‹ Folk-lore brésilienChapitre 56 sur 77 · LES DEUX FRÈRES · texte numérisé non relu

LES DEUX FRÈRES

Une fois, il y avait deux frères : Tun était pauvre et plein d'astuce; Tautre était riche et avare ^

Le Pauvre prépare du bouilli dans une casserole, et s'en va chez TAvare. « Tiens, dit-il, >'ai une casserole merveilleuse; on n'a plus besoin de viande avec; on y jette un peu d'eau chaude, et le bouilli est tout fait; il n'y a plus qu'à le manger. » Il fait l'expérience devant l'Avare. Celui-ci est dans le ravissement. Il demande à acheter la casserole merveilleuse. Son frère se la fait payer fort cher.

Le lendemain, l'Avare essaye d'avoir du bouilli, et il s'aperçoit tristement qu'il a été joué, a C'est toi qui ne sais pas t'en servir, lui répond le Pauvre. J'ai encore d'autres secrets. Ainsi, je peux tuer ma femme d'un coup de couteau, et la ressusciter. » « Voyons la chose, » dit l'Avare.

^ Ce conte est loin d'avoir l'ampleur et le charme du conte russe : Les deux Frères et le Seigneur chagrin (Voir Histoire de la Litiéra' ture Russe^ par Léon Sichler, Paris 1886). Mais dans les deux contes c^esl toujours le pauvre qui triomphe.

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Le Pauvre avait caché une vessie pleine de sang sous les vêtements de sa femme, à la place du cœur. Il était d'accord avec elle.

Il prend un couteau, lui perce le cœur, c'est-à dire la vessie ; le saug coule, la femme feint de tomber morte. « Maintenant, je vais la ressusciter. » Il appelle sa femme qui se lève, saine et sauve. « A ton tour, » dit-il à r Avare.

L'Avare prend un couteau, Tenfonce dans le cœur de sa femme, et celle-ci tombe vraiment morte à ses pieds \

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