UN MONSIEUR AGE, AVEC UNE FACE CUITE
poids, et fonc- un collier de barbe aux poils rèches (p. 14;. traie, disciple
tionnent quelle
que soit l'inclinaison des axes.
Jerry Smith l'y encourageait fortement; le grand spéculateur lui avait écrit :
« Vous êtes dans le droit chemin, la conquête de l'air m'apparaît comme le vrai Problème; et quand j'en aurai fini avec la guerre des trusts, je deviendrai votre collaborateur. »
Ces études avaient rnis Morisset en rapport avec nombre d'aéronautes et notamment, par Noirfeuille (on était redevenus intimes, aujourd'hui), avec M. Planchut, dont les conseils devaient l'inspirer souvent.
choyé du père Planchut, et que Nicole semblait accueillir avec une toute spéciale faveur.
Car bien qu'en général, la petite se montrât rebelle aux nouveaux visages, dès sa première entrevue avec Gilles, leurs relations avaient pris un caractère d'amicale camaraderie.
Et voici que, du moins en sa présence, elle paraissait changée. Devant ce garçon vivace, volontaire et hardi (dans sa prime adolescence peut-être fut-il porté à quelque timidité avec les femmes, mais, jugeant cela indigne d'un homme, il l'avait abolie),
& UN AVIATEUR
on eût dit que, par une obscure et naïve coquetterie, elle comprimait en elle toute gaminerie, cherchait à se montrer de son sexe.
Gilles Lebrisard, lui, se trouvait à cette phase de la vie masculine où l'on regarde du haut de sa mentalité conquérante le pauvre intellect des
jeunes filles; et sans y mettre de la fatuité, encore que sa bonne mine et tout l'allant de sa personne lui eussent valu, entre autres conquêtes, celle de Mlle Barally, apportait dans son amitié — réelle — pour Nicole, une sorte de supériorité inconsciente, orgueilleuse, aveugle aux regards d'amour.