pendant sept jours.] Voyez la note 6 ci-<lessus.
(11) Le héros au sceptre de dimnanl.) C’est le Bodhisatlwa Vadjrapdn’i, ainsi nom mé parce qu’il tient à la main une espèce de sceptre de diamant ou de traits de foudre, qui, dans les livres bouddhistes, est figuré de la manière suivante :
Le nom de ce Bodhisatlwa est traduit en tubétain par Phyough na rdor rdzie ou Lagh na rdo rdzie, c'est-à-dire, celui qui tient le sceptre de diamant dans la main. Les Mongols défigurent souvent ce nom, en écrivant Vtchir bani, qu’ils
prononcent Otchir bani. Pallas et Georgi ont fait graver l’image de cette divinité *\ Hiuan thsang donne au même Bodhisatlwa le titre de héros de la trace cachée du génie au sceptre de diamant. Quand celui-ci vit que Pot* venait de mourir, il s’écria dans sa douleur : « Le Ju laï nous quitte; il rentre dans le grand Nirvân’a; il ne « nous rendra plus meilleurs, il ne nous protégera plus. La flèche empoisonnée est b entrée profondément, le feu de la tristesse élève sa flamme. » 11 jeta alors son sceptre de diamant (ou le pilon d’or de Fa hian), et dans son désespoir extrême, il se roula longtemps par terre; puis il se leva, et plein de douleur et de compassion, il dit : « Dans la vaste mer de la naissance et de la mort, qui sera notre a barque et notre rame? Dans l’obscurité d'une longue nuit, qui sera notre lampe « et notre mèche*?» Voyez aussi chap. XVII, note 17, pag.-iào.
l'adjrapân i est le second de la série des cinq Dhyâni Bodhisattwas ou Bodhisattwas du ciel *. — Kl.
* Pi«« i lion. li*. LXXVII, art. 7, pag. a v. t Pallas, A/onÿoijjeftf Vôikerschaftm , tom. Il, pl. g, fig. 6. — Georgi, Jlphabelum TibHanam. lab. 4, fi g. ad pag. a6i.
* Pian i Imn. liv. LXXVII , art. 7, pag. 3 i 4.
* On trouve l’image de ce Bodhisatlwa dans les Âtiaiic tlesea/rhn, tom. XVI, pag. 44l , et dans 1rs Procecilingi 0/ tke Royal Atiatic Sociiiy, tom. II, pl. 9.
FOË KOUË Kl.
(i 2) Oà les hait rois partagèrent les cite &\] Voici ce qu’on lit à ce sujet dans la seconde partie du Ni pan king. Quand Shâkya Tathâgata eut accompli son Tchka phi (combustion) dans la ville de Kiu chi, tous les élats levèrent des troupes pour enlever de force ses s'ârira ou reliques. Il y eut alors un Brahinan qui arrêta les combattants et qui partagea ces reliques en huit parties, pour que les huit royaumes pussent les honorer en élevant des tours.
i* Les braves de la ville de Kia chi eurent une part des s'drira; Us élevèrent au milieu de leur pays une tour pour y faire des offrandes.
a" Les laïques (en sanscrit Oupâsiha, en chinois Ly seng ) du royaume de Pho kian lo pho obtinrent une autre part de ces reliques, avec laquelle ils retournèrent dans leur pays, où ils élevèrent une tour pour les vénérer. 3° Les Kiu leou lo du royaume de Sza kia na pho, de même.
A* Tous les kshatryas du royaume de A lé tche, de même.
5* Tous les Brahmans du royaume de Phi neou, de même.
6“ Tous les Li tchhe du royaume de Phi li (Phi che li), de même.
70 Tous les Shakyas du royaume de Tche lo kia lo, de même.
8Ô Le roi A tche chi du royaume de Mo kia tho, de même \ — Kl.
( 1 3) Vingt yeoa yan. ] Environ vingt-huit lieues. — Kl.
(iA) Oà les Li tchhe voulurent sawre Foè quand il entra dans le Ni hoaan.] Il y a dans l'original :
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M. Abel Rémusat avait traduit ce passage ; «1 au lieu où Tchu tchhe li voulut suivre •1 Foë dans son Pan ni houan; » mais il s’agit ici des habitants de la ville de Phi che li (Vaïsali), lesquels formaient une république et s'appelaient en sanscrit Litchtchiwi, ou Li tchhe dans la transcription chinoise. Tchu Li tchhe signifie donc tous les Litchtchiwi ou la réunion des Li tchhe. Cette même expression se trouve aussi employée dans le Ni pan king, Heoa fen à propos du partage des reliques de Foc entre les huit royaumes. La ville de Vaïs'Âli y est nommée par abrégé Phi li; et «tous les Li- « tchtchiwi ( tchu Li tchhe ) de cette ville eurent leur part des reliques,
« ainsi que - tchu Ly szu, tous les laïques de Kiu chi, ^lj
« tchu Tchhâ ti li, tous les Tchhà ti li (Kshatryas) du royaume d 'A lé tche, et « fcka Pho lo men, tous les Brahmans de Phi neou. » On voit que
dans toutes ces phrases, l’adjectif tcha (tous) ne fait pas partie des noms pro-
* Ni pan king. Heou fin. cité dans le San ttang fi tou, liv XXXI, pag. 4-5 — * Cité dans le San Uang fi tou. liv. XXXI , pag- 4 v.
près. Nous verrons encore, dans ie chapitre XXVI, tous les Li tchhe poursuivre A nan, au moment où il veut entrer dans le Nirvân’a. — Kl.
(l5) Foé tira an pronostic heureux de sa marmite.] Voyez chap. XXXi, note 3, lettre F. — Dans un Abrégé de la doctrine da Bouddha Gautxima, écrit en langue singaiaise et publié par M. Upliam, on lit: « Il (Bouddha) était assis près de la ri- « vière Nirandjara, où il partagea le riz en quarante-neuf boules, quil mangea. « Il jeta alors le bassin d’or dont il s’était servi dans la rivière, en pensant que « si ce bassin nageait contre le courant , il parviendrait enfin lui-même à l’état de h Bouddha. Le miracle eut lieu en effet , et il se remit en route avec une nouvelle « ardeur*, n — Kl.
( i 6) Pour détailler tous ces événements de la vie de Shâkya mouni, il faudrait avoir une biographie complète de ce Bouddha , et c'est ce qui nous manque h Paris. — Kl.
* Sacrrd and hisiorual bookt oj Ce y ton. vol. III, pag. ni *