‹ Foi et systèmesChapitre 7 sur 12 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Voici, en tous cas, les résultats de cette enquête au point de vue de la question débattue :

1° Les dogmes sont des propositions, soit piore7nent spéculatives, soit en rapport direct avec Vhistoire, que V autorité doctrinale impose à la foi des chrétiens, comme exprimant des vérités dont Vobjectivité est requise pour la permanence et le développement de la vie spirituelle apportée par le Christ sur la terre.

2° Ces propositions, si elles expriment des faits du, monde visible {conception virginale, résurrection), sont à prendre au p)ied de la lettre, non pas toujours suivant le sens technique et secondaire, mais suivant le sens obvie et jmmitif des termes"-. — Si elles

- J'ai expliqué plus haut cette distinction, à propos de vie et mort. La science, qui n'a à s'occuper que du cours ordinaire des choses, attache à l'idée de conception celle de conditions physiologiques antécédentes que l'adjectif virginal exclut dans le cas présent. Le concept qui non seulement représente la chose ou l'opération, mais implique tous les antécédents ou concomitants (pie la science positive lui assigne, voilà ce que j'appelle concept technique. Inutile de prouver encore qu'il y a plus simple et plus obvie. Cfr. l'article du P. L. de Grandniaison, dans le Bulletin de Littérature ecclésiastique do juillet-octobre 1905 : Qu'est-ce qiiun dogme? Et aussi l'article récent de M. Lebreton, dans la Revue pratique d'apologétique du 15 mai 1907; la Chro- 7iique de M. Dubois, dans la Revue du Clergé français du 15 août 1907. Etc. Je suis bien aise de voir la solution que j'ai rappelée dans ces pages, reconnue comme traditionnelle et confirmée par nombre de théologiens et d'apologistes avertis.

expriment des faits de Véternité ou du monde invisible, elles sont un sens intellectuel positif, mais obscur, parce qu'il n'est qu'analogue^ non univoque, au sens courant de ces mêmes termes.

Ainsi les définitions dogmatiques ne posent pas simplement des problèmes à l'intelligence, elles donnent à ces problèmes un commencement de solution, suftisant pour nos besoins spirituels de la vie présente — commencement qui peut du reste toujours grandir, mais ne grandira point ici-bas, jusqu'à la suppression du mystère.

Cette conclusion demanderait peut-être bien des explications encore. î^Iais je ne me suis proposé autre chose que dHndiquer un principe certain de solution pour le problème du dogme en général. Qu'on voie uniquement dans cet article «un effort vers la lumière » et vers la conciliation de tous les esprits croyants, (( au sein de la vérité catholique fidèlement acceptée dans sa plénitude et sa rigueur ».

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