‹ Foe koue ki ou relation des royaumes bouddhiquesChapitre 55 sur 112 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

voulaient attaquer, ne pouvant leur résister, était obligé de se soumettre. Ils en vinrent à attaquer le royaume du roi leur père; celuici en fut consterné. Sa femme inférieure lui demanda quel était le sujet de sa tristesse. Le roi répondit : Le roi de tel pays a mille fils très-vaillants et sans pairs; ils veulent venir attaquer mon royaume; voilà ce qui cause mon affliction. La jeune femme reprit : Ne vous désolez pas, mais faites construire un pavillon élevé à l’orient de la ville; quand les ennemis viendront, vous me placerez sur ce pavillon, et je me fais fort de les arrêter. Le roi fit ce quelle «lisait; et quand les ennemis furent arrivés, la jeune femme, placée sur le pavillon, leur adressa la parole : Vous êtes mes enfants, leur dit-elle, pourquoi venez-vous ainsi vous révolter et nous faire la guerre? — Qui êtes-vous, répondirent les ennemis, vous qui dites que vous êtes notre mère? Alors la- jeune femme dit : Si vous ne me croyez pas, tendez tous la bouche vers moi. Puis pressant avec ses mains ses deux mamelles, elle fit sortir de chaque mamelle cinq cents jets de lait qui tombèrent dans la bouche de ses mille fils. Les ennemis, reconnaissant alors que c’était leur mère, déposèrent leurs arcs et leurs armes; et les deux rois, en considération de cet événélnent, obtinrent l’un et l’autre la dignité de Pÿ Ichi Joe (9). Les deux tours de ces Py tchi foc existent encore. Les Honorables des siècles postérieurs qui ont accompli la loi, dirent à leurs disciples que c’était le lieu oti jadis on avait déposé les arcs et les armes ; les hommes venus ensuite l'ayant appris, ont élevé une tour à cet endroit, et c’est de là que vient son nom. Les mille enfants sont les mille Foc de l’rfyc des Sages (10). Foë, se trouvant à côté de la tour des arcs et des armes déposés, avertit A nan, en lui disant : Dans trois mois d’ici , il faut que j’entre dans le Ni houan. Le roi desdémons troubla A nan, et l’empêcha par là de prier Foë de demeurer dans le siècle (11).

A trois ou quatre fi à l’orient de cet endroit il y a une tour. Cent ans après que Foë fut entré dans le Ni houan, un mendiant de Phi

244 FOË KOUË Kl.

che li recueillit ses actions et tout ce qui a rapport aux dix dcietises de la loi, en les accompagnant des paroles marnes de Foë. C’est ainsi que, dans un temps plus proche, une réunion d’Arhans et de mendiants, qui tenaient, les préceptes et qui étaient tous docteurs, en tout sept cents religieux, examinèrent de nouveau le trésor des lois (u). Les gens qui vinrent après élevèrent une tour à cet endroit; elle subsiste encore à présent.

NOTES SITt LE CHAPITRE XXV.

(1} Cinqyeou yan.] Cinq yeou yan ou yodjanas font plus de huit lieues.

(«a) /lu royaume de Phi che li.] Phi che H est la transcription chinoise

du nom d’une ville jadis célèbre, appelée en sanscrit V aïs'Ali (l’Étendue),

et dans les livres pâli VetâU ou \ csaliya pvuri\ Les Tubétains ont traduit cette dénomination par Yang ha Jjian. Les Mongols lui ont conservé

son nom sanscrit et l'appellent Vais ali baUfhamin, la ville de

Vais’ ali. Elle est célèbre par le séjour et par les prédications que Shâkya mouni y fit. Il y arriva de Maghada, sur l'invitation des Litchtchiwi, habitants de Vais ali, qui avaient un gouvernement républicain et étaient très-riches, lliuan thsang a visité Vaïs’àli; il transcrit ce nom par Feï che fi, et dit que ce pays appartenait à l'Inde moyenne. Il lui donne 5ooo li de tour. Le sol y est fertile, dit-il, et produit des Heurs, des fruits et des herbes. Il y 'croit beaucoup de fruits .in moû lo et \Jtvu tche. C’est une contrée riche; la température y est agréable et peu soumise aux variations. Les mœurs y sont douces, et les habitants sont contenta de leur heureuse situation. Quant à leur croyance, c’est un mélange de faux et de vrai. On y soit plus de cent lia lan ( couvents ) détruits. Il en reste de trois à cinq où il y a fort peu de disciples religieux; ceux-ci ont environ dix chapelles, vivent mêlés avec les hérétiques, et il parait qu’ils sont en effet leurs complices. La ville de Fei che li est h présent tombée en ruine. Les anciennes fondations ont 60 à 70 li de circonférence, et le château ( Konntj tchhiug, ville du palais) en avait h h 5. Elle est peu hahitée , etc. k — Kl.

* Journal oj the Atialic tocitir of ficngal, tout. I, pag. 3. — Pâràdjika (manuscrit de Laie). — Liste de riUtt cite et data t Aktdltdnu (communiquer par

M. F,. Rumouf) — Procetdingt oj the /loyal \siahc Society, (uni. lit, png. 6ti.

*■ Pian i tian . li». LXIV, art, g , jvtg 3.

(3) La moitié du corps d’A non.] On verra, dans le chapitre suivant, comment les s urira ou reliques d’A nan furent partagées. — Kl.

(4) Une femme nommée An pho lo.] Hiuan thsang écrit le nom de cette femme An mou lo. — Kl.

(5) Une des stations de Foi. ] C’est-à-dire, une place où le Bouddha a enseigné la loi à ses disciples et à ses adhérents. — Kl.

(6) La dernière de tontes mes actions. ] L'original chinois porte :

Dans son brouillon , M. Bémusat avait traduit ce passage par : « c'est un lieu où « je reviendrai bien longtemps après ceci. •> Cette version ne me parait pas représenter le sens de l’original, puisque Shâkya mouni, en proférant ces paroles, allait devenir un Bouddha Tathâgata, et que les Tathàgatas ne reviennent pas dans le monde qu’ils ont quitté pour toujours en entrant dans le Nirvân’a. Shâkya mouni, en proférant ces paroles, ne peut avoir en vue que la dernière et principale action de tous les Bouddhas , celle de mourir pour la dernière fois , et sans être exposé à de nouvelles naissances. — Kl.

(y) Le fleuve lleng. ] J’jj Heng est la transcription chinoise du nom du Gange. Hiuan thsang appelle ce fleuve Khing kia. - — Kl.

(8) Suivit le Jil de l'eau.] Il y a ici, dans les deux éditions du Foé kouê ki que

je peux consulter, une faute d’impression , qui n’a pas été non plus corrigée par les rédacteurs du 1*1011 i lion. On y lit «ne pas couler, n au lieu de

« suivre le courant. — Kl.

(9) La dignité de Pjr tchi foé.] Pratyeka Bouddha. Voyez chap. XIII. note i3. pag. 84; cl chap. XVII, note 3 1 , pag. 1 63.

(10) De l'âge t les Sages.] En chinois Di an kiè , et en sanscrit

lihadrakatpa , \' époque des Sages vertueux. Selon la cosmogonie des Bouddhistes, les systèmes du monde qui se suivent daus des naissances et des destructions perpétuelles, prennent leur origine au second Dhyàna, dans le kalpa ou IVpo^ae de la fondation. La formation successive des différentes régions du monde occupe un kalpa intermédiaire, ou la vingtième partie du kalpa de la fondation. Ce n’est que quand toutes ces formations, depuis les régions des dieux jusqu a la superficie de la terre

FOÉ KOUË Kl.

et jusqu'au mont Soumerou , sont achevées, quelles sont peuplées par des êtres qui sortent de la troisième région du second Dhyàna, laquelle est la plus élevée. Cette population dure pendant dix-neuf kalpas intermédiaires, jusqu’à l’origine des régions infernales et jusqu'au temps où l'âge des hommes, d’abord composé d’années innombrables, est réduit à 80,000 ans. Alors commence la seconde époque, qui est le kalpa de [habitation ou de la stabilité. Pendant ce kalpa, mille Bouddhas doivent paraître, pour renouveler tour à tour la doctrine bouddhique, et c’est pour cette raison qu’il est appelé Bhadrakalpa ou le kalpa des Sages vertueux. Le premier kalpa intermédiaire dure jusqu’à ce que l’âge des hommes, de 80,000 ans soit réduit à la durée de 10 ans; alors succède le second kalpa intermédiaire, dans lequel l’âge des hommes remonte derechef à 80,000 ans. Cette même marche se succède encore pendant dix-sept kalpas intermédiaires , et alors finit le grand kalpa.

Le kalpa dans lequel nous vivons, est un Bhadrakalpa ou kalpa des Sages vertueux. On a imprimé à la Chine une liste, en langues sanscrite, iuhétaine, mandchou, mongole et chinoise, des mille Bouddhas de ce kalpa, dont quatre ont déjà paru. Une liste semblable se trouve dans le Mahâ yâna soùtra Bhadra kalpângga, qui a été traduit en mongol. M. I. J. Schmidt a extrait de ces deux ouvrages la liste des mille Bouddhas en sanscrit \ — Kl.

(11) De demeurer dans le siècle.] Voici comment Hiuan thsang rapporte cet événement, d'apiÿs la légende. A côté du jardin d'An mou b, dit-il, est une tour élevée à l’endroit où Foë annonça son Nirvân’a. Foë se trouvant autrefois ici, dit à A nan : « Celui qui a approfondi la cause primitive des quatre espèces de propriétés « surnaturelles11, ne peut rester pendant un kalpa entier dans ce monde. A présent «j’ai accompli cet âge; combien de temps dois-je rester encore dans le monde?» 11 répéta trois fois cette question; mais A nan ne répondit pas, car le Mâra céleste avait offusqué sa raison. A nan se leva alors de son siège, et se retira dans la forêt pour y méditer en silence. Le prince des Mâra se rendit auprès de Foc, et lui dit : « Il y a bien longtemps que le Ju laï est dans le monde! il y a déjà autant « d'êtres convertis et sauvés, qu’il y a de grains de sable dans la poussière. A pré- « sent le Bouddha est dans un âge assez avancé, de sorte qu’il serait bon qu’il entrât « dans le Nirvân’a. » Le Vénérable du siècle prit alors un peu de terre, la plaça sur l’ongle de son doigt, et dit au Mâra : «Y a-t-il plus de terre dans toute la plaine « terrestre que sur mon ongle ?» Le Mâra répondit : « Il y a plus de terre dans toute « la plaine terrestre. » Alors Bouddha dit : « Le nombre des êtres que j'ai convertis « et sauvés est comparable au peu de terre qui est sur mon ongle, tandis que le « nombre de ceux qui ne sont pas convertis ressemble à toute la masse de la terre.

* tMer dû Taïuend fiuddkat. mémoire lu à l'Académie des science» de Saint-Pétersbourg, le 10 octobre 1 85 3 —‘En sanscrit, rot Riddkt.

n Cependant, ajouta-t-il , dans trois mois d’ici j'entrerai dans le Nirvàn’a. » Le prince des Màra, ayant entendu ces paroles, s’en alla content, et se retira dans son séjour ordinaire.

A nan étant dans la foret, rêva qu’il voyait un grand arbre, dont les branches étendues étaient chargées d’un beau feuillage touffu, sous lequel on jouissait d’un ombrage agréable. Tout à coup un vent épouvantable s’éleva, déracina l’arbre et en dispersa les débris. A nan pensa alors : « Le Vénérable du siècle voudrait-il entrer « dans le Nirvân’a? Mon cœur le craint, u II alla donc questionner Foë, qui lui dit : a Je t’en avais averti déjà , mais tu étais obscurci par le Màra. Il n'y a pas longtemps u que le roi des Màra m'a quitté , et que je lui ai promis d'entrer bientôt dans le « Nirvân'a. Voilà tout ce que t'a annoncé ton rêve*. «

Les Mâra, en chinois JljÊF Mo, en tubétain OSA Dhoudh, en mongol 5 .SrVmiou ou Chimnoa, et en mandchou Ari , sont des démons puissants , qui ha-

bitent le ciel Paranirmitavas’avartitd (qui exerce un pouvoir sur les métamorphoses produites par d’autres). Ce ciel est placé immédiatement au-dessous du premier ciel du premier Dliyàna ; il est le quatrième au-dessus du Trayastrins'A, ou des trente- trois, habité par Indra et les génies soumis à sa direction. Les Mâra régnent donc sur tous les six cieux du inonde des désirs. Le chef des Mâra est également nommé Mâra en sanscrit, et Mo uang en chinois. C’est le Kitma ou le dieu de la volupté des Hindous. Les Màra sont les plus redoutables ennemis de Bouddha et de sa doctrine, qui prescrit principalement de chercher à vaincre la sensualité par tous les moyens possibles ; aussi emploient-ils une foule de moyens pernicieux pour empêcher les hommes de suivre cette doctrine. Dans ce but, ils prennent souvent des formes humaines, et paraissent dans le monde comme philosophes hérétiques, séducteurs et tyrans. Shâkya inouni lui-même eut beaucoup à souffrir de leurs persécutious ; et son oncle Dévadatta, qui chercha à le contrarier de toutes les manières, est regardé comme une émanation des Mâra. La durée de la vie du roi de ces démons égale environ dix mille millions d'années humaines ; car mille six cents de ces dernières ne font qu’un jour de sa vie; et il vit dix-huit mille de ces années. Il porte le titre du Très-Puissant joyeux (en tubétain Rab dvang pbyo9gh ou fiai vaugtchoak, et en mongol Machi bayà souktchi erghetoà). Malgré toute l'opposition des Mâra contre Bouddha et sa doctrine, ils n’en sont pourtant pas les véritables ennemis; et en agissant ainsi , ils en font d’autant plus éclater la gloire et l’cxccllcnce. — Kl.

(i a) Examinèrent de nouveau le trésor des lots.] D’après l’Histoire mongole de Sanang Setsen, la première rédaction des paroles et des doctrines du Bouddha Shâkya mouni remonte au temps de Margasira (Birabasârâ), roi de Magadha. A cette époque les

• Pian i bon. deteription du royaume de PAi cfce li. li*. LXVI , art. 9, paç. 5.

FOfi KO(JË Kl.

trois chefs du clergé, A Inanda , Tchikbola Aklchi , Kâs'yapa , et cinq cents Arhans, se réunirent h Fimaladjana-iïn koandi, et recueillirent les paroles du Bouddha relatives au premier principe de sa doctrine , la connaissance des quatre vérités.

Cent dix ans après l’année qui suivit celle du ÎSirvân’a de Shâkya mouni , quand le roi Ghasalang oagheî Nom-an khaghan (As’oka), fils du roi Arban terghetoà, était maître des dons de la religion , sept cents Arhans se réunirent dans la grande ville de Vais ali, et , sous la présidence du religieux Tegôlder amonrliksan, recueillirent la collection des paroles relatives au principe moyen de la doctrine, la nullité de tout ce qui est. Ce Ghasalang oughei Nom-an khaghan renferma, dans la collection des paroles et des images du Glorieux, un grand nombre d'objets propres à édifier l’esprit.

Trois cents ans après l’année qui suivit celle du Nirvana de Shâkya mouni, et quand kanika, roi de Gatchou { dans le texte, et Gatchi dans la traduction), était maître des dons de la religion, il arriva qu’une émanation duSmmou (Màra), nommée Mâlia rfct fl1, se fit religieux dans le couvent de Djalandhara, dans le royaume de Gatchiïn kunasana , et mêla à la religion des métamorphoses surnaturelles (Rtddhi khoubilghan). Ceci fut cause que cinq cents Bodhisattwas, cinq cents Arhans et cinq cents Pan’ditas se réunirent sous la présidence de Vïc/inoumîfna, et firent la c ollection des paroles relatives au dernier principe de la doctrine, qui en est la conclusion finale b. Cette dernière collection contient principalement les Dhâranis ou formules de conjuration, etc.

Le chastir Tchirkola Keregtektchi, traduit en mongol et cité dans les notes de M. Schmidt (pag. 3 1 5), contient la notice suivante sur ces trois collections des paroles et des doctrines de Bouddha : a La première collection, dit-il, fut faite dans l’été « de l’année qui suivit celle dans laquelle Bouddha était entré dans le Nirvana , à <i la source de la rivière Roata, où Ananda et cinq cents autres Arhans recueillirent « les premières paroles. La collection des paroles moyennes eut lieu cent dix ans «i après l’entrée de Bouddha dans le Nirvana, quand Ghasalang ongheï Nom-an khan, « du royaume d’Aghodoughar, était maître de la religion. Elle fut faite par Almour- <i liksan et sept cents autres Arhans , qui recueillirent les paroles moyennes de « Bouddha.

« Trois cents ans après l’entrée de Bouddha dans le Nirvân’a, et h l’époque où « Kanika était maître des dons de la religion, cinq cents Bodhisattwas et cinq cents « Arhans, réunis sous la présidence de Vichnonmitra, dans le couvent de Djalandri du « royaume de Kechmeri (Kachimir), recueillirent les dernières paroles du Bouddha. « A cette époque, on distribua toutes les paroles de Bouddha dans des livres, et on

* Dans sa relation , Iliuan thsang rapporte que le roi Kia m si kia . du royaume de £idit tko b (Gandhara) , lequel est vraisemblablement le même que Kanika. roi de Gatchou ou Gatchi, chez M. Schmidt, vivait quatre cents ans après le Nirvâna de Shâkya ;

mais le même auteur ne place Moka dita que ceot ans après eet événement, soua le règne d'As'oka, roi de Magbada. — Voy. Pion i lion, liv. LIII, pag. 6.

k Comparez Gtsckuktr dtr Ott-MongoUn . traduction de M. I. J. Schmidt, pag. 16 et 17.

« adopta, comme sa véritable et infaillible doctrine, quatre grandes sections, qui « contiennent dix-huit subdivisions. La première grande section se compose de « sept, la seconde de trois, la troisième aussi de trois, et ta quatrième de cinq de ces u subdivisions. »

Les trois collecteurs des livres, après la mort de Bouddha, étaient Ananda, Oapali et Kâsyapa. u A nan, dit le Fou fâ thsang yn yuan king, signifie en sanscrit jubilation, u joie. Il était fils du roi Hou fan wang. Il naquit le jour même où le Bouddha ((atteignit le suprême degré de l'Intelligence. Comme, à cette époque, tout le « royaume était dans la plus parfaite allégresse, A nan reçut ce nom. Il suivit le « Bouddha, embrassa la vie d'ermite et obtint le degré d'Arhan. Il est le pre- « mier parmi ceux qui ont entendu beaucoup (Voyez chap. XII, note a, pag. 78); u c’est pourquoi il fut le mieux en état de recueillir le trésor de la loi. Après la « mort du Tathagatha, lui et Mandjous’ri réunirent une grande assemblée dans la c Montagne de [enceinte de fer et en d’autres endroits, où ils recueillirent le trésor des « Soûtras. — Oupali signifie en sanscrit né par métamorphose; mais on interprète « aussi ce nom par tête supérieure , parce que ce fut lui qui reçut le mieux les pré- « coptes; et comme il connaissait le mieux les événements, il réunit, après la mort « du Tatbdgata , cinq cents hommes pieux dans la caverne de Pipho lo ( de l’arbre de « Photi ), et recueillit avec eux le» Finayas. — Kas’yâpa signifie en sanscrit splen- « deur bue. On dit que son corps était resplendissant et éclatant et qu’il avait la pro- « priété de réfléchir les autres objets; après la mort du Tathâgata, il réunit une grande « assemblée dans la caverne de Pipho lo et en d’autres endroits, où il recueillit les Abi- « dharmas \ « Iliuan thsang rapporte que les sages chargés de former la collection appelée Sun tsang, ou les Trois trésors, recueillirent d’abord les cent mille s'iokas ou doubles vers des Sed/nu de Shàkya mouni, puis les cent mille s'iokas des Finoyas, cl enfin les cent mille s’iokas des Abhidharmas; en tout trois cent mille s'iokas. contenant six millions six cent mille motsb. — Kl.

* Fwfàthtany ynyxuiukuiy. cité daiu leSunlwuiÿ /iï joli. liv. XI, |>ag. 7- — h Pian i lian. trv. I.Ifl , pag. 10.

Page 1