Ifoutnba, le rase pour leau bénite
7- ILjakwun djimik. une espèce d'étendard composé de sis capuchons posés les uns sur les autres 8. kurdu. ou la roue de la puissance.
Les Mongols remplacent la flamme .SrtMjfa et le Tchoari des Bouddhistes du Népal . por la figure flFJxhaiton tsoun et le Karda.
312 FOÉ KOUË Kl.
,, à la main le Doung crdeni \ lui dit : O toi créateur du nectar de la spiritualité, i< qui, semblable à un médicament précieux, purges et guéris la créature du mal- « heur inné dans lequel elle sommeille, daigne faire entendre ta majestueuse voix « spirituelle. A celte invitation étaient présents les cinq prêtres et disciples du « Bouddha, savoir : Yang chi Go di niya, rTa toi, A7 gang zen, Lang ba et Zang den, qui «jusqu’alors n'avaient pu parvenir à former un jugement sur leur maître. S’en- « tretenant entre eux de la sagesse du Bouddha, ils dirent : Si Goodam est devenu « Bouddha, il faut que nous adoptions sa doctrine spirituelle; mais s’il n’est pas u encore parvenu au rang de Bouddha, pourquoi l’adorerions-nous i* Dans le même « moment, Yang chi Godi niya qui se sentait prêt à reconnaître le Bouddha, tourna « tout à coup les yeux vers lui, et aperçut que son corps jetait un éclat d’or, et qu’il « était entouré d’une auréole brillante. Entièrement convaincu par ce signe, il ac- « complit le premier l’adoration due au Bouddha, et obtint par là le droit de lui « succéder un jour dans sa dignité. Les quatre autres disciples suivirent son exemple « et adorèrent également le Bouddha. Ils lui dirent : Puisque tues devenu le véritable « Bouddha du monde, daigne te rendre à Varan asi, car c’est là qu’a été le trône « des mille Bouddhas de la période passée ; c’est là que tu dois séjourner et t’occu- « per de l’œuvre de fonrner lu roue de la doctrine. Pendant qu’ils lui adressaient cette « prière, ils ne quittèrent pas la position de l'adoration, line auréole nouvelle en- « toura alors le Bouddha, et tout son corps jeta des rayons d’un éclat inexprimable.
« Cédant aux pressantes instances de ses disciples, S'hàkya mouni se leva et se « rendit à Varan asî, pour adorer et occuper le trône des mille Bouddhas ; il choisit « pour son siège principal celui des trois Bouddhas de la période actuelle du monde, « Ortchihng ebdektchi (Krakoutchtchanda) , Allan tchidaktchi ( kanaka mouni), et « Gerel zakiktchi (Kâs’yapa).
« Dans la même année, le quatrième jour du mois du milieu de l’été, le Boud- « dha agréa pour ses premiers disciples les cinq prêtres mentionnés plus haut, et « leur communiqua les principes des quatre vérités spirituelles. L’existence de la « misère est la première ; la seconde est que cette misère immense étend son cm* « pire partout; la délivrance finale de cette misère est la troisième; enfin U qua- « trième est le nombre infini des obstacles qui s’opposent à cette délivrance. En « conséquence, ajouta-t-il, vous qui êtes prêtres, vous êtes également soumis à cette « misère, mais vous en connaîtrez l’immensité; vous contribuerez à montrer aux « autres le chemin de la délivrance, et vous devrez tout faire pour en écarter les « obstacles. »
(i3) Raconta son histoire à Mi l£.] Voyez sur ce personnage la note 8 du chapitre VI, pag. 33.
* Doumj m/rni [ou la précieuse coquille) est une l«es Bouddhiste» s'eo servent souvent dans leurs céré-
grande coquille blanche cl le second de> .Yulmut lotit. monies religieuses , pour donner des sons de cor.
( i 6) Un royaume nommé Keou than mi.] iliuan thsang et la carte chinoise-japonaisc de l'Iode jointe à ce volume, appellent ce pays kiao chang mi; en sanscrit ^hliMiMT Kaus'âmbi. C'est le nom d’une ancienne ville située sur le Gange, dans la partie inférieure du Douâb, et dans le voisinage de Knrrah; on l’appelle aussi I atsapattana. Le nom de Kaas’ambi lui vient de son fondateur Kous’âmba *. Hiuan thsang donne à ce royaume six mille li de circuit et le décrit comme très-fertile. Le climat y est froid ; les habitants sont d’un caractère dur et féroce; cependant ils aiment l’étude et s’occupent des sciences et des arts. Il y trouva une dizaine .de kia km, mais dans un état de délabrement extrême : aussi n’y avait-il qu'environ trois cents prêtres et disciples; ils suivaient les doctrines de la petite trxtnshtion. Il y a environ cinquante chapelles qui appartiennent aux hérétiques, lesquels sont très-nombreux dans le pays. Dans la ville est un grand temple, haut do plus de soixante pieds, où l’on voit une image de Bouddha sculptée en bois de sandal et suspendue en haut à la pierre. Ce temple a été construit par ordre du roi Ou tho ran na (dont le nom signifie amour manifesté)1. — Kl.
(M. Rémusat observe* qu’on peut douter que Fa liian ait visité lui-même ce royaume de Keou than mi. Il n’en parle, en effet, que vaguement; et au lieu de son expression ordinaire, on arrive à tel pays, on (route telle ville, il sc contente simplement de dire if y a un royaume. Les circonstances qu’il rapporte sont communes à un trop grand nombre de lieux , pour pouvoir servir à fixer avec précision l’emplacement de celui-ci; seulement les indications du voyageur le mettent à 6o milles au N. O. de Bénarès, entre les territoires d’Aoude et d’Allahabad. — C. L.]
(i5) Son temple porte le nom de Jardin de Kiu sse lo.] Hiuan thsang en trouva les ruines dans l’angle sud-est de la ville même. Il dit que ce temple a reçu son nom de celui d’un chef appelé Kiu sse lo (Kous’ala?), qui l'a fondé. Dans l’intérieur il y a une chapelle dédiée à Bouddha d. — Kl.
* Wilson ? SaJifrn* ftiYttaiwuT. a* édit. pag. *55- — h Pian i ùan, liv. LtV, pag- Su.—’ Mimoirt gé«yrupkiqau ni r U Voyttÿ* ée City Ja hum. — 4 Pian i lia*, toc. cit. pag. 4