X AU LECTEUR
brésiliens et portugais qui se sont occupés du Folk-Lore de leur pays respectif, et mon cadre s'est élargi insensiblement. Une simple causerie s'est transformée en livre.
Dans l'intervalle, un groupe de savants et d'hommes de lettres fondait à Paris une « Société des Traditions populaires », et m'appelait, dès le premier jour, à l'honneur d'en faire partie.
J'ai pu constater ainsi, dans diverses occasions, qu'un grand nombre de personnes s'intéressent à ces sujets, bien faits d'ailleurs pour piquer la curiosité, et je me suis décidé à présenter au public ces notes sur le Folk-Lore brésilien.
Il m'eût été impossible, on le conçoit aisément, d'embrasser en quelques centaines de pages l'ensemble du Folk-Lore d'un pays aussi vaste que toute l'Europe continentale et habité par une population d'origines différentes. Aussi n'ai-je fait qu'effleurer un certain nombre de sujets qui m'ont paru présenter un intérêt plus général et revêtir une originalité plus accentuée.
La diversité même des sources où le peuple a puisé ses traditions m'imposait ce programme. L'un de nos meilleurs écrivains, M. Joaquim Serra, a dit avec raison : « Les chansons des bateliers des mers du Géarâ, sur leurs jangadas,