CHAPITRE XV
aucun cas je-ne pouvais les seconder. Ma qualité d'étranger... et je ne voulais pas non plus jouer un rôle de traître. Et puis le premier ministre n'avait jamais eu à mon égard de mauvais procédés.
Cette déclaration produisit un certain froid. Au bout d'un instant Bertha dit :
« C'est très compréhensible. » Tolberg balbutia quelques mots dans le même sens. Quant au colonel, il finit aussi par approuver après (luelques instants, en donnant toutefois à mes paroles un sens un peu moins noble que celui que je désirais leur voir attribuer.
- Oui, c'est bien naturel, un étranger n'a pas besoin de courir tous les risques qui nous
menacent, pour une affaire qui naturellement ne lui tient
UN COLONEL DE CHEVAU-LÉGERS EN GARNISON A SCHŒNBVRG. paS 3. CŒU!
^^ftÇ><UAND j'arrivai chez Bertha, je la J^fâjj trouvai avec Tolberg et un \j^^ monsieur pesant, qui ressemblait beaucoup à certain gros vieillard que j'avais eu jadis comme professeur de mathématiques.. Ce monsieur, qui marchait avec une certaine difficulté, était un colonel de chevaulégers, en garnison à Schoenburg .
Je compris tout de suite qu'il faisait partie de la conspiration.
Tolberg se hâta de me
présenter comme un homme sûr.
Il dit que j'étais secrétaire du premier ministre, mais que l'on pouvait se fier à moi. Très gt né, je crus nécessaire de faire une déclaration un peu émue, où je disais que mon ami Tolberg me connaissait assez pour savoir que je ne les trahirais point, mais qu'en
SECRETS D'ÉTAT