‹ Folk-lore brésilienChapitre 67 sur 77 · MUSIQUE ET DANSES DES INDIENS · texte numérisé non relu

MUSIQUE ET DANSES DES INDIENS

on ne peut le ployer, si mince soit-il, sans le casser. Mais, au moyen de combinaisons chimiques que seuls ils connaissent, les pages le rendent flexible. Ils l'apportent : le novice Tavale sans difficulté. Plus tard, quand il soignera quelque malade, il extraiera de son corps des morceaux semblables d'un des palmiers frères.

Après cette communion solide, on lui révèle tout bas les mystères du charlatanisme indien ; tout est fini ; il est sacré page.

C'est dans le Rio Içana que se trouve située la grande pépinière des pages.

Nous avons dit tout à l'heure qu'un tabou empêche les femmes d'assister aux fêtes du Jurupary et même de le voir. En Russie, au contraire S penantla cérémonie àeVopakhirvaniè, les femmes entonnent des chants sauvages qui sont un mystère pour les hommes, et ceux-ci, lorsqu'ils les entendent, se hâtent de s'enfuir et de se cacher.

Les Indiens civilisés ont la danse du crapaud cururu; les danseurs sautillent, accroupis, formant cercle, et chantent en chœur :

Crapaud cururu, Des bords du fleuve :

Quand sa femelle chante, C'est que le cururu a froid.

* La Russie politique el sociale^ par L. Tilchomirov, Paris, 1886.

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