‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 110 sur 231 · RS · texte numérisé non relu

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Voyez Introduction XIL — Comparez numéro 19. — Reveuants et renards ont de Koän-ti une sainte peur.

À Où-kiang (Kiäng-sou), une famille Kiäng avait un fils et une fille. Le fils épousa une demoiselle Liôu. C'était une bonne petite, indolente et malhabile. L'esclave Hiäng-houng et la fille Kiäng s’entendirent pour la persécuter systématiquement. La belle-mére-s'appropria aussi peu à peu les jolies nippes de sa dot. Avant un an révolu, la petite bru tomba malade de chagrin.

Sous prétexte de préserver son fils de la phlisie, Madame Kiäng lui interdit

.toute communication avec sa femme.

C'eu fut trop; la jeune femme mourut de douleur. — A peu de jours de là, Mademoiselle Kiang s’assit sur son lit, se frappa le visage, et donna tous les signes d’une extrême douleur. Puis l'âme de la bru défunte se mit à parler par sa bouche, énumérant la longue liste de ses griefs. Sans doute, dit-elle, le temps que je devais passer avec mon mari était court, mais, cruelles que vous êles, vous nous avez séparés avant le temps. — L'âme de la bru resta dans le corps de sa belle-sæœur. En

vain Monsieur et Madame Kiäng lui

firent-ils des libalions et lui adressèrent-ils des prières pour la décider à s'en aller. Beau-père, dit l'âme, vous m'avez toujours bien traitée; mais vous, belle-mère, vous m'avez fait souffrir.

C'est Hiäng-houng et ma belle-sœur

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qui ont été les instigatrices de vo mauvais traitements: aussi est-ce sul elles que je vais me venger. 一 Aussitôt malgré ses cris et ses contorsion Hiäng-houng fut enlevée de terre n une main invisible, qui ne la lais retomber que morte. Mademotsel Kiäng expira aussi, sans avoir été am trement malade. — Ce fait arrin durant le premier mois de ?an 1788.

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Voyez Introduction VII. 一 Yuan-koei, âme venge! se.

En 1761, un courrier non Tchäng-koei fut expédié de Pékin pa un général. Il portait une dépécht pressée. Quand il eut dépassé Leänghiang, le soir une tempête s’éleva. La vent souffla sa lanterne. La nuit devint très noire. Le courrier crut entrevoir, dans l'obscurité, un des abris élevés | long de la grande route. Il s’en appro cha. C'était une maisonnette. Unef de dix-huit ans environ lui ouvrit porte, atlacha son cheval à un potea l'introduisit, chauffa le thé, puis | offrit l'hospitalité pour la nuit. 一 lendemain, à l’aube, elle se retira.

courrier continua à dormir. — Enfin piqué par un froid très vif, et chatoui lé par des branchages, notre hom se réveilla au petit jour. 11 gisait, dan un hallier, sur une tombe. Son cher était attaché au tronc d’un arbre, quelques pas de là. — Quand il arriva à destination, sa dépêche se trouva ètre en retard de 50 quarts d'heure.

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