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lait que l'on scrutât également le passé aéronautique, lequel pouvait être fécond d'enseignements.
Une équipe spéciale de philologues et de savants serait expédiée en Egypte, en Grèce, en Asie-Mineure, pour étudier, sur place, les monuments et leurs inscriptions, recueillir jusqu'aux derniers indices de la légende, écrite ou orale. Toutes les bibliothèques de l'univers seraient explorées à fond.
Des sections spéciales devaient être consacrées aux travaux de mathématiques, de mécanique appliquée, de chimie et d'électricité; d'autres, vouées à l'établissement des accessoires. Les moteurs se trouvaient étudiés en dehors, par la maison Morisset, Chouix et C'^, solidaire, par ce fait, de l'entreprise.
Morisset, un peu surpris et qui se demanda si Jerry Smith ne voulait pas rire. Mais l'inventeur ne se rencontre pas ainsi sur commande.
N'est-ce pas en quelque sorte pour y suppléer que vous créez l'Institut?
— Non point. Les études de nos divers collaborateurs nous aideront à circonscrire la question, à en mettre au jour les données, les éléments, et à placer de notre côté les meilleures chances de réalisation technique. Elles ne sauraient suppléer à l'Homme nécessaire. N'avez-vous jamais fait cette remarque, mon bon ami: en ce siècle de mille obstacles surmontés, l'aviation — art primordial, car se transporter rapidement
Tout cet organisme, grâce à la surprenante activité de Jerry Smith, que Morisset secondait d'ailleurs avec discernement, bientôt allait se trouver en train. D'ores et déjà le mouvement qu'il suscitait fut énorme, et l'on " pouvait à coup sûr en attendre de prochains et valables résultats.
Cependant Jerry Smith ne se déclarait pas satisfait, il avait conscience qu'un élément faisait défaut à cet ensemble.
Un jour, en présence de Morisset, il résuma son idée:
— Ce qu'il nous faudrait, c'est un inventeur, l'Inventeur!
— L'Inventeur, fit
QUEI.QU UX ENTRA, S ASSIT A UNE TABLE, DEMANDA DU CHAMPAGNE (p. 28).
^ UN 'AVIATEUR