‹ Foe koue ki ou relation des royaumes bouddhiquesChapitre 75 sur 112 · CHAPITRE XXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX

Fl hian, à son arrivée, ne trouva plus ce Samanéen vivant, il ne put qu'assister à ses funérailles.

Le roi croit fermement â la loi de Foc. Comme il désirait bâtir une nouvelle chapelle pour les religieux, il commença par leur donner un grand festin. Après qu’ils eurent mangé, il choisit un couple de lions bœufs de labour, dont il fit orner les cornes d'or, d’argent et de choses précieuses. On fit une belle charrue d’or, et le roi laboura luimême les quatre côtés d’un arpent; puis il s’en dessaisit, et en donna les habitants, les familles, les champs et les maisons. Il écrivit sur le fer un contrat portant que désormais, et de génération en génération, ce bien se transmettrait, sans qu’aucun osât l'altérer ou le changer.

Fl hian étant dans ces lieux, entendit des religieux de la Raison indiens, qui du haut d’un trône élevé , lisant les livres sacrés, disaient que le pot de Foë était d’abord à Pi cite li (4), et qu’il est maintenant à Kian tho weï (5) depuis bientôt onze cents ans. [Fa hian, quand il entendit cette lecture, savait au juste le nombre des années, mais maintenant il l’a oublié.] 11 doit retourner dans le royaume des Yae ti occidentaux (6). Après onze cents ans, il ira dans le royaume de Ta thian (7) et y restera onze cents ans; puis il ira dans le royaume de Khi» thse (8). Après onze cents ans, il doit venir de nouveau dans le Pays de Han pour onze cents ans; puis il reviendra au Royaume des Lions. Après onze cents ans, il retournera dans l’Inde du milieu. De l'Inde du milieu, il s’élèvera an ciel Teou chou (9). Quand Mi le phoû sa (10) le verra, il dira en soupirant : ■ Le pot de Chÿ kia wen Foê est arrivé! » Alors, avec tous les dieux, il lui offrira des fleurs et des parfums durant sept jours. Les sept jours expirés, le bassin reviendra dans le Yan feo a thi (u). Le roi des dragons de la mer (1») le prendra dans son palais de dragon. Quand Mi lé sera sur le point de compléter la loi , le bassin, divisé en quatre, reviendra à sa place primitive sur le mont Phin na. Mi le ayant accompli la loi, les quatre rois du ciel (iî) méditeront de nouveau sur Foë, conformément à la loi des

For antérieurs. Les mille F'oc de Page des sages (i4j se serviront tous de ce bassin. Quand le bassin n v sera plus, la loi de Foc s'éteindra itisonsiblenient. Quand la loi de Foë sera éteinte, 1 âge des hommes redeviendra court, au point de ne durer que cinq à dis ans. Le riz et ic beurre disparaîtront. Les hommes devenus extrêmement méchants, s’armeront de bâtons qui se changeront en épées; tous s'attaqueront, se battront entre eux et se tueront. 11 y en aura dans le nombre qui auront le bonheur de s'échapper et de s'enfuir dans les montagnes. Quand la destruction des méchants sera terminée, les hommes sortiront et reparaîtront en se disant les uns aux autres: « Ceux d'autrefois « vivaient très-longtemps; mais ils ont commis toutes sortes de péchés «et agi contre la loi, voilà pourquoi notre vie a été successivement « abrégé* et réduite jusqu’à dix ans. Faisons maintenant toute sorte «de bien, élevons nos coeurs repentants vers la charité, cultivons les «actions d'humanité et de justice. Chacun pratiquant ainsi la foi et « la justice, la durée de l’âge s'accroîtra alors, et parviendra à quatre- « vingt mille ans. • Quand Mi lë sortira du siècle, et qu'il commencera à tourner la roue de la doctrine, il convertira dabord les disciples restés fidèles à la loi de Chÿ km, les hommes hors de leur maison (i5), ceux qui auront reçu les trois koueî (16) et les cinq préceptes (17), ceux qui auront observé la loi et pratiqué le culte des trois précieux : les seconds et les troisièmes, convertis dans cet ordre, sont protégés par Foë. FS hian voulut à l’instant même copier le livre qui contenait cela, mais les gens lui dirent : Ce n'est point écrit, nous le savons par tradition orale.

(1) Chapelle Mo ho pi ho lo. ] C'est le sanscrit maJuhihém, le grand temple, ou plutôt le grand monastère ; car suivant la définition donnée par M. U pliant *, vihtira ne désigne pa» proprement un temple, mais une habitation de religieux avec une

' Hutoiy and doctnnt oj Hadkitm, p. 19

chapelle; ce que les Chinois nomment un seng kia lan. Fâ liian prend ici la partie pour le tout. Iliuau thsang ne fait pas mention de cet édifice. —C. L.

(a) Mais sans loung ni.] Le texte porte :

Hlâ té

Je dois me borner à transcrire les mots loung iû, que je ne puis interpréter d'une manière satisfaisante, et qui désignent probablement quelque ornement ou symbole funéraire sur lequel je ne trouve aucun renseignement dans les lexiques qui sont à ma disposition. Peut-être faut-il entendre simplement par là que le lit ou brancard, qui était sur le bûcher, ressemblait à un char funéraire, mais que seulement il n était pas orné de figures de dragons et de poissons. — C. L.

(3) Aa moment du che we*.] Che wéi est un terme fan qu’il est difficile de restituer avec certitude dans sa transcription originale, soit parce qu'il est composé d'une manière trop irrégulière, soit parce que, depuis longtemps, il aurait cessé d’être en usage. Le 5on tsang fa sou * l'explique par J'en chao, consumer, brûler, l’action de brûler. Ce pourrait être la transcription des deux premières syllabes du mot sanscrit çavadiiha, crémation d'un corps. Le che i tvi est une des quatre sépultures, celle du feu; les autres sont la sépulture de l'eau, celle de la terre et celle des forêts b. — C. L.

(4) Pi che li.] C’est la ville indienne de Vaudh. (Voyer ci-dessus, chap. XXV, note a , page a 44.) Les détails dans lesquels on est déjà entré au sujet du pot de Bouddha , nous dispensent d’y revenir en ce moment ; mais il faut rapprocher in tradition rapportée ici par Fà hian, de la mention qu’il a faite précédemment* de l’existence de celte relique, non pas dans le kandahar, comme il le dit à présent, mais dans un royaume voisin, cher les Béloutches. — C. L.

(5) Kian tho weï.] Ce pays, nommé aussi Aron tho to et Kan tho lo , est le Kandaliar. (Conf. chap. X, note i, page 66.) Selon la Description des contrées occidentales, il est à l'ouest du royaume d’Oudyâna et sc nommait d’abord Ye pho lo; mais ayant été soumis par les Ye tha (Gètes), il changea de nom. L’Oudyâna et le kandahar sont les contrées de l’Inde du nord qui , à l’époque du voyage de Fa bian, conservaient le plus de traditions importantes pour l’histoire du bouddhisme; mais le voisinage où ils étaient l’un de l’autre, et la délimitation si difficile à éla-

Liv- V, p. 3- — à Fa rouan te hou lia. cité dans le San ( faïujja $oa. liv. XIX, p. >4 i». — ‘ Clup. XII, p. 76 et 78.

blir entre tant de petite états toujours en guerre, tantôt dominateurs de leurs voisins, tantôt soumis par eux, occasionnent quelquefois de légères différences, sinon dans la fixation des lieux témoins des actions de Foé, au moins dans la détermination précise du royaume dans la dépendance duquel ils se trouvaient. C'est ainsi que plusieurs des circonstances mémorables rapportées par Fà hian ou Hiuan thsang commq ayant eu lieu dans i’Oudyâna, peuvent, selon d'autres voyageurs, s’ètre passées dans le kandahar, et réciproquement, sans qu'on puisse raisonnablement accuser leurs relations de se contredire, ou les opposer les unes aux autres.

Tout au commencement du vi* siècle, deux, religieux bouddhistes chinois, Soung y un tse et Hva seng, vinrent dans le kandahar, guides par les memes motifs qui y avaient conduit Fa luan une centaine d'années auparavant. La relation qu'ils en donnent mérite, à plusieurs égards, d’étre rapprochée de celle du Foi kout* ki . Au moment de leur arrivée, le royaume était eu guerre depuis trois ans avec le khi pin. au sujet des limites des deux états. Le roi était un tyran cruel, se plaisant au meurtre et au carnage, ne croyant pas à la loi de Foc, pratiquant le culte des génies et ne se fiant quen sa force et en son courage. 11 avait sept cents éléphants de guerre, montés chacun par dix hommes armés de sabres et de lances, et à la trompe de cliaque éléphant était attaché un sabre pour frapper les ennemis. Le roi faisait sou séjour habituel sur les frontières et au milieu des montagnes sans jamais revenir, en sorte que le peuple souffrait beaucoup et que les familles murmuraient. Soung yun se rendit à l’armée pour remettre la lettre impériale. Le roi la reç»t

assis Soung yun lui dit : « Les montagues ont du haut et du bas, les

«i rivières ont du grand cl du petit; de même, dans le moude, il y a pour les u hommes du sublime et de l'humble. Les Ve tha et le roi de Ou trliang ont tous « reçu avec respect les lettres impériales : pourquoi le grand roi seul a-t-il été sans « respect?» Le roi répondit : « Si je voyais eu personne le grand seigneur des « Weî, je le saluerais; mais qu’y a-t-il d étonnant à ce que je reçoive et que je lise «* assis ses lettres? Quand les hommes reçoivent une lettre de leur père ou de leur « mère, ils la lisent assis : le seigneur des Weî est pour moi comme un père et « une mère, et je lis aussi sa lettre assis. En cela, qu'y a-t-il de contraire à la « raison? » Yun ne put le faire changer

Après cinq journées de chemin vers loccident, les voyageurs arrivèrent à l'endroit où Joù lai lit l'aumône de sa tête ; il y a une tour habitée par vingt religieux. Suivant Fa hian, cette action aurait eu lieu dans un royaume nomme 7cAi r/u< cki lo (chap. XI), situé à sept journées à l'orient de kian tho weï, et qui sans doute n'existait déjà plus, au moins comme état indépendant, à lY|»oque du voyage de .Soung yun. A trois journées encore vers l’occident est le fleuve Sou theou, sur la rive occidentale duquel est le lieu où Joù laî, avant pris la forme du grand poisson Mo kiei (Makara?), sortit du fleuve, et pendant douze ans nourrit

les hommes de sa chair. On a élevé une tonr en mémoire de cet événement, et on voit encore sur une pierre l’empreinte des écailles du poisson.

Plus à l’ouest, à trois journées , on vient à la ville de Foë cha fou. Il y a , tant en dedans qu’en dehors de cette ville, d’anciens temples pour lesquels les dévots ont une vénération particulière. An nord de la ville , à un li, est le palais de l’éléphant blanc. C’est un temple dédié à Foé. Il est orné de statues de pierre , couvertes de riches ornements; elles ont plusieurs tètes pour un même corps et sont revêtues de feuilles d’or qui éblouissent les yeux. Devant le temple est l’arbre de l'éléphant blanc. Scs fleurs et ses feuilles sont semblables à celles du jujubier; il donne des fruits à la fin de l’hiver. Les vieillards disent , par tradition , que quand

cet arbre mourra, la loi de Foé mourra aussi

Plus à l'ouest, à une journée de marche, est le lieu où Joü lai s’arracha un œil pour le donner à un homme. (Conf. chap. X.) On y a bâti une tonr et un temple. Sur une pierre est l’empreinte du pied de kia chè foe*

Kn continuant su route vers l'ouest, Soung y un arrive à la ville de Kan tho lo, au sud-est de laquelle, à sept H, est le feoa tou bâti par le roi Kia ni sse kia et qui doit être ic même édifice que Fâ hian place dans le Béloutchistan. (Conf. chap. XJI.) La légende relative au roi Kia ni sse kia est racontée è peu près de la même manière par ces deux voyageurs et par Hiuan thsang * qui , d’accord avec Soung yun , dit que ce temple se trouvait dans le Kandahar. L’un et l’autre en détaillent toutes les magnificences. « Parmi les feon thon des contrées occidentales, dit Soung « yun, celui-ci est le premier. Quand on commença à lé bâtir, on se servit de perles a pour faire les treillis destinés à le recouvrir. Mais quelques années après, le roi « pensant que ces tissus de perles valaient plusieurs fois dis mille pièces d’or, crai- « gnit qu’après sa mort on ne les enlevât , et que si la grande tour était renversée . <• personne ne s’occupât de la reconstruire; il prit donc les tissus de perles et les mit u dans un vase de cuivre qu’il fit enterrer â cent pas au nord<ouest de la tour; au- « dessus, il fit planter un arbre. Cet arbre se nomme Pho thi; ses rameaux s’étendent « de tous côtés, et ses feuilles dérobent la vue du ciel. Au-dessous sont quatre

« statues assises , hautes chacune de cinq toises n

En allant vers le nord-ouest pendant sept journées, et après avoir passé une grande rivière, on arrive au lieu où Joü lai délivra une colombe. Suivant Fâ hian, c'est dans un pays nommé Sü ho to (chap. L\) que le Bodhisatlwa a accompli cet acte de charité. Soung yun n’a pas connu ce nom, qui avait probablement disparu déjà avec le petit état auquel il avait appartenu.

A partir de ce point, les voyageurs négligent de marquer les distances qui séparent les pays qu’ils visitent et d’indiquer la direction de la route qu’ils parcourent. Ils arrivent successivement au royaume de ./Va kia b ho, qui est le raêifte que le

* Pian i lion, Uv. LXUI, art. 7 . p. 8.

FOË KOUË Kl.

i\a kié, placé par Fa hian à seize yodjanas à l'ouest des Béloutchcs. (Chap. XII.) C’est là qu'est l’os du crâne de Foë. Il a quatre pouces de circonférence et est d’un blanc jaunâtre; au-dessous il y a un trou qui peut recevoir le doigt d'un homme; il ressemble à une ruche d'abeille. Dans la ville est le temple Khi ho lan, où sont treize fragments du kia cha (collet) de Foë. C'est probablement la chapelle du settg kia ii mentionnée dans le Foi koaé ki. Il y a aussi le bâton d’étain de Foë, il est long de sept Ichang (environ n“); on l’arrose avec des tubes remplis d'eau. H est tout recouvert de feuilles d'or. Le poids de ce bâton varie; il y a des temps où il est si lourd que cent hommes ne pourraient le soulever, et d’autres fois il est si léger qu'un seul homme le porterait. Dans celle même ville, il y a aussi une dent et des cheveux de Foë; ces reliques sont précieusement enchâssées, et matin et soir on y fait des offrandes.

A Kia b h ha, à quinze pas dans la montagne, est la grotte de l’ombre de Foë. Quand on regarde de loin, l’ombre s'aperçoit distinctement de tous côtés; à mesure que l'on approche, on ne la distingue plus que comme si les yeux étaient troublés; et si l’on avance la main , on ne sent que les murs de pierre. En reculant, on voit petit à petit, la figure reparaître. C’est une chose bien singulière dans le moude. Devant la grotte, il y a une pierre carrée sur laquelle est une empreinte du pied de Foë. À cent pas au sud-oUest de la grotte est le lieu où Foë lava ses habits; et à un li, au nord-est, est la grotte de Mou liait. Au nord de cette grotte est une montagne au bas de laquelle il y a un grand temple avec un feou ihoa haut de dix toises. Il y a encore sept autres tours , au midi desquelles est une pierre avec une inscription que l’on dit être de la main de Joü lai ; elle est très-distincte et on la comprend encore très-bien maintenant*.

En l'approchant la relation de Fa hian de celle que nous venons d’extraire , ou verra qu’elles ne diffèrent l’une de l’autre en aucun point essentiel , et que celle-ci contient quelques particularités dont le premier ne parait pas avoir eu connaissance, ou qu’il a négligé de noter. De ce nombre est la tradition curieuse qui attribue à Sbàkya Tataghâla l’inscription dont il a été parlé en dernier lieu. En ce qui concerne le pot de Foë, lliuan thsang rapporte qu après le Nirvana il se trouvait dans le Kian tho iceï où il fut honoré pendant plusieurs siècles, mais qu'ensuite ii passa dans d’autres royaumes et qu’il était alors en Perse1". — C. L.

(6) Vue ti occidentaux.] Ce sont les grands lue ti, qui, repoussés vers l’occident par les Hioung nou d’abord, et ensuite par les Ousun, quittèrent le Tangut ou ils menaient une vie errante, se rendirent maîtres de la Transoxane cl y fondèrent un empire longtemps puissant, d’où ils étendirent leurs couquéles sur le Caboul, le kandahar et tous les pays situés sur les deux rives de llndus. Voyez ce qui en a déjà été dit chap. XII. note 9, page 83. — C. L.

‘ Pion i tian. liv. LXII1, art. 7, p. 1 u. «I Miiv. — h Mrm. iW. p 7 r

{7) Le royaume de Yu thian], autrement dit Khotan. Voyei le chapitre III cidessus.

(8) Le royaume de Khiu thse.] M. Rémusat pensait que ce pays pouvait être celui de Bich-balik; ne serait-ce pas plutôt Koatche, qui d'ailleurs faisait partie de l'état de Bich-balik, mais que l'on aurait plus particulièrement voulu désigner ici? — C. L.

(9) du ciel Teou choit], en sanscrit TouchiUî, ou ciel de la connaissance suffisante. C’est le quatrième des six cieux superposés les uns aux autres, lesquels constituent le monde des désirs. C’est là que les êtres parvenus au degré qui précède immédiatement la perfection absolue . c’est-à-dire les Bodbisattwas , viennent habiter en attendant que le moment de descendre sur la terre , en qualité de Bouddhas , soit arrivé. — C. L.

(10) Mi le Phou s*], Maîtreya Bodhisattwa. Voycx sur ce personnage le chapitre VI, note 8, page 33.

(11) Le Yan feou thi], le Djambou dripa. On sait que l’on désigne par là un des quatre continents qui, dans le système du monde conçu à la manière des Bouddhistes, partagent la terre habitable. C’est le continent méridional et celui qui comprend l’Inde. — C. L.

(îa) Le roi des dragons.] Voyez ci-dessus, chap. XVII, pages 1 43 et 161.

(i3) Les quatre rois du ciel.] Ce sont les ministres d’Indra et les protecteurs du monde. On les a fait connaître précédemment, chap. XVII, page i4o.

(là) L'âge des sages], en sanscrit Bhadrakalpa. C’est l’âge dans lequel nous vivons et une des périodes assignées au monde pour se former, subsister et sc détruire. Elle doit durer a36 millions d'années, dont 1 5 1,200,000 sont déjà écoulées, et pendant lesquelles mille Bouddhas doivent se succéder pour le salut de tous les êtres. Il n’en a encore paru que quatre et la vie humaine est sur son décours, puisque de 84, 000 ans elle est réduite à 100. Des calamités de différente nature atteignent successivement toutes les portions de l’univers. Quand l’âge des hommes sera descendu jusqu’à 3o ans, la pluie du ciel cessera; la sécheresse qui en résultera, empêchera les plantes et les légumes de renaître; on ne verra plus d’eau, et un nombre immense d’hommes mourra. Lorsque la vie sera réduite à ao ans, des épidémies et toutes sortes de maladies s’élèveront à la fois et feront une infinité de victimes. Enfin, quand la vie moyenne n’aura plus qu'une durée

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de to an», le» hommes ae livreront aux querelles et à la guerre. Le» arbres et le» plantes même deviendront des armes entre leurs mains; et ces armes leur fournissant les moyens de s'entre-détruire, il en périra de cette manière un nombre immense*. Alors, conformément à la tradition recueillie par Fa bian . Mi lé (Mai très a) paraîtra en qualité de Bouddha; il régénérera le inonde, et la vie des hommes s'étendra jusqu a 80,000 ans. — C. L.

(i5) Les hommes hors de leur maison .] On a vu cette expression plusieurs fois employée pour désigner les hommes qui ont abandonné leur famille pour embrasser la vie religieuse et vivre dans la solitude.

(r6) Les trois Àouet] ou les trois appuis. Voyez ci-dessus, chap. XXX VI, note 7, page 3a 3.

(17) Les cinq préceptes ] Voyez chap. XVI, note ta , page 10U.

* Fa y»? lui n le Su lin. eiU par M HrmuMt Han» inséré dan» ir Joamoi drt Sut unis, décrmbrr i 83 » , son Mémoire sur la Coraioyomr Jn Houddkisiei . p. 717.

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