PRÉFACE. XLVII
ques, dans le choix des positions^ dans la mar« che en pays ennemi, jamais une erreur, jamais une faute ; dans les mouvements des troupes, dans le transport des approvisionnements et du matériel de guerre, jamais un retard, jamais une négligence. Mais à côté de cette supériorité incontestable, quelle révélation nous a été faite du vrai caractère de ilos ennemis 1 Ils se montrent à nous, orgueilleux, jaloux, vindicatifs et froidement cruels. Ils sont disciplinés dans l'espionnage, dans le meurtre, dans le pillage et dans l'incendie, comme dans la bataille. Sous les murs de Paris, nous avons pu constater chez «rux des instincts de destruction et de rapacité auxquels nous n^aurions jamais pu croire.
Nous ne parlons pas du bomibardement que nous avons flétri à plusieurs reprises dans ce volume, comme jious devions le faire. C'est à d'autres actes que nous songeons. En visitant Saint-Gloud et ses ruines, nous avons appris
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que, même après Tarmistice, les Prussiens avaient incendié, avec un horrible sang-froid, des maisons entières, de la base au faîte, à Taide d'une composition de pétrole. Nous avons interrogé un grand nombre de nos amis qui habitent, pendant Tété, de charmantes villas sur les coteaux qui nous entourent. Dans ces confortables demeures, on avait laissé bien des objets, confiés, semblait-il, à la bonne foi Allemande. Eh bien ! ces amis nous ont dit d'une voix unanime : « les soldats prussiens ont tout emporté : nos pianos, notre linge, nos porcelaines, nos tableaux, nos meubles, nos glaces. Ils se sont chauffés avec nos parquets et nos portes : tout le reste a été vendu à des marchands juifs qui suivaient l'armée. » Gela c'est passé à Ville -d'Avray, à Luciennes, à Bellevue, à Enghien, et en combien d'autres lieux! Ainsi le peuple qui entend pieusement tous les dimanches ce commandement de la loi : tu ne déroberas points vient en France faire du vol